‹ Précis d'histoire des temps modernes, depuis la formation du système d'équilibre des états européens jusqu'à la Revolution françaiseChapitre 37 sur 89 · CH4P1T611& U · texte numérisé non relu

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BAHEBIAIUL

Pendant toute latFoisième période d« Tfassifi^pa noir

derne , la Suède fut la puissance pi:épond^rante dans le JSord. l^e roie du Dcuiemark fut subqyçdmné^ et^pto d'uniQ £6is ce royaunne fyi^it ^tce déin^q^b^é par scm redouta))!^ Uvwf^ la. rqi 4¥i ^éd^

LITRE ni. PARTIE II. ClfAPITRE II*

Gustave eut porté la g^uerre en Pblogne, et qu'une al*- Mance se fiît foiiuée contre lui entre le roi Jean-Casi^ niir, i empereur Léopold 111, l'électeiardti Brandebourg FrécJëric-GiiiHatime et la république de Hoilande, le roi de Danemark Préd^rie IFF, qtii était monté sur le trône en 1648 , crut que le moment é^ait venu d'humilier enfin l'orgueil du Suédois. Mais C'harles X prévint lattaque d^ ce nouvel ennemi par une marche aussi rapide quehardîe. U quitta hr Pologne et arriva à Ifimprcivisfe ohms le Bobtein (jtriniet ipiy)* Le JiiN kindfut conquis en pcni de jours, et les Suédois passèrent sur la glace dans Tîle de Zéeland (janvier i658) , après avoir envahi l'es illes de Fionie y de Langelande et êe Lalande. Copenha^e notait pas pM^paréeà sou*tenir un siège, et les haÙrants paraissaient peu dispo» ses à seconder l'ardeur de leur roi. It fallut suhir les rondiiioiîs du vainfjtieiir. Par le traité dv Roschild, qui fut signé le 26 février i658, le Danemark céda à la £kiède la Scanie, le Halland, le Blecking, les pro* 'vJnces norwégienties de Kahus, de Jenuttand et de Drontheini , l'île de Bomholm , BlremeHterd^ d^ns le pays de Brème, et diverses terres dans Tîle de Rngen. Cette paix fut courte durée. Le roi de Suède se repentait de n'aroir enlevé au roi de Danemark que la moitié de ses États* En i658 (aotlt), it recommença la guerre et mit le siège devant Copenhague. Pî espérait que, cette ville pjise, il lui serait ftcHe die souriiettre reste du Danemark^ mais les habitants de Copen* hague lui opposèrent une résistsince vigoureuse et reçurent des secsours de^ ht Holtancfe. Charies X essaya en Tain de s'emparer dit» cette ville dans un assaut; il perdit l'élite de son armée et fut iorcé de lever le siège (1609). Toutefois la guerre ne fut terminée quà la mort de Charles X. Son successeur Chariés Xfaccordà Il pant au Danemark, qui recouvra par fe traité db Copenhague la ville et 1^ province de Drontheim^Ffle

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de Bomholm et la possession de la douane du Sund , à la condition de payer à la Suède un tribut annuel de 35,000 écus (9.7 mai 1660).

La paix de Copenhague fut suivie d'une révolution mémorable dans le gouvernement du Danemark. Depuis longtemps lautorité des nobles excitait la jalou* sie des classes bourgeoises qui s'étaient enricbies par le conimerce. Ces dispositions hostiles éclatèrent dans rassemblée des états généraux que le roi convoqua en i6(io, après une interruption de cent vingt-quatre ans. Il s'agissait alors de remédier aux calamités causées par une guerre ruineuse* On proposa un impôt général sur les consommations. Les nobles alléguèrent d*an» ciens privilèges pour s'y sousuaire. Les députés de la bourgeoisie et du clergé furent choqués de cette prétention, et demandèrent aussitôt que les fiefs royaux possédés par les nobles fussent affermés au plus offrant. Les nobles s'irritèrent a leur tour, et s*emportè* rent en injures. Parmi les députés de la bourgeoisie et du clergé, les plus influents étaient Narasen, bourgmestre de Copenhague, et Suans, évêque de Séland. Ces deux hommes entreprirent de briser les privilèges dont les nobles abusaient pour opprimer le peu* pie, et de relever 1 autorité royale depuis si longtemps abaissée. Le 10 octobre 1660, ils présentèrent au roi un projet de déclaration pour abolir les formes électives et l'usage des capitulations, et proclamer la couronne héréditaire dans la famille de Frédéric III. Le joi,avec lequel ils s'étaient entendus secrètement, accueillit avec joie celte déclaration, malgré la colère des nobles qui, sentant leur impuissance à s opposer seuls ' au vœu de la nation , accédèrent trois jours après aux résolutions de la bourgeoisie et du clergé. Le 10 janvier 1661 le roi fut investi solennellement au nom de la nation de Tautorite absolue. Frédéric III justifia la confiance de ses sujets. Il pourvut à la sûreté du

