II. x
les £rontIères méiidianaLeâ de la Norwége, ils s'emparâpent d« la fortai*esse impartante de Marstraocl; ûe la Gardie ae fit ^ttrc {>rès d'Udevolla^ et lael, maîti»
de la mer, abarda sur plusieurs pomls et ravagea k pays.
< • Le 3 £éiftrier i^6y&^ la diète lut ouverte à Halmstad; peu de membres ay vendirent, et elle ne dura que jusqu'au ao ; msâê dao6 ce court intervalle le chancelier fut robjet des sorties les plus violentes : on l'accusa d avoir lait cooclui^e TalUance française, davoir prove<{ué lenvoi dea troupes suédoises en Aiiemagnei de s*étre laissé ^agsier par des présents, et d*a¥oir con* tribué au désordre des deniers piil)lics. De la Gardie répondit qu'il n'avait jamais reçu de la France que 4|«ielques bijoux^ que d'autres en avaient accepté des présents plus considérables, et qu'on ne saurait lui iia» puter le mauvais état des finances, puisqu'on n avait jamais eu égai d à ses remontrances. Mais les besoins du moment étaient trop {>ressants pour qu'on eut le temps de donner suite à de pareilles récriminations ; on ae hâta donc de voter des subsidesi» en demandant en termes exprès une réforme dans les finances. (^Uarleb XI contMiua le. siège de Ghristianstad, et se rendit maître de cette Ciirteresse, par cafitulatâoui le 4 ^^oâit 1678; les Danois, de leui* côté, transportèrent une nouvelk armée en Scanie et prirent Helsingborg • mais de part et d autre on était épuisé au der nier poiut, et d ailleurs les négociatioBé de Nimègue étaient déjà foia avaneées.
Ces négociations avaient comntencé en 1676; mais elles traînèrent en longueur, parce que l'intérêt de la Suède était de désunir les alliés, qui élevaient les présentions les plus exagérées. Lelecteur Frédéric-Guil* laume demandait une indemnité en ar^nt pour les frais de la guerre, et, en outre, 1 abandon de la Poraé- Kauie; « car, disait-il, tani que les Suédois ne ^ont
lélffoil^sés Ae TAHémalftie, H ii y aura pas âe i^p(fs pttttt le i$alm*éfti[âfè. » l*Autriche ét l Espagne
picLendaîertt à tlne îndetntiîté , sans spécifier en quoi efte pouvait consister; le Danemark voulait le rétablissement du statu quo avant la paix de Brom* ^dbrrû, lexcltts^ôii des Suédois de rÂlIemagne, Hle de Rv^efi, \t |>ays de Brème et Wistnar, etc. Quant aux Hollandïiïs, ils ne voulaient que ta paix. Lâ Suède, représentée par le comte Oxenstierna et par le savant Olivecrauz, demandait le rétablissement du statu quo
Louis KIT létif avait à^xitïé lassurance qull ne
rendrait aucutie de sés conquêtes qu'autant qu'on reslitnerait à la Suède tout ce qu'elle avait perdu; Ktialbeoreusement la lettre qui contenait cette proiileB(se fût interceptée, et les pritices alleiiiands formèréift aOssitôt ut*e ncmveRe ligue; liiais la Hollande, fatiguée de tant de lenteurs, ayant fait la paix séparément le 4 «ont 1678, et TEspagrie ayant suivi son exemple le 17 septembre suivant, le parti franco-suédois ïeprit le dessus, et chacun s'empressa de suivre Vëtertiple de tu Holtande. Les plaintes amères de i*é* lecteur et du fXÀ de Danélnari ne purent empêcher 1 empereur de signet*, le 5 février 16*79, un traité de paix par lequel il s'engageait à rétablir la Suède dans tôtftes ses poSi$essions aRemandes. Levêque de Muns* ter ét les ditics de Lunebourg^ firent la paix en même temps, et réledteur la signa le 29 juin à Saint-Germain-en-Laye, contraint à cette démarche par une irruption que les Français firent dans sçs provinces ifoutte-Khiii, fst^ de toirtes ses conquêtes, il ne put •^gaf der qu'un petit let'ritoire sur l'Oder.
Le Danemark Voulût d'a'bord continuer seul la guerre; mais les troupes franc ai:»es ayant occupé une partie du duché d Oldenbourg, il se décida à entrer ilégociatÎDti aVèc la Suède^ à Lund^ où la paix fut
34o HISTOIRE BBS TEMPS MODERNES.
signée le 17 septembre 1679. convint qu'il y aurait amnistie générale et qu on se rendrait mutuellement toutes les conquêtes faites pendant la dernière guerre. Ainsi la Suède sortit presque sans , aucune perte de territoire, d'une guerre commencée si légèrement et conduite avec tant de faiblesse; mais elle ne dut cet heureux résultat qu'à la politique magnanime de son allié Louis XIV, et cette oolitique dut paraître d'au* tant plus généreuse, que les alliés s'étaient abandon* nés mutuellement avec 1 egoïsme le plus méprisable.
