‹ Précis d'histoire des temps modernes, depuis la formation du système d'équilibre des états européens jusqu'à la Revolution françaiseChapitre 2 sur 89 · LIVRE III. CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE III. CHAPITRE I

§ m. Histoire des vicissitudes du ministère de

Richelieu (1624-1643),

La grande œÛTTe accomplie par Richelieu paraît plus admirable encore, si Ton songe aux difficultés im»

menses et sans cesse renaissantes contre lesquelles il eut à lutter; à rininiilié des grands, de la reine mère, du frère du roi , et surtout à l'indécisiou du caractère de Louis XIIL INous allons présenter un exposé rapide des intrigues qu'il eut à déjouer pendant les dix-huit an* nées de son ministère.

Ce ne fut que trois ans après la mort du connétable de Luynes que la reine mère parvint à introduire Ri-chelieu dans le conseil (i624)> Zélée pour la fortune du cardinal qu'elle regardait comme sa créature, et qui cachait adroitement la soif de commander dont il était animé, Marie de Médicis disgracia successivement ies principaux adversaires de son protégé, et réussit enfin k triompher delantipathiedu roi pour cethomme, dans le* quel il semblait pressentir un maître. Elle s'applaudit alors d'une victoire qui depuis lui coûta bien des larmes. « La reine mère, dit madame de Motteville , ayant élevé à la dignité de premier ministre le cardinal de Richelieu, son favori après le maréchal d'Ancre, elle le regarda comme sa créature, et qu'elle régneroit toujours par lui; mais elle se trompa, et fit une expérience cruelle du peu de fidélité qui se rencontre en ceux qui ont une ambition démesurée

Les princes et les grands seigneurs comprirent, i son avènement, que leur règne était fini; que, désormais, on ne payerait plus leurs révoltes, et que la loi serait appliquée à tous, sans acception de personnes. Aussi $*efforcèrent-ils , par les plus misérables intri* gues, de Tempécher d'exécuter ses grands projets, Aleur

(i) Mémoires de madame de Motteville.

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54 UISIOIAE DES TEMPS MODEENES.

tête se trouvait Gastoti d'Orlénns, frère de Louis XIII; ou plutôt il y avait un parti tpù mettait en avant ce prince, dont le caractère était léger et faible, pour s en faire un instrument contre Richelieu. Le colonel d'Ornano, et les autres jeunes seigneurs qui entouraient ce prince, voulaient lui donner un appui au dehors, en lui taisant épouser une princesse étrangère. Richelieu, au contraire , et la reine mère, voulaient le marier à mademoiselle de Montpensier, la plus riche héritière de la cour. Pour parvenir à son but, Richelieu essaya d'abord de gagner les jeunes seigneurs qui exerçaient de rinfluence sur Tesprit du prince, il donna le bâton de maréchal à d Omano^ son gouverneur. Mais ^ au lieu de se rattacher, il ne réussit qu'à Tenhardir et à loi donner de lui-même une opinion exagérée, D'Oniano et ses partisans allèrent jusquà comploter la mort du cardinal. On croit que leur intention était de placer ensuite Monsieur sur le trône , pour le tenir en «ntelle et régner sous son nom. Richelieu, instruit delà conspiration,* fit venir le jeune Chalais, leur principal complice, et n'obtint rien. Alors il changea de conduite; et , ayant livré Chalais à une commission du parlement de Bretagne, il le fit décapiter (1626). D*Ornano fut arrêté, conduit à la Bastille, et il y mourut bientôt, peut-être eni[)oisonné. Pendant ce temps, Gaston d'Orieans épousait, sans mot dire, mademoiselle de Montpensier. «Telle était, dit M. Michelet, la politique du temjps ; telle nous la lisons dans le Machiavel dix* septième siècle, Gabriel Naudé, bibliothécaire de Ma- /arin. La devise de ces politiques, telle que la donne Naudé, c'est : Salus populi suprema lex esto. Du reste, ils s'accordent sur le choix des moyens. Cette doctrine semble n'avoir laissé à Richelieu ni doutes, ni remords* Gomme il expirait, le prctre lui demanda s il pardonnait à ses ennemis : « Je n*en ai jamais eu d'antres, ré- « pondit-il, que ceux de i£tat« » 11 avait dit^ à une

