‹ Précis d'histoire des temps modernes, depuis la formation du système d'équilibre des états européens jusqu'à la Revolution françaiseChapitre 38 sur 89 · LIVRE III. PAHT. ir. CHAPTraii III · texte numérisé non relu

LIVRE III. PAHT. ir. CHAPTraii III

mer qui rompit , en r6fb, lar diète psr rinterposition

de son veto». L exemple de ce utun e, improuvé d'abord, trouva de^ imî^ateu^s ; et C( t usage bizarre, qui attribuait à un seul ce qui était le droit de k inajo* rite, passa bientôt en loi et en maxime (fÉtat (i}« »

lies Cosaques et les Russes profitèrent de l'anarchie itela Pologne pour s'agrandir à ses dépens. Déjà, sons le règne de Ladislas, les Cosaques du Borysthène, qui servaient aux iFoionais de milice frontière contre les 'Sarcset lesTartares, s étaient révoltés sous h prétexte maintenir leurs privilèges violés. Ils avaient en* vahi la Pologne en 1647, concert avec les Tartares de la Crimée. Mais la Poio^^^iie retrouva en présence de ee dariger son ancienne énergie. Délaits coni* pigmenta Berestek, les Cosaques se mirent sous la proteetton ée la Russie (r654). lie czar Atexis Michai-. lowitz, qui avait succédé à son père Michel llomanof en 1645, proinii de les soutenir contre la Polo^rne. Bes garnisons russes ftireat envoyées aussitôt à Kiev et mns toutes les viltes de FUkraine qui étaient au pouvoir des Cosaques. La guerre éclata alors en-> tre la Polo^^ne et la Russie; mais la Pologne était en pleine décadence et la Russie en voie de progrès. Les Polonais perdirent la ville de Smol'ensk et toutes les provinces qui leur avaient été cédées par les trai* tés de IDivilina et de Yiasma. Ees Russes, poursuivant leurs victoires, portèrent la guerre jusqu*au centre de hi Lithuanie, où ils s'emparèrent des villes de Polotzk, ée Minsk, de Grodno (r655). L'invasion des Suédois mk bientôt leeomlijte à la détresse de la Pologne. Jean* Cksinirr ayanc protesté contre Kavéuement de Chartes X au trône de Suèdtç, en invoquant de vieux droits prescrits par le temps, le roi de Suéde, sans attendre Fexptratton^de la trêve de Stumsdorl conclue eus i636y

(i) Koch, Tableau des réyolutioDs«

348 HISTOIAS DM& TEMPS MODUHSS*

envahît la Pologne à !a tête d'une armée de trente mille hommes (i6j5j. Jean-Casimir n'eut que le temps de s'enfuir en Silésie, après avoir mis son royaume sous la protection de la sainte Vierge. Les Suédois conquirent rapidement toute la grande Pologne , la ville de Cracovie et b Lithnanie d'où les Russes s'étaient retirés à leur approche. Une bataille fut livrée sous les murs de Varsovie ; elle dura trois jours. Les Suédois, soutenus par 1 électeur de Brandebourg, Frédéric- Guillaume, remportèrent une TÎctoire complète. Déjà les Russes avaient envahi la Livonie, et la Pologne allait périr comme nation, lorsque les progrès inouïs de la Suède alarmèrent l'empereur, IVIerteur de Bran* debourg, le roi de Danemark et la Hollande. L'em* pereur Ferdinand s'entremit pour faire conclure une trêve entre la Pologne et la Russie à INieiiietz. Le czar, réconcilié avec Jean^Casimir, consentit même à attaquer la Suède dans la Livonie, llngrie et la Carélie» L'électeur de Brandebourg lui-même, ayant obtenu du roi de Pologne, par le traité de Wehlau,Ia souveraineté du (Juché de Prusse, accéda à la ligue qui venait de former contre la Suède pour la conservation de la Pologne et le maintien de Véquilibre dans le nord (1657). Ce fut en vain que Charles X promit à son allié Ragoczy la partie de la Pologne à Test de la Vistule, avec le titre de roi, La noblesse polonaise se leva tout entière contre Pallié des Suédois : le vaillant Etienne Czarnieckt, que les historiens de U Pologne comparent à notre du Guesclin, organisa la défense nationale. Le nouvel empereur Léopold III envoya à ces braves un secours de troupes- llagoczy fut défait, et bientôt la diversion opérée par le roi de Danemark contraignit les Suédois à la retraite. La guerre continua cependant jusqu'en 1660 (1)9 et

