‹ Précis d'histoire des temps modernes, depuis la formation du système d'équilibre des états européens jusqu'à la Revolution françaiseChapitre 27 sur 89 · LIYBE III. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIYBE III. CHAPITRE II

la succession à la couronne. La chambre des lords re* poussa le bill. Les communes s'en indignèrent. Le roi 4»i5sa le parlement et en convoqua un autre à Oxibrd, lequel se montra plus hostile encore et représenta le IhII rejeté. Il rendit ensuite le fameux biU iihabeas corpus^ qui proscrivait les emprisonnements arbitraires. Charles II irrité renvoya ce nouveau parlement et accrut ainsi 1 animosité des deux partis qu on com* mençait à désigner par les noms de whigs et de tO'^ rys. Deux parlements qu il convoqua en 1680 et 1681 se laissèrent emporter aux actes de l opposition la plus hostile. Charles II prit alors la résolution de ne plus convoquer de parlement, et régna en maître jusqu'à sa mort; mais les conseils de son frère le rendirent cruel et persécuteur. De là les conspirations opposées et mal conçues de Monmouth , bâtard de Charles , qui aspirait à hil succéder: de Schaftesbury , qui voulait «iever au protectorat; de Sidney et d'Lmpden, qui appelaient de leurs vœux le rétablissement de la repubhque ; de lord Russel , qui ne se proposait que Vex« clusion du duc d l ork et le redressement des griefs de la nation. Tous échouèrent : Russel et Sidney périrent sur 1 echafaud \ Schafftsbury prévint sa condamnation par Texil; Monmouth obtint sa grâce, mais il fut forcé de quitter le royaume.

Au moment où Charles II triomphait de tous ses ennemis, il mourut sans laisser de postérité ^ et, malgré le bill du test et le bill d'exclusion , son frère Jac* ques II lui succéda sans opposition (i685)«

S VII, Jacques II (i685-i688). — La glo&i£uss eévo-

LUXXOlî.

Jacques II était un esprit étroit, entêté et fanati<»

que; il n'avait pas, lorsqu'il monta sur le trône, la moindre idée de la révolution morale qui s était ac-

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compile ëià'^nplietermckpuiftTiiftaiàele; il orojttit qu'il lui nerait po^ble de<diABganlaMUgkinderEut aussi*

facilement que l'avait fait Henri VIII. Le peu de peine qu il eut à répiimer .la folle rébellion du duc de Mon* mouth' lui tesma tmL d'abord. W cceur. Battus à Uun^ hxnoxi 0t^i^&oji^foaào&r , les» |euniswnis de Monmosth TOimt tous

vert caché dans des broussailles, non loin du champ de Sedgcmoor, Conduit à Londres et présenté à Jacques I|)>il eut recouffs aux plus iuuubles suppUcatioiui j Jacques II êÊ^ iMKordble** Lavoertîtude de la inerlMu*' dit £s courage AU prasœ^Bier. « ILse mootea, dit IL de- Chateaubriand, brave et léger comme Charles U son père^ il avait toutes les grâces de la courtbane sa mère; il^ewa av^ec la hache dont il fallut oipq.xtMifa pour abattoe aa baUe telle. » Cecae. rigueur im|NNiiique fut le préliide de bacbafefr euscutiens* Jacques II, qui était natureUement cruel , ne voulut épargner aucun des complices deManmouJth. Deux hourreaux, le oo<^ louel Kirke et le.-isbef de justice Jefferies, se cbai|pà* Tentdu.soin;de.sa. vengeance.. Jefferîes fit une tournée dans les provinces de 1 ouest pour trouvier des coupables, et plus de deux centxÉnquante peraonnes fiurent exécutées par ses ordres»

Après cette triste Tictajee^le^roi slimi^gina' que toutie résistaBoe disfttittkndt.davautrsaTolonaé. Ne gand^ plus aucune ménagement, il se déclara catholique et suite, ce qui était vrai à la lettre. U dispensa du serment du test -y û rendit «aux. catholiques lexercice public dû leur culte, par une déclaration générale de toléiance* KatiMiné pariesioonfleils deiaon coîrfeaseur, le jésuitedteters, pour lequel il voulait obtenir le chapeau de cardinal, il se fit missionnaire dans sa propre cour, et convertit son ministre Suudeffland, qui aofl^eait à des intéràta bien exposés, à eeux de la religion» Il eeafia'las collées attxjwtftas fitAd'aulnaareligioax* Lemoace dn papa fil

ima «Binée ^Uiqiie à^Win^Mr^^ea^hubics ^MaAfâfieaiix* Ce; fut' pain quesk pape InnoGent XL lui £t .cte» re^

liionti arices pour modéf'er son zcle imprudent. Jacques li poursuivit son. Ouvrage et livra tous les empkàfi aux. oatlu^iques, malgré la oau^tutioii,, Sept évâqucls ayant.refusé de>lire dan&ieimrégliset* m dtoatiim de libené de comcienoe, iurait joonduits à la Tour et. traduits devant un iribunalw Mais ils furent acquittés et leur élargissement fut pour eux roccasion d'ua briomphe popiikiroi Jbi^ue& il. de&titua: deux dsft juges .quiJesr avwent^Miwoyés^^dMouSiiâli ftirma.ua

posés que les évèques à admettre la liberté de conscience. Le, paclement lui-même se tourna eontmlercNu Jaugea Jl le pmmgea it(ariâB6< et iM^ se presea. pas d'en eiMoqurn un . aulne. dalniiaaal7.aiii8i lui-iiiâflie kii iBog^ieBSid'oppoftitHMi légale, que la constitution effirait au-.peaiple, Jacques II provoqua la révolution.