Le jeune roi de Suède avait montré dans ( et te guerre des qualités faites pour honorer le chef d une grande nation : du courage, de la sagesse et une activité infatigable. A la bataille de Lund^ il combattit à la téte de son armée^ et, au plus fort de la mêlée, il se trouva tout à coup au milieu des ennemis; mais, par une présence d'esprit remarquable, il feignit qu'il était un officier de Varmée danoise, et excita un corps ennemi à fondre sur les troupes suédoises, quil regagna de cette manière. Au reste, après avoir prouvé qu'il n^était pas dépourvu des qualités d'un grand capitaine, il résolut fermement de ne jamais prendre les armes que pour défendre sa patrie. Les désordres de la guerre et la misère de toute une génération firent une impression profonde sur son esprit religieux.
Des travaux non moins rudes que ceux de la guerre attendaient le roi après la conclusion de la paix. Toutes les provinces delà Suède étaient entièrement épuisées d*hommes (la guerre en avait moissonné cent raille); le trésor royal était vide, la flotte anéantie et le commerce presque nul; la Scanie et les provinces voisines étaient devenues des déserts que parcouraient des bandes de paysans armés, il fallait trouver des remèdes à tous ces maux. Le roi n avait jamais abandonné ridée de cimenter lunion des royaumes Scandinaves par son mariage avec une princesse danoise , et rieu ne
put rempéclier d'exécuter ce dessein aussitôt après la conclusion de la paix.
Dans les diètes de 1680 et de 168a, le roi, avec Tassistanee des autres états, porta aux sénateurs le coup mortel qu'ils avaient si bien mérité. Le conseil du royaume devint un simple conseil du roi, les tuteurs furent condamnés à indemniser i État de leurs malyersations, et Ton décréta* que toutes les terres séparées de la couronne y seraient de nouveau réu* nies. L'usage glorieux que Louis XIV faisait alors de son autorité illimitée, l'exemple du Danemark et la haine pour la haute noblesse, déterminèrent les autres ordres à remettre leurs droits respectifis entre les mains du roi.
Quantaux ad^'aires étrangères, Charles XI, offensé des moyens employés par la cour de Versailles pour établir son iniluence à Stockholm, crut devoir se séparer de Talliance française. Les relations entre les deuxÉtats furent encore exaspérées par les prétentions de suzeraineté que la France éleva sur le auché de Deux-Ponts, dont Cliarles XI avait hérité en 1681. Toutefois ce dernier resta neutre pendant la guerre de 1692. Les relations avec le Danemark furent quelquefois troublées par les invasions des Danois dans le Holstein; mais Charles XI sut, par son autorité et sa modération, rame* ner toujours la paix, et cette violation des traités n'occasionna d'hostilités entre la Suède et le Danemark que sous son successeur, £n octobre 1681, on conclut une alliance étroite avec la Hollande, et en 1688 on y envoya six mille hommes, qui y restèrent jusqu'en i6y8. Les relations avec la Russie, la Pologne et 1 Allemagne, furent amicales.
Ajoutons encore que sous ce prince on réunit à la couronne dix comtés, soixante-dix baronnies et une infinité de terres; qu'en 1696, Charles fit distribuer aux pauvres, pendant une disette, cent dix mille ton*
Digiti^uG Uy
neaux de blé, et qu'^prea lui en Uwwa pkuû^iu» nnijU
lions de lixtialers dans le trésor publi/Q. La redactiw d'un code général fut poupsuivia avec persévérance, et était à moitié tei:iainée à Un^i^'t du mi. J?«^Jautli| minorité, on avait puUié sw U dimt coiui9iwi:i»i ^ maritime d'excellenijes ordoimances q,ui précéd^renft cellies de Louis XIV, et ne leur cèd^ut en neii.
Charles mourut le 5 sk'ml kôgff^ et Ijiis^ ^n m^iaxkf me ds^ns la situation Iapla3 psoj^pièr^i r%ffi% iln aoa successeur pou^it être d'auiat^ pin» bwreux, qu'il
n*avait pins quà proliter des niesuriis énexgw(/u^s d# SQp père, sdu^ encourir la haïua^e de (^U¥ gjuiei) avai#iM souffert, ei sur toujt di^ lu nobJfesM ; tou^^ le& ua^ vaux de Charles n'eurent d autre résultat que 4e UmP* nir à son fils le moyen de ruinj^r r.oyauiua pour toujours. On reconnut, mais trop tard, quelle fautif on avaix con^mi^e en détruiMAt toutos. les huriûàcM qw la sagesse des 9i(ait opposées au poimw
royal* Après vingt ans a une paix heureuse et houa>r rable, la Suède, comme nous le verrons dans le livre suivant, va con^fueucer u^ie. nouvelle guerre qui linjca par la rayer du rang des grades notions.