iiiV^E lis. CHAPtffRS I

ânitre époque , ces paroles qui font frémir : « Je n'ose * rien entreprendre sans y avoir bien pensé ^ iBais^ « ipiMid une fois j ai piis ma résolution, je vais droit « à SDOB but; jè reBTerse tout) je fauche iKMit, et en- « 9iMe je coivfre towl de ma robe rouge ( i). » Jusquelà Rich^icH n'avait eu qu'une garde de cent hommes à cheval. Après le danger qu'il venait de courir, il auçaMBota sa garde de deux cents mousquetaires. Ainsi ^ sott pouvoir saffennit par les efforts infrnctneux de set Mnemis pour le renverser.

Cependant Marie de Medicis commençait à s'aperoevmr que Biohelieu n avait plus pour eiie la docilité et le dévouemeut qu'elle se croyait en droit d attendre d'un homme comblé de ses bie»faîts« La guerre dt Manfoue, entreprise contre sa volonté, fit éclater enfin rininiitié qu'elle lai portait. Marie deMédicis condamnait, cette ^Arepiîse par un motif de vssiité person* Mlle* £lie savavt que le duc d'Orléans, veuf de sa pre^ mière épouse , songeait à demander la main de Mariede Gonzague, fille du nouveau duc deMantoue; e,t, comme elle lui destinait uno princesse florentine, elle s'offensa du zèle de Hichelieu poiu: la cause du prince italien. Le roi n'en partit pas moins pour ritalîe(2), li força le Pas de Svse , détivva Casai assiégé par les Espagnols^ et les contraignit à reconnaître le nouveau duc de Mantoiie. Après cette courte et brillante expédition, il revint en France achever la soumission des hu« gtten0ts«

Mais bientât les fispagnok violèrent le traité de

Suse qu'ils venaient fie conclure, et recommencèrent la guerre contre le duc de Mantoue. Louis Xili était parti une seconde fois pour l'Italie, lorsqu'une maladie le€orça de Détourner à Paris. Made de Médicis re«

^ (i) IVIichelet, Précis de l'histouie de Fi^ce, p. a36. (a) ¥oye2 phisliiHit, p. 46.

56 HISTOIRE Bfis mms MODERIYES.

doubla d efïiprts dans cette circonstance pour perdre Richelieu. Ses importunités , ses larmes remportèrent enfin sur la conviction du roi, qui lui promit la disgrâce du cardmal. Mais il s effraya bientôt des suites de sa promesse, et, à peine rétabli , il essaya de ré-> concilier sa mère avec son ministre. Ses efforts furent inutiles.

Journée des Dupes (i63o, ii noi^embre), — « Tout ce que put taire le roi pour son ministre, dit IVL Bazin, fut de l'engager à se mettre bien avec la reine mère» Celle-ci , se croyant sAre de son triomphe, prît sur elle de dissimuler ses ressentiments et de paraître sensible aux empressements du cardmal. 11 fit tout le voyage ^ec elle, descendant la Loire, depuis Roanne jusqu'à Briare, sur le même bateau, «en grande privauté, » comme dit Bassompierre. En arrivant à Paris , il sembla que chacun vouh\t prendre son poste pour Faction qui allait s'engager. Le garde des sceaux se mit en retraite au couvent des Carmélites, rue Notre-Dame* des-Champs, La reine mère ^'enferma dans le Luxembourg, où elle ne vit personne. Le cardinal de Richelieu se logea au petit Luxembourg, que la reine mère lui avait vendu. Le roi s était arrête à Versailles; mais il fit préparer son logis dans l'ancien hôtel du maréchal d'Ancre, rue de Tournon; de sorte que tous les personnages intéressés dans la querelle se trouvaient réunis sur un mèrae point.