.La HaUaiule était le piincipaLseiidesMOua des eur* nemisode Jacques.IL. &a.fiUe Masie, .qui avait lépoiiftat leipriace dOnuige^^^feur offindt un asile et neewit leurs promesses. La Baissftnce dnm prinee de Galles dé^ termina eaiia Guillaume le Taciturne à brusquer ^en*^ tsepuise.

.6meiidaat,Louis-'XLVt afVieitisaaifciXacqueftIil des pco« jets wises iennnmin>, Le.mauaiffquei aveuglé refusa -da*.

Ten croire. Il fallut pourtant enfin quil se rendît à

I évidence. Une flotte avait été équipée au Texel. Elle étaiLde&tinée à tran&portei.un ^rps.d« troupesi^eutAm gletenre où Je pmace d'OnuDge seidisail-^pelé par la. anUeBSe- et k clergé. ^ Louis AtVSÊf. k août allié/des offres magnanimes, mais en même temps il commit une faute irréparable. En portant la guerre en Âllemagne, il s'imaginait qu'il arrêterait le prince d'Orange. Son atta^piedëtermina leTacHurne àparsser en Angteterre.

II nut à la Tonè et débai^na ayec. iS^ooo hoimnai à.

aS6 aiSTOlBE 1IE8 TBMPS MOI»E&HES.

Broxholme (i). A son arrivée il publia un manifeste dans lequel il annonçait qu'il venait, sur la requête des

principaux seigneurs du royaume, vérifier la naissance du prince de Galles et rétablir la nation dans ses droits^ Pendant dix jours il attendit en vain l'arrivée des secours qu*on lui avait promis. Heureusement pour lui Jacques II perdit la tete. Son principal ministre Sunderland le vendait; son gendre, le prince George de Danemark , et Arme , sa iBIle Lien-aimée , Fabandonnaient. Le malheureux prince se voyait presque seul. Il demanda conseil au comte de Bedfort, père de lord Russe1,qui avait été décapité à sarequéte, vers la fin du règne de Charles II : « J avais un fils, répon» dît le vieillard, qui aurait pu vous secourir, »

« Le prince d^Orange avançait lentement sur LondreS| où la seule présence de Jacques combattait l'usure pateur. Peu à peu la défection se mit dans Tarmée an* glaise. Le LilU Ballero, espèce d hymne révolutionnaire, fut chanté par les soldats qui abandonnaient chaque jour son armée. « Qu on leur donne des passe-ports « en mon nom , dit Jacques , pour aller trouver le < prince d^Orange , je leur épargnerai la honte de me « trahir. »

« Cependant le roi prenait la plus fatale des résolutions, t^elle acquitter Londres. Il fit partir d^abord la reine et son jeune fils. Jacques lui-même s*embarqua sur la Ta^ mise, y jeta le sceau de TÉtat ou plutôt sa couronne, que le flot ne lui rapporta jamais. Arrêté par hasard à Feversliam, il revint à Londres, où le peuple le salua des plus vives acclamations. Cette inconstance populaire pensa renverser Tœuvre de la patiente et coupable ambitiôn du prince d'Orange, Le duc d'York, si brave dans sa jeunesse sous les drapeaux de Turenne et de

(i) Il est à remarquer qu'il se liouvait dans celle armée douze à quatorze cents soldats et officiers français protestants, quiavaieut été chassés de France per la révocation de l'edit de liantes.

Gondé, si vaillant et si habile amiral sur les fibttes deson frère Charles II, ce duc d York n e retrouvait plus comme roi son ancien courage. Il ne s agissait cependant pour lui que de rester, et de regarder en fiice son gendre et sa fille. Guillaume lui ét ordonner de se retirer au château de Ham. Le monarque ^ au lieu de s'indigner contre cet ordre, sollicita humblement la permission de serendre à Kochester. Le prince d'Orange devina aisément (|ue son beau-père, eu se rapprochant de la mer, avait Imtention de s échapper du royaume. Or c'était tout ce 'que désirait l'usurpateur. Il s'empressa d'accorder la permission, Jacques gagna furtivement le rivage , monta sur un vaisseau qui latten* dait et que personne ne voulait prendre (i). »

Jacques II débarqua en Picardie le a janvier 1689. Une assemblée fut convoquée à Westminster sous le nom àeconvrntLon. Elle déclara, le 23 février 1689, que Jacques II, en quittant TAngleterre, avait abdiqué la couronne ; que le prince de Galles son fils était un enfant supposé; qu'en conséquence Marie, sa fille, qui était mariée au prince d Orange, était la plus proche héritière du trône vacant. Ainsi la couronne fut déférée au prince Guillaume d'Orange et à sa femme, à des conditions qui devinrent la base du droit public de la Grande-Bretagne. Ce fut là le dernier acte et comme le dénoûment de la révolution de i64o. Les historiens anglais l'appellent la glorieuse résolution.

(x) M. de Cb&teaubriand, ouvrage cité.

a5& mSTOlRS DES, MODEANSS.

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