‹ Précis d'histoire des temps modernes, depuis la formation du système d'équilibre des états européens jusqu'à la Revolution françaiseChapitre 21 sur 89 · II. xo · texte numérisé non relu

II. xo

ai 8 HISTOIBE. DES JSjm^S MOX>£R^£S,

avoir perdu ses bagages, ses canons, près de la moitié de ses soldats, et plus de cent drapeaux qui furent mis en pièces par io» Cavaliers de Cromwelî (a juillet

Quinze jours après cette victoire, la TiUe d'York se

rendit par capitulation. Celle de Newcastie fut prise d'assaut par les Écossais, et les affaires du roi sembléreot entièrement ruinées daus les 'comtés du nord. La reine Henriette se retira en France. Toutefois le roi sembla un instant sur te point de réparer tant de désastres. Il enveloppa k comte d'Essex dans la pies- ^ile de Cornouailles, et le contraignit à capituler airec toute son armée» £n méflie temps les bandes irlandaises paraissaient en Éeoase, sottievaient les dans des montagnes, ei Montrose, Vun des plus ▼aîllaiita cavaliers, remportait avec eux deux victoires successives, et répandait Teffroi jusqu'aux portes d'Édiin» bourg. Charles 1^*^ marcba sur Londres. La consterna-* lion régnait dans cetle capitale. Le peuple feraunt les boutiques, priait et jeûnait. Mais les parlementaires^ prirent leur revanche dans un combat livré à Newhurj, où ils avaient déjà remporté une victoire» A la vue des canons qu ils avaient perdus naguère dans le Qomté de CoraouaiUes, ils sétaient précipités sur les batteries royales, et avaieiU ressaisi leurs pièces qu'ils ramenèrent en les embrassant avec transport. ' Les vainqueurs se sépacèreui, après ce nouveau, succès» en deux partis. Les presbytériens perdirent Je pouvoir, qui passa aux inâ^mdanis. Ce ciiftii|fe* ment était nécessaire si la révolution devait suivre son cours. Car les presl)ytériens avaient obtenu ce qu'ils voulaient, leur victoire était complète, leur rùle accompli. Mais derrière eux venait le parti qui Hmnaifc dait une révoluticm plus entièie, Tabolirioii de la royauté, de la chambre haute, 1 égalité de tous les Ciioj^ens^ et, en religion^ la iacuîté pour tous de

Page 1