« L'engagement coinmença le jour même où le roi vint de Versailles à Paris. La reine mère avait trop longtemps étouffé sa colère, pour ne pas être pressée * de la répandre quand elle touchait au terme de la patience tju (m lui avait imposé. A peine son fils fut-il auprès d elle qu elle le somma de sa parole. Sa haine se partageait alors entre le cardinal et la nièce de celui* ci, qui lui servait de dame d atours; et Texpulsion de madame de Combalot devait eue le signal de la dis-

LIVBB m. CRÂFITRB !•

grâce qui frapperait son oncle. Le roi pria sa mère de différer encore, et lui promit de Fécouter bientôt plus

à loisir. Le lendemain, en effet, la mère et le fils étaient de bonne heure en conférence secrète au Luxembourg, lorsque le cardinal de Richelieu vint frapper à la porte du cabinet. Comme il la trouva fer* . mée , il se dirigea par une autre issue qui menait à Fo* ratoirc de la reine, et il apparut tout à coup au milieu • de Tentretien. « Le voici! >♦ s*écria le roi tout éperdu, Yous parliez de moi! » dit froidement le cardinal.

« Revenue d'un premier étonnement qui lavait re* duite au silence, la reine éclata en reproches et en injures contre le cardinal. C est tout ce qu'on peut dire, avec quelque certitude, de cette conversation que beaucoup d'historiens ne se sont pas fait faute de vouloir raconter. Ce qu'il y a encore de constant, c'est' (£Li après une scène aussi orageuse, il ne parut rien qui put instruire la cour de ce qui s'était passé. Le cardinal accompagna le roi au sortir du Luxembourg; et, le soir même, le duc d'Orléans, qui s'était tenu jusque-là malade et retiré dans son logis, étant venu visiter sou frère, le roi lui présenta le cardinal, en le priant de l'aimer comme un de ses bons serviteurs. Personne, s'il faut en croire fiassompierre , même parmi les plus intéressés, n'avait eu le moindre soup* Gon de cette déclaration violente, après laquelle il fallait de toute nécessité ou que le cardinal succombât^ ou qu il prît une éclatante revanche.

« Le jour suivant, on apprit, au lever du roi, que la nuit lui avait apporté quelque nouveau dessein. Il avait dit, la veille, qu il resterait à Paris ; le matin , il ordonna son départ pour Versailles. Alors on commença à se demander quelle pouvait être la cause de ce changement. Chacun l'expliquait suivant ses appréhensions ou ses désirs* Le bruit de la disgrâce du cardinal prit bientôt le dessus , lorsqu'on sut que le garde des sceaux était

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allé Au fnêine cAté que le roi. Il paratt cnéme que le

caifiinal laissa voir quelques préparatifs qui annou* çaieut l intention de s'éloigner au plus Tite. La foule se rua au Luxembourg , et le cardinal moirta en voiture, mais pour aller à Versailles.

« Malgré tout ce qu^on a écrit, rien ne prouve que le cardinal se soit cru perdu, et qu'il ait fallu beaucoup de conseils pour Tengager à ne pas abandonner la partie. Si le départ du roi n était pas concerté avec * lut, du moins doit-on penser qu'il en avait été pré> venu. Car il avait, dansTintime confidence du roi^ un homme dévoue à ses intérêts, le chevalier de Saint- Simon, qui, suivant le témoignage des contemporains, . confirmé par son fils^ défendit chaudement le cardinal. Celui-ci, arrivé à Versailles, n'eut presque rien à faire qu'à reprendre possession du roi. Il fallut chercher a*issitôt sur qui l'on ferait tonài)er le ressentiment de ' tout ce trouble. On avait en quelque sorte sous la main le garde des sceaux qui attendait tranquillement, dans une maison voisine de Versailles, que le roi l'envoyât chercher pour lui remettre toute raiitorité. Dès le soir, il apprit que le cardinal avait passé l'aprèsdinée avec le roi, qui, n'ayant pas voulu se séparer de hii , l'avait fait coucher dans une chambre au-dessous de la sienne. Le lendemain matin , il vit arriver ches lui le sieur de la Ville-aux-Glercs , qui venait lui redemander les sceaux. Prévoyant quelque chose de semblable, il avait écrit d'avance une lettre pour afft'ir sa démission; il la remit, avec les sceaux, à l'envoyé du roi. Mais sa surprise fut grande, lorsqu'il s*aperçut qu'on ne le tenait pas quitte à ce prix ; qu'un exempt l'attendait à sa porte avec des gardes , et qu*il devait se rendre, ainsi accompagné, à Ghâteaudun, Keu de son exil. De là , le isielir de la ViHe-mx^^^Sercs se Tendit à Paris pour annoncer à la rane mère ce qu'il venait d'exécuter } et, en arrivant au Luxembourg, il le trouva