(x) Yoy. ch«p. IL

XiiyBB ni. vAmnB ii, chavitbb m. 349

elle ne fut terminée que par la mort de Tambitieux Charles X. L'intervention de presque toutes les puissances chrétien nés amena la paix d*01iva, qui fut conclue le 3 mai 1660, et qui régla les intérêts du nord , comme la paix de Westphalie avait réglé les intérêts de locci'dent de TEurope,

Cette paix portait que Jean*Casimir renoncerait à ses prétentions au troue de Suède, et qu'il céderait à cette couronne la Livonie et 1 Esthonie. iouteiois la Pologne devait conserver une petite portion du sudouest de la Livonie. Lelecteur de Brandebourg fut confirmé dans la souveraineté de la Prusse ducale, à condition qu il restituerait aux Suédois les conque les qu'il avait faites sur eux en Pornéranie, et que les Suédois de leur coté restitueraient à la Pologne les places qu'ils occupaient encore dans la Prusse polonaise. La paix entre la Suède et la Bussie ne fut signée qu^en 1661, à Kaidis en Eslhonie; elle portait que le czar rendrait aux Suédois les places de la Livonie qu'il avait conquises.

Après lapaixd'OIiva^ Jean-Casimir se sentant affermi sur le trône 9 entreprit de reprendre sur les Russes les

provinces qu'ils avaient enlevées à la Pologne. Mais les discordes intérieures causées par la persécution dirigée contre les sociniens, la défection d'une partie des Cosaques sous Doroshenko, et une invasion desTurcs^ rendirent cette guerre malheureuse pour la Pologne. Par la paix d Antnissov (i66y) il fut stipule que la Russie garderait Sniolensk, la Sévérie, Tchernigov et l'Ukraine au delà du Dniéjpr. Les deux soyaumes devaient à Pavenir se secourir mutuellement contre les Turcs.

Fatigué de tant de revers et voyant Tanarchie augmenter tous les jours, Jean'C;isiniir al)diqua en i66'8, après avoir prédit aux Polonais qu'ils deviendraient un jour la proie de l'étranger. Il se retira en FrancCi où il mourut abbé de Saint-Martin de Nerers.

Diyitizeo by

3âa HtsMiMi mm& vans mamuwBm».

ViibdtoaUon ili»Ji»a»-CMifiiir fut suivie d'il» imerrè* giie da sept «loiai, ptiidiH) lequel hi Vtilogne seniMs wr le point de se dManudtn*, Les Mibles élnvèvml en4m

au trôiie un seigneur ti^ès^ pauvre, trts-peu puissant . par lui-mém^, sous prétexte qu il était issu de la race îles Jagellons, ils espéraient augmenter encore leurs

Ertvil^ges el eonqnérir uoa indépendanoe plue entière, 'anarehie arriva ainsi h son oasnble. Le nouveau* rof ^ Micliel Thomas Vismovicki, ne ])ut ()])[)()ser ancimedigue aux desordres toujours croissants du royaume. Les Co6ai]ues en. ^ufitèreiu: soistienu» par les Turcs et tes TartareS) ils renouvelèrent la guerre en lô^a^L'icnpor» tante pbee de Karaenets^ «fui avait été si longtempe k» buuievard de la Pologne contre la Turquie, tond>a au pouvoir des Osman lis. Le roi eéfraye demanda lar faix^ il céda aux Turcs Kaweneta et la Podolie, et abandonna ans CQsa(|ttea riikiaine a» deeà dn Bo^ «>^hène.