ULVaS m. PART. II. CHAPITRE II.

royaiime par la création d%ne armée régulière de Tingt-

quatre mille lioiiîmes. Il établit un impôt général qui lut supporté également par la noblesse, la bourgeoisie et le clergé. Il retira aux nobles les fiefs royaux et les fit exploiter à son profit. Enfin ^ en i665, lorsque le pays se fut attaché à ce gouvernement despotique , il est vrai, mais ferme et éclairé, Frtdéric 111 publia la Loi royale^ qui fut depuis la base de la constitution danoise. Le roi y fut déclaré souverain héréditaire et ab* solu des royaumes unis de Danemark et de Norvrége, placé au-dessus de toutes les lois humaines et ne reconnaissant d autre juge que Dieu. Toutefois il fut obligé de ne toucher ni à la religion de i Etat , ni à son royaume, qui fut déclaré indivisible , nia Tordre de succession légitime. La majorité des rois fut fixée à treize ans accomplis; en cas de minorité, la régence devait être instituée parle testament du dernier roi.

Fréde'rîc III mourut en 1670 et laissa la couronne à son fils Christian Y. Sous le rè^ne de ce prince le Danemark recueillit de nouveaux fruits de sa dernière' révolution. Lorsque Louis XIV eut envahi la Hollaiide en 1672, les Suédois ses alliés envahirent les Etats de rélecteur de Bran debourg, Frédéric-Guillaume , pourempêcher ce prince de porter secours aux ennemis de la France. Christian V intervint dans cette grande querelle en 1675, et se joignit aux ennemis de la Suède. La guerre lut pressée avec une vigueur extraordinaire* Les Danois, vaincus d abord aux combats de Ualmstadtyde Lund et Landscrona , reprirent bientôt le dessus, et remportèrent à leur tour de grandes vie* toires sur ces Suédois qui les avaient si souvent humiliés. L'amiral danois JNiels Juel déiit la flotte suédoise à Rostock et Kioge (1677), conquit Hle de Gothland, le Marstrand, le Jœmtland et Rûgen. Les SoÀlots n'étaient pas plus heureux en Allemagne,

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et S3|ns la eénéreuse intervention de Louis XIV il& au* raient perdu toutes leurs coaqué^V^ Uhi;i^àaa Y ^ Tit abandoPQé da mi 9^hé% «st riéduit à siçc/ééi^r am traitas dfî Fontainebleau ai Lund (1675). Les Ds^

nois, quoique vainqueurs, lUsUiutiAeiiL a l^i Sut'dtî tout ce qu elle avait perdu.

Depuis cette époque Qui&ti^u V ne s'occup^k fluMk qf^e au gouvernement intémeur* Bn 1688 U dmm w code civil à la Norwége; dix aprèc^ le DaBemaiik reçut un code qui porta le nom de, Chi istianiel qui est encore en vigueur dau^ ce royaume (1698). Pour encourager le commerce, il créa une oompagnie des iur des, et lui céda Tile de Saim^TfaM^DW qu'il.iivait«dii^n tée des Anglais.

ClirisLian Y mourui en i6c^^ eui. pour ^ucc^^sew soa fils Fréidexic IY«

CHAPIIRE lit Pologne ( 1648^1696).— i645«^i682).

$ L POMGNJB.

Le règne malheureux de Ladislas IV avait fini eu 164& Sous son successeur Jean-Casimir, la PologM^ continua à déchoir. Gaaimir U ai¥Mt été j^ite et cap» dinal avant de monter sur le. trône. Câiait qn prince faible et incapable darrêter la Pologne sur la pente rapide de sa (lécadence. La coutume funeste du libe^ rum uelo^f^ui permettait à chaque nonce d annuler par son opposition persamiell^ les. délilpéraliiips des ciîà*» tes , Biit bientôt le comble à h. dé^or royaume.

« Sicinski, nonce d Upita en LiUtiwûfti b^ti^ pan*

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