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si rempK de imttde, « qu'il anrok irieR Tovlit , dit-il,

ne pas reconnoître les figures, de peur qu'on ne îe questtoiuiàt à son n tour. » Les nouvelles qu'il apportait se répandireiit bientôt, et rendirent ce palais désert. Gkacim se ressonvint alors de k crédulité em-^ pressée qu'il avait montrée la veille; et comme il y a toujours, en France, une plaisanterie tonte prête contre les mauvais succès, ce jour-là tut appelé la joui^ née des Dupes (i). >

Les denx- premières TictiineB de cette journée furent les deux frères Marillac, dont l'un était garde des sceaux et surintendant des finances , et l'autre maréchal de Jbranoe. Le premier , d accord avec la reine mètv, avait dilfiéré, aoiis divers prétextes, de fotimir fardent nécessaire pour la dernière expédition d'Italie^ qu'il voulait faire échouer, et le maréchal n'avait pas envoyé les recrues qu'il était chargé d'y faire j)asser. Après la journée des Dupes , le garde des sœaux fat, comme nous TaTons tu, dépoiiiUé de sa charge^ • arrêté et baimi de la cour. Le maréchal, arrêté en Ita^ lie , fut traduit devant une commission dont plusieurs membres étaient ses ennemis personnels; et, chose plus odieuse, i instruction iiit faite à Ruel, dans la SMusovi même du cardinal. Le grief Tériuble ne fiit point artienté ; mais on reprocha au maréchal des concussions et des profits illicites. « C'est une chose bien « étrange, disait-il, qu'on me poursuive comme on fait., t II ne s agit, dans mon procès, que de ibin, de paille, « de boîS) de pierre et de diaux. Il n^y a pas de quoi « fouetter un laquais. « Il fut condamné à mort , et eut la téte tranchée en place de Grève. «L(^rsf|uon vint: dire au cardinal de RicVieiieu que le maréchal étoit condamné à mort , il dit qu'il n'auroit pas cru que cetté affnre<eii dfdft venii^jiia^ue-là; mais qu'il paraissoit que

(i) Bazin, t. III , p. loa.

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60 HISTOIRB DSS TBWft MODEMBS»

les juges avoient des lumières (}oe les autres n'avoient pas. C'est ainsi qu'après avoir employé tous les moyens

possibles pour perdre celui qu'il n'aimoit point, il voulut S(? justifier en apparence, en rejetant sur les juges la haine d'une condamnation que tout le public a attribuée à lui seul (i)* » Son frère ^ l'ancien garde des sceaux 9 sembla frappé du même coup. Il en moa<* rut de douleur.

Ainsi les grands étaient avertis désormais du sort qui attendait les ennemis du ministre. ToutetbiS| ils ne désespéraient pas de le renverser un jour, avec Faide de Marie de Médicis. Richelieu, pour se délivrer de son ancienne proteetrice, profita d une démarche inconsidérée du duc d Oiléans. Ce prince, excité par sa mère, s'était retiré en Lorraine, pour se soustraire, disait'-il, à ia tyrannie du cardinal. Richelieu persuada au roi de mettre un terme à toutes ces intrigues en disgraciant irrévocablement la reine mère. En effet, dans la nuit du â3 février i63i, elle fut arrêtée; mais on la laissa s^évader, et elle se retira à Bruxelles.

Pendant ce temps , le duc d'Orléans avait préparé la guerre civile en Lorraine. Mais le roi ayant paru avec une armée sur les frontières de ce duché, le duc Charles IV se soumit à recevoir garnison française dans ses meilleures forteresses, et ordonna à Gaston d'Orléans de sortir de ses Etats. Le prince se retira auprès de sa mère à Bruxelles, d'où îl se mit en relation avec tous les mécontents du royaume. Le duc de Montmorency, gouverneur du Languedoc, s'engagea à le seconder. « Il étoit, dit Richelieu, le premier des grands du royaume, mais de l'humeur de ceux qui y avoient vécu depuis cent ans, lesquels transportoient à leur grandeur et à leurs intérêts, ralfection que leurs

(i) Mémoires de Pontii.

