‹ Précis d'histoire des temps modernes, depuis la formation du système d'équilibre des états européens jusqu'à la Revolution françaiseChapitre 28 sur 89 · CHAPITRE IIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IIL

LlAUemugne.Âepim le traité de TFestphalie /Jésqulà

iBLmatt^e Charles. FL

Leopold. (i658-i7o5)* — ^ Ligue des Etats du.BthiiU'^Vzx le traité de Weatphalie, la^Eirance avait enfin mis entre elle et ^ la maison, d* Autriche une liarrière que celle-cî ne devait plus franchir. Ce ne&t pas quelle eût diminue .beaucoup Tétendue de ses possessions territoriales, puisqu'elle ne lui avait enlevé que TAlsace^ mais die Tavait entourée d'une foule de petits souverains jakmr de leurs. droits, et toujours prêts à se liguer contre elle avec la Fi ance. 11 ne s était pas en effet écoulé dix années, que Maza* rin, profitant «du bénéfice de racÙGle 8 du traité^ avait coBckL.avec les tr<HS électeurs ecclésiastiques^ révêque de Munster, le comte palatin de Neubourg, la Suède, les ducs de Brunswick- Lunebourg et le landgrave de Cassel, TaUiance connue sous le nom.de^ Con&dération rhénane;Larticle x"^ disait qu!elle avait été formée dans le ..but de- conserver les droits ides États , de maintenir la liberté germanique et la paix de Westphiilie contre tout acte de violence, logement de gens de guerre, passage de troupes , levée de contributions, etc., et contre toute attaque quelconque. L'article 3 détermina les contingents que chaque con«> fédéré devait tenir prêts pour marclier à la première réquisition. Ainsi s introduisait l usage des armées permanentes. Les ducs de Wurtemberg et des Deux-Ponts et lelecteur de Brandebourg accédèrent dans la suite

.IXTAS IU« QRAPITRE III.

k ceam ligue , qiiitfiitif»w<^|ée jtHM|iiaii<iâfiK>4t»i667«

Mais la ligtie .deA Étaift duHhin il était pas le seul appui que la France eûtt en, Allemagne <îon.tre. la maiêoa.d Atrtak>hi?>,.i;ulle tétait eacMe.,taToraée^|iftr.ila.«i^ MtbnipoUtiqiiifr. dflis xUfiamts Ètaâê «bt otfttenmtft

Situation paUtique de Ti^j/Zd/iia^ «4. —Ferdinand lU était moi t en .1657, après: avmr vu mourir, âon fils ierdiiuMid iV, pour .'lequel il mm% obitenu, après de BombMwes iDfttaM#s.|.le ûtn de roi «des Bowmiiifc Sou âfucceflievr a^vait «té^ fwalgré 1^ effôrta de la France, Léopold d Autriche, qui, t à la mort de son aoMfiiTî Sigismoûd<r£raQ<foifiy héxîia du Tyrol yet.réuiii| ainsi toutes les possessions de sa famille. Dans FAutri? ebcy lafBoliéHte'«t'leufadép0ndUHi€6S, rautorité de Leopold était assise sur des bases solides, et Tuniformité du culte, dont rétablissement avait tant coûté à ses prédécesseurs, y étouffait l'esprit de révolte j^uuiif ce^qn'ii possédait dis la Hojigiie lui était plua^onéreitfc qu'utile, et sams: cette couronne ^ qui kd coûtait tant d'hommes et d'argent et Texposait aux aiiuques des Turcs, il aurait eu une bien autre iniluence jur là paJifique enropéenneb.QiiiaiM; à.seaidDeitSr comme^emperanr , il» n étaient, pkîs: ignore qe'haiiaiiifiqaesf oav la diète qu'il assembla à Ratisbonne , en 11662 , ayant obtenu d*être déclarée permanente, lui^enleva sa der- BÎàra prérpgatâTeÂérieu&e (.1 ) ^ «ceUo 4ie disisoiidge «e tte iMinnblée, ooBMoieil pottveiftJe Adiie.îadifliloffeqm la diaaiianontfirariait.uoe toiimiur.e da<igereHse; pour son auictrité. Des lors, au^lieu d etie composée de rccm^

pecmc,. dea ;électeuB& ^tidesi prinoest en ipersonuQ ^ <la

(s) lies. priiKtsawikatiébtBtiqf éeiBcif pwr ^d?iliie«dimiKkiit pas

la diète avaut c|uc les points laissés indécis |kar. le traité daiWatimlit fittsentréglés. Ladâète Juit doue prolongée v et à la fin rendue permanente par un décret qui' antorisa- les princes efi^!nt$« iever'dea HBfieffUirkars

