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bieski. Cette princesse, voyant la Bavière envahie de toutes parts, signa une convention avec les Autridûens. Elle rendit toutes les villes qui avaient été
conquises sur l'Autriche ; livra les places fortes de la Bavière, avec Fartillerie el les m imitions; licencia ses troupes, abandonna les revenus de l electorat, et ne se réserva que la ville de Munich, qui fut démantelée. Ce ne fut pas tout : larmée française, vaincue, dispersée, laissa aux alliés une carrière ouverte du Danube au Hhin. Toutes nos conquêtes en Allemagne furent perdues. Les Allemands passèrent le Rhin et entrèrent en Al^ce. Le prince Louis de Bade investit Landau, et s*empara de cette place après un siège de deux iiîûis. En même temps. Trêves était occupée par les troupes de Marlborough. Il fallut que Louis XIV épuisât les garnisons de ses villes, qu'il fit marcher des milices, qu'il rappelât du fond des Cévennes le maréchal de Villars, pour l'opposer à Marlborougb qui fut oblij^é de reculer. Il écrivit à Vil^rs : « Rende^- « moi la justice de croire que ma retraite est la iaute «du prince de Bade, et que je vous estime encore plus « que je ne suis fâché contre lui. »
La défaite d Hochstaedt nous avait fait sortirderAllemagnc. Deux nouvelles défaites, celles de Raniillies et de Turin, nous enlevèrent les Pays-fias espagnols et l'Italie,
Bataille de Ramillies. — • Perte de la Flandre^ — Le
maréchal de\illeroi, qui, comme on Ta vu pins haut^ avait été vaincu et fait prisonnier à Crémone par le prince Eugène, se flattait de rétablir sa réputation en combattant Marlborou^h, pendant que le duc de Yendômè repoussait le pnnce Eugène à la journée sanglante de Cassano, sur TAdda (ij'oS). Son excès de confiance dans sa capacité valut à la France une seoc/hde défaite, qui eut des conséquencea aussi désas* treuses que celle d'Hochstœdt.
«86 UISTOiJRe WM H^Câ Mi^l^lBAlfES.
Yilleroi avciit placé le centre de éoii armée à Ramil* ]àos, en Flandre. Les traupes étaieut Ui&poâaes da l<iU# imnière qu'il n y eut pas ua homme d*âxpériei»M «fvi ne prédît «riiMie de la îaurnée, Dei veorues émtewtaat centre; les bagages étaient placés entre les lignes de • l'armée; la gauche avait devant elle un marais, ooiuiUd «i le général awatt voulu TeKipâober d'aller à reonemi.
Jfaribwoagh arrange anmiftàt soa «rtuéede mmim» à^profiter des Auflaa deVtUeroî. Yojmnt que Imle ggm^ che de 1 armée française ne pouvait attaquer son aile droite, li la dégarnit, et envoie les soldats coatre Icir prn^cipal oorps de Farmée &ançaiae qui occupait Ra* aiiUîes. 'Lsmpie AL de Gamâmn^ lieutenant général^ vit ce mouvement, il dit au maréchal : « Vous êtea « perdu si vous ne changez votre ordre de bataille. A Dégarnissez votce gauclie, pcMiir votts opposer à Ten* « naœi à nomkve égal. Si voua iardez un instant^ il nj « a plo6 de pesftQuvee. » Le présomptueux Villerci n'éeouta pas cépage conëeil, et se fit battre. Uarmée française ne résista pas une demi-heure. A iiochstâ^dt, m s'était battu près de huit heures; on avait tué près de huit mille hommes auK vainqueurs. A la journée die RamoHies, on leur en tua à peine deux mille. Ce fut une déroute générale. Les Frane.iis y perdirent Ttngt mille hommes, et lespoir de réparer la honte de Hochstaedt. Les conséquences de la défaite furent la perte de k Flandre espagocde. Maribaipugh s*<eaipara d Anvers, de Bruxelles, d Os tende.