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prédéces^tenTS portoient k leurs i^ois et à TÉtat (i). »

L'auteur des mémoires de Pontls prête un motif plus noble au duc de Montmorency. Après avoir fait l éloge de ce seigneur, il ajoute : « On peut dire, en quelque sorte, de ce dernier engagement où il s'est trouvé , qu'il a paru un peu excusable de n'avoir pu vivre en voyant la reine, mère du roi, chassée de France, le frère unique de Sa Majesté, éloigné de la cour, et tant de grands, ou exilés, ou emprisonnés, ou exécutés à mort, par la violence d'un seul ministre, et que ça été un grand malheur pour lui , d'avoir cru pouvoir rendre un service considérable à son prince en prenant les armes contre ce ministre (2). »

Quoi qu'il en soit, le duc de Montmorency promit son appui au duc d'Orléans, malgré les sages remon* trances que lui adressa le président des états du Lang^uedoc. Le duc d'Orléans, à la tête de quelques milliers d aventuriers, pénétra en i'rance et se dirigea vers le Midi pour faire sa jonction avec le duc de Montmorency. Partout, sur son passage, il publiait une déclaration contre le cardinal, se donnant le titre de lieutenant sèmerai du rot , pour la réformation des désordres introduits dans le gouvernement parle cardinal de Richelieu* il s'imaginait qu*il lui suffirait de paraître pour opérer une révolution; mais personne ne se dé* clara en sa faveur. Les villes lui fermaient leurs portes, les villages devenaient déserts à son approche. Lorsqu'il passa près de Dijon, on tira sur lui le canon du haut des remparts. Ses troupes vivaient de pillage; aussi personne ne venait se joindre à elles. Le prince arriva dans le Rouergue, sans qu'un seul gentilhomme se fut armé pour sa cause. Enfin, il joignit, dans le Languedoc^ le duc de Montmorency; et leurs ar*

(z) Mémoires de Richelieu, (a) Mémoires de Pontis.

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êik HisToms wm$ mm woaaNBs.

inëes Mfiies oiairohèrait contre rarmée royale qu'ils micontrèrant * à GaMhmidary. La l»atai]je fut *Ât

courte durée. Le duc d Orkans s enfuit; Montmo-» rency fut foit prisonnier après des prodiges de valeur. Xout k i«ste de Tan&ëe se débanda.

Le duc d'Odéons se véfugia à fiémers et signa im «raillé d'aceoronodenieiit par lequd il s'engageait « à aimer tous les ministres du roi ^ et particulièrement le cardinal de Richelieu. » 11 n mtercëda que faiblemem; en iamur du duc de Mautmarency, qui fut condamné & iniort par le paxkateut de Toulouse. Louis XUi ré-> siata i toutes les sollidtatiaRS en faveur de Tillustre condamné. Inspiré par l'inexorable génie de Richelieu^ , il resta inflexible, et le duc de Montmorency porta sa téte sur Fecka^sud (3o octobre t63â). « Plusieurs , dit Bicketien, numuroient de cette action , et la taxoiant de quelque sorte de rigueur; mais les plus sages estiinoient le courage du cardinal, qui méprisoii l i propre fiûreta de sa personne et la haine de tous les grands ^ pour satisfaire à la fid^ité qu'il devoit au roi , qui se «Dnfioit eu hii; outre que ce n est que depuis la fot«> blesse de TEtat, et les guerres civiles, qui avoient * quasi anéaiiii 1 autorité royale, que les grands pou« voient commetti^e impunément toutes sortes de crimeS| ' et quils sembloient être au-dessus de la loi (i).»

La niOTl: du duc de Montanorency et l'exil <le la reine mère ne découragèrent pas entièrement les grands. Plusieurs conspirations furent encore formées contre le cardiuaL En 1 640, au momeut même où il Cféait des 4MlMirnis à TEspagne, en suscitant la ce» anales du fWtugiJ et de la Catalogne, TEs pagne von-lut, elle aussi, lui ménager une guerre intérieure. Cette fois encore, Gaston d Orléans prêta son nom aux conjurés. Le comte de Soissons, qui se déclara

(i) llémoires de Richelieu.

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