Le stoïcisme antique trouva un promoteur dans la personne
t) De causis corrtiptariun arthiin.
2) Dialecticœ iiistitutiones .
3) De piatonicœ atque aristotclicœ philos, differentia.
4) Thcologia platonica de aniniorutn imniortalitate.
5) In cahininiatorem Platonis.
6) De intelligentiis, de orbibus.
7) De intellcchi et dœmonibus, édite les œuvres d' Averroës, de immortalitate anhnœ.
8) Tractatus de immortalitate animes, Defensoriutn.
de JusTE-LiPSE (1547- 1606) i) et fut repris par divers représentants du théisme.
5. h'alo7nis7?ie de Démocrite et d'Epicure reparaît dans les ouvrages de P. Gassendi (159 2- 1655) 2).
100. Le naturalisme. — \J observation de la nature, à qui la Renaissance voue un culte enthousiaste ; — la mise en honjieur des sciences occultes par lesquelles on veut suppléer à des observations élémentaires et insuffisantes de la nature; — une tendance vers le panthéisme qui, pour mieux exalter la nature, la déifie : voilà les trois caractères principaux qu'on retrouve, à des degrés divers, chez les naturalistes de la Renaissance. — Nous divisons ceux-ci en trois troupes, suivant que prédomine chez eux un de ces trois caractères. Une place à part revient à Léonard de Vinci (1452-1519), nature géniale d'artiste et de savant, un des initiateurs de la mécanique et de la physique moderne. Plus d'une de ces idées scientifiques est inspirée d" Albert de Saxe. Léonard est philosophe par surcroît, mais il n'a pas sj'stématisé ses idées en ce domaine, qu'il ne touche qu'incidemment.
i) Le naturalisme empirique est représenté par B. Tele- SIUS (i 508-1 588) 3) et Campanella. D'après le premier, esprit original, et qu'on peut appeler le fondateur du naturalisme de la Renaissance, deux forces immatérielles, exclusives l'une de l'autre, le froid et le chaud, se partagent le quantum de matière passive (la terre, centre de froid et le ciel, foyer de chaleur) ; et les êtres particuliers y compris l'homme naissent du contact de l'un et de l'autre. Chaque élément, ayant une tendance à se conserver, est doué de la faculté de sentir l'action destructive de son opposé : la sensation devient un phénomène cosmique. Tout être particulier est un mélange de chaud et de froid. Le principe de la vie animale et humaine est un peu d'air chaud (spiritus, esprits animaux) circulant dans le corps.
Campanella (1568-163 9) 4) reprend ces vues et les complète par une métaphysique et une politique. Il donne une portée métaphysique au vitalisme de Telesius, attribuant à
i) Miinuductio ad sloicam philosophiam .
2) E.xercitalioncs Pdrtîdoxicœ adversus aristotclicos ; de vita et moribus Epicurii ; disquisiliones anticartcsianœ.
3) /)e mit lira rerum juxta propria principia.
4) Prodrotnwi phi/osophiœ in^taurandœ, Rca/is philosophiœ partes quatuor, Philofsophiœ rationalis partes quinque, Universalis phi/osophiœ seu inetaphysicaru)ti rcruni juxta propria principia partes 1res.