Louis XIV ne lit aucun reproche à Villerci. Il se eootenta de lui dim : « Monsieur le maréchal^ on n es4 « poB heomux à wtve âge* «Puis^ de tnéme qM'îl avràt rappelé VtUarsjdn fond des Céwnnes fioiir Toppo&er à MarlboBough, il rappeia Vendôme de l'Italie poAir rop[X)&er au générai ainglais, après sa aojuv^^lle vicJtoiDe-
BataiUê de Ttmn. ^ Perte de V Italie, — Le duc da Vendôme avait été rappelé dUcnlie dans le nuMiMft
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la pié&eiice d un général luibik y était le pins néces«* «11^. Le prmce Eugèi>e ymatt de passer T Adige, et Tien ne TempéchÂt de pénétrer jusque sons les mms
de Turin. Cette grande ville était alors assiégée par rarnïée française, cmnpoçée de quarante-six escadrons ^ cent baraïUons. Eiie était commandée par le duc ^ la FeuiUade, fils du maréchal de ce mm. Il avait mâamt ^ coura^ et d'ambition que son père, et H Àait adoie de ses soidaîs. Son beau-père, le ministre Chamillarl, avait tout prodigué pour lui assurer le succès dont la récompense devait être le bâton de ma» "mkal de Franœ^
Le maréchal de Vauban-lui ayant proposé de Tenir -diriger le siège comme ingéiiieur, et de servir comme volontaire dans son armée| la Feuillade rejeta ses ol>- -fres airee orgueil. 11 échoua, et fiit forcé de partager le commandement avec le duc d'Orléans, neveu de Louis XIV. L'armée attendit dans ses retranchements J'attaque du pritice Eugène, et le soldat français perdit mfa%\ Je plus grand de st^ avantages, cette impétuosité ^ ces premiers momenfs d'ardenr qui décident si son*» Teitt -du gain des batailles. An bout de deux heures, le prince Eugène forra les retranchements. Les lignes, les tranchées furent abandonnées. Les bagages, les provisions, les munitions, la caisse militaine, tombé* nwt an pouvoir de l'ennemi (7 septembre 1706). Les déhiiii de TarMiée Taincue se refn<riènent dams le Dau- ' pliiné. Le Milafiais, le Mantouan, le Piémont et le Doyaunte de Napies, lurent perdus pour la France.
Succès des jonglais >em Espagne. — Les ennemis de la Fmnce «'aivaîent ^s ëié moins henrenx en Espa«> ^e. Les Anglais ^nment -fourni deux eenm vatsseatrz de transport et trente vaisseaux de guerre à l'archiduc Charles, second 'fils de l'empereur Léopold. lis s étaient «nparés par s^irpiise du fort de Gibraltar^ quSls ont dep«is gafrdé^ «Is «Mienttdéimit^vam^eme^phceles
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l88 HISTOIEB DES TEMPS HOJDSANSS
restes de la marine française, commandée par le comte de Toulouse j puis, après avoir pris Gibraltar pour eux-mêmes, ils avaient conquis en six semaines le royaume de Valence et de Catalogne pour rarchiduc. Le 9 octobre lyoS, ce prince s'était empare de Barcelone ; et lorsque, Tannée suivante, Philippe V, accompagné du maréchal de Tessé, entreprit de reprendre cette ville, il échoua dans sa tentative. En même temps des troupes anglaises et portugaises, sous les ordres du comte de GalloAvay et du marquis de Las Minas, avaient pris Salvatierra, \alence, Alcantara et Albuquerque. Pendant le siège de Barcelone, ils pénétrèrent par la province de Salamanque juàqu»Madrid) et y proclamèrent Tarchiduc sous le nom de Charles IIL Avec un peu plus de résolution, ce prince auràit pu parvenir à se maintenir dans la capitale de TEspa^^e.
La France est enpahie par la frontière du sud* —
Lempereur était alors au comble de la puissance. Maître de l'Italie, il taxa la Toscane à cent cinquante mille pistoles, Mantoue à quarante mille. Parme, Modène, Lucques, Gênes, payèrent également des contributions. Léopold venait de mourir, mais sa mort n'avait changé en rien la situation des affaires. Son fils aîné Joseph lui avait succédé. C'était un prince vif, lier, emporté^ il semblait fait pour asservir TAUema* gne et Tltalie. Ën Italie, il ne craignit pas de rançon* ner le pape. En Allemagne, il osa, de sa seule autorité, et sans consulter les états, mettre les électeurs de Bavière et de Cologne au ban de TEmpire, et retenir en prison les enfants du Bavarois* I^e duc de Bavière était père de ce jeune prince que Charles II avait appelé par son premier testament au trône d'Espagne, et qui était mort à Bruxelles à peine Agé de six ans. L'électeur, dans un manifeste contre l'empereur, dit, en parlant de la mort de son fils, qu il avait succombé à un