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les philosophies scolastiques

§ I. — Les philosophies nouvelles de la Renaissance

98. Caractères généraux et division. — Un souflle d'indépendance règne sur la presque totalité des systèmes issus de la Renaissance, et tous engagent contre la philosophie scolastique une lutte acharnée.

En dehors de ce point de contact purement négatif, rien n'unit entre eux ces systèmes philosophiques, qui se développent dans les directions les plus disparates.

Dans les premiers temps d'admiration aveugle pour le passé, on veut faire revivre les philosophies de la Grèce et de Rome, en leurs formes archaïques. — ^Nlais au retour vers le passé, la Renaissance ajoute presque aussitôt des recherches nouvelles, visant deux objectifs principaux : la nature et le droit social. — D'autres systèmes établissent une liaison intime entre la religion et la philosophie, mais la raison est l'arbitre des croyances. — Enfin le scepticisme fournit l'épilogue du pénible enfantement d'idées de la Renaissance.

99. La restauration d'anciens systèmes. — Voici les modalités marquantes de la restauration pure et simple de systèmes anciens :

I. La dialectique des philologues humanistes. Les humanistes de la Renaissance, épris de la belle latinité, livrèrent le premier et le plus terrible assaut aux scolastiques, ou, comme on les appela à partir de ce moment, aux « péripatéticiens ». Englobant le fond et la forme dans une commune réprobation, on jugea que des hommes incapables d'écrire, étaient par là même incapables de penser. Les humanistes prétendent remplacer la scolastique par la dialectique, qu'ils confondent avec la rhétorique : envisagée à un point de vue constructif, leur œuvre est stérile.

Les principaux humanistes philologues sont : Laurentius Valla (1407-1459) i), Rodolphe Agricola (1442-1485)2),

i) DiaUcticœ disputationes contra Aristotelicos. 2) De inventione dialectica.

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