‹ Précis d'histoire des temps modernes, depuis la formation du système d'équilibre des états européens jusqu'à la Revolution françaiseChapitre 26 sur 89 · X.IVA£ nX. GgAPITOR XX · texte numérisé non relu

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maîtresses disposèrent des principaux emplois, et rintérêt public fut pastoutMcrifidà Tintéirét priTé du roi el de j£s faTona.

Le rétablissement de Tépiscopat, qui n'avait été aboli par aucune autorité légale, ne contribua pas peu àxi^ûijdir la nation envers le nouveau monarque^

Le second parlement, «saemblé en i£6i^ ajouta enoore à. la douleur dss presbytériens, en condam« nant au feu le co^enant^ et en adoptant un hill d'unie fbrmité y portant que tout iiiiuistre devait recevoir. Tordination episcopale«.Deux mille mini^âs renon* cèrent.à leurs bénéfices plutôt jque de se soumettre an bill d'uniformité (24 août i66!i). Ce fut la Sainte Barthélémy des presbyte ri cas,. lu^. laite £ut ain^i 1 ouverte entre les deux églises.

Charle&U avait résisté moUem^nl à lexcès de zèle de ce parlement. .U ne songeait plus déjà qu à ses

I)laisif9U Lorsqu'il eut dissipé en prodigalités insensées es subsides considérables que lui avait votes la nation , il trafiqua des conquêtes deCromwell, et vendit Dunkerque à .la France jpour. la<somme,de.quatre cent miUeJivres sterling. Obéissant. ensuite aux séductions dUenriette^ ducbesse d'Orléans, il déclara la guerre à la Hollande, contrairement à 1 intérêt de l'Angleterre, et. détourna au profit de ses, plaisirs les subsides du parlement. Cette, .guerre dura deux ans (ji665ri£67). £Ue .fut nudhisureajse. et ijorita^ plus

haut point le sentiment national.

Oa soupçon naît Charles II de pencîier en secret pou];.la sc^gion de ss^ vme,j que le dua d'York , son frère, pratiquait ouveRtmeut. Le ministère de la cabah

Îni siétait emparé de. sa* confiance, après> la disgrâce e.CIarendon, n'était pas fait pour rassurer le peuple sur les intentions du monarque. Le parlement revint

à ses vieilles ixa^ttQUS de yésistaAce et d'écaupuû^»^ Charles crut se fortifier par .une ..alUame inlime

^52 HISTOIRE DBS TEMPS HOBEANES.

avec la France* Il venait de se conformer au vœu du peuple en concluant à la Haye la triple alliance entre

l'Angleterre, la Suède et la Hollande (1668). Celte ligue avait arrêté Louis XIV au milieu de ses conquêtes* Tout à coup Charles II change de politi(]ue . et fait alliance avec la France (1670). Il ne rougit pas d'accepter une pension de Louis XIV pour prix de sa trahison . Deux ans après il déclara une seconde fois la guerre à la Hollande, et les flottes anglaise et française agirent de concert contre cette république.

Cependant le parlement refusait de voter les subsisdes nécessaires pour continuer la guerre avec vi* gueur, et, proritaiit des embarras du roi, il passa le bill du test y qui astreignait tout employé du gouver- ' nement à jurer qu'il ne croyait pas à la transsubstan» tiâtion du corps de Notre*Seigneur dans le sacrement de la cène. Le duc d^ork fut alors réduit à quitter le commandement de la flotte, et tous les cathohques 56 virent réduits à renoncer à leurs emplois.

Charles II fut obligé de céder une seconde fois. II fit la paix avec la Hollande (1674), qui lui promit i'^oOjOoo livres sterling. Les Anglais le pressaient de se joindre à la coalition qui venait de se former contre la France^ mais Louis XI Y lui payait exactement sa pension pour Fempécher de se joindre à ses ennemis. Ën 1678, les Anglais apprirent avec indignation que par la paix de Nimègue la France avait dicté la paix à toute l'Europe.

Une prétendue conspiration papiste, découverte et dénoncée au parlement par Tinfàme Titus Oates, compromit la reine et le duc dTork. Le parlement alla jusqu'à demander Texil de réponse de Charles 11, et envoya à Téchafaud quelques jésuites accusés d'un crime imaginaire. Mais le complot était dirigé vérita* blement contre le duc d*YorL Schafcesbury présenta à la chambre des communes un bill pour Texclure de

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