â6o ' HisToias Dss vnM modernes*

diète fat une réunion de représentants qui ne purent décider aucune question sans lavoir communiquée à leurs commettants. Les opérations n'en devinrent que plus lentes, et 1 intervention des puissances étrangères plus facile» En même temps , la séparation des États d'Empire en corps des évangéliques et corps des ca* tholiques , délibérant chacun sur les intérêts de leur parti (i653), le droit conféré aux protestants d'empêcher la décision à la pluralité des suffrages dans toute afihire de religion, leur fournirent constamment un prétexte de traverser les vues du chef de FEmpire. Il y eut ainsi , comme nous dirions aujourd'hui , une forte opposition légalement constituée contre Tempe-* reur.

Mais ce fut surtout le droit d'alUance accordé aux États qui restreignit la prérogative impériale. Ce fa<*

tal privilège faillit réduire T Allemagne à l'état déplorable où elle était au temps des guerres privées. Ses princes les plus puissants tinrent dès lors des ar* mées sur pied pour mettre à profit la faiblesse de leura voisins , ou subjuguer les viUes impériales enclavées dans leurs États.

Des villes allemandes, les unes étaient indépendantes ou impériales, d'autres sujettes ou municipales; d autres rafin, se plaçant entre les villes libres et les villes sujettes, jouissaient d'une masse de droits qui les plaçaient presque au rang des villes immédiates. Mais les princes ne se firent aucun scrupule de violer leurs privilèges, dès qu'ils en eurent les moyens, par l'établissement d'une milice permanente. Ainsi l'évéque de Munster, soutenu par f Au triche, soumit sa ville épisoopale, et la força de reconnaître sa souveraineté. L'archevêque de Mayence fit de même pour la ville d'Erfurt, l'électeur de Brandebourg pour Magdeboiirg , les ducs de Brunswick pour la vUle de ce nom. Si firéme^ Ck>logne et Hambourg échappèrent aux attaques de la Suèw,

jLivu nu GHAPiraB m. 261

de 1 électeur de G>Iogne et du Danemark, elles ne le durent qu'à de puissantes médiations. Ainsi tombait

peu à peu rindépendance de ces villes si fières autrefois de leurs privilèges. Au seizième siècle, on disait qu^un roi d'jbçosse serait heureux d'être logé comme un . bourgeois de Nuremberg. Cette ville renfermait alors cinquante*deux mille âmes. Strasbourg et Aixla Chapelle pouvaient mettre chacune vingt mille hommes sous les armes. La ligue hanséatique, qui régnait dans la Baltique et concentrait en Allemagne tout le commerce du Nord et de TOrient^ coniptait dans son alliance soixante et douze villes opulentes; jiKiis la guerre deïrenteans avait été pour toutes ces villes une époque de désastres ; leur population et leurs richesses avaient été épuisées; plusieurs ne purent sortir de leurs ruines , et d autres subirent le joug de différents princes. La décadence du commerce de Venise , et 1 essor que prit celui de l'Angleterre, de la Hollande et du Portugal, empêchèrent que TAUemagne restât , comme au moyen àge^ le centre du grand commerce europ&n , et les villes qu il u'ali* mentait plus virent encore s élever dans les États des princes qui les environnaient de nombreuses manufactures dont la concurrence acheva leur ruine. Jusqu'alors les empereurs avaient toujours protégé les villes libres , pour s'en aider ensuite eux<>>mêmes contre . les seigneurs ; mais depuis la paix de Westphalie , il leur fallut les abandonner à leur sort, et perdre ce moyen puissant dont leurs prédécesseurs s'étaient servis tant de fois pour contre-balancer le pouvoir des princes» Elxspiinons rapidement encore Tétat des principaux États de TEmpire qui vont se mêler aux guerres de France. Les électeurs ecclésiastiques , exposes aux premiers coups, étaient bien déchus de leur puissance; ils avaient ^u de bien mauvais jours depuis qiie les sécularisations avaient commencé. La paix de 1648

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