Le sénat refnsa de ratifier cette paix honteuse, et continua la guerre malgré le roi. Le grand maraehail 40^ la ePuroMe^ Jean Sobieski, remporta sur les Turcs ««ne viatoive «empiéta à Chaczim, et les Polonais élevàFent leur généi»! Ttetevieum siip la trôn^ de^ meure vacaut par la luoit de Visniovieki (novem* bffe 1673).

Le nouveau roi justifia par des succès éclatants la confiance des» Paienais* Mais en tfi^étil sévit cerné à Zuravna par les Tmes et les Tartams^et feiré d*alian^

donner a la Vniio Kamenetz et l'Ukraine méridio* nale. I^e chef de Uoâa(][ues Doiosbenko se soumit au czar.

En Jean Sobieski eut la gloire de dUlivrer Vienne investie par I» grand vimr Kara^Mustaphaw

Mais l'anarchie croissante dt; la Pologne ne lui j)ermit pas de profiter d'un succès si éclatant ; il lut obligé de rewiuàjr aûniMifas Tuoaa à la proteotiett' dw

I9ir>r 9 auquri il céd%». par k tMtié da SfoslMU^ Sm»»

la ville de Kiev en deçà du Ijoi ysthène. Sol>ieski jmt aiui s continuer la guerre contre Itîs Turcs. El ie iutpro»^ hm§ée an^e d«6 &ipi<î€à& dima» juaq^u a la fi» «lu Mèol^u I41 pai3( ne fut coockie 1699 entre la P«rte etim HQilvoau roi de Pologne , Auguste 11 y qm avait Mio«« c^tXè à Jt aij Sobieski en 169^. Cette paix, qui fut signée àCarlowitz, portait que la Pologne recouvrerait Kapjeneti, et les disUrû^ls la Podolie et de rUki*aiM ^'elle avait céd^s pac dernier ttiaitéu La RuMie etmm sema Âmf sur la nier Noire. %es Véiû^en», qui sim . taic^iit alliés avec la Pologne cl la. liu^sie^ yesnèvenl: «m

Le Izar Alexis Michailovitch était mort en i6j6>. « Ce prince, pèi^ de Pierre le Grand, prépara le règne de &OD fil^ Les J&iksses. lui durent l'etabiis6e]jia»& Q» lapo&te aux lettrea^ celui de beaucûiip de iiiaiM»^ iifictures , de brasseries et de verresnes , la dacwMM» de plusieurs mines de fer, et de grands encourage*^ ments donnés à 1 agriculture et à l'éducation des hes^ tiaiUX% Malbeuneusement , ignorant lea véritables pri«^ <Ûpes de l'art d^ 1 adminiatiratioB , il aoemla à qiielquesruna de ses sujets dea momopolee qui gé* naient 1 industrie naissante , et se réserva à lui-même certaines branches de commerce (fui auraient mieux prospéré entre les mains des particuliers . 11 pro>« tégea toutes les religions, et accorda à tous les babi* tants de son vaste empire le libre eaHwciea de leur oulte. . . 11 fit imprimer un code de lois, et accoutuma une partie de ses troupes à la tactique et à la discipline européennes.

« U eut deux fils d une première épouse, Féodor et

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Ivan; et sa seconde femme, Natalie Narischkin, loi donna un fils nommé Pierre. Fëodor marcha sur les traces de son père, auquel il succéda en 1676. Il s'âp>

pliqua surtout à perFectionner la discipline de ses troupes; mais les préjugés de la noblesse rendirent cette entreprise très*difficile. Les nobles des anciennes fa* milles ne voulaient pas servir sous des officiers moins nobles qu eux; ils refusaient même Tobéissance aux gouverneurs des villes et des provinces, lorsque ceuxci leur étaient inférieurs en naissance, et ils tondaient leurs prétentions sur les prérogatives attachées aux rangs héréditaires de la noblesse. Pour mettre fin à ces discussions sans cesse renaissantes , Féodor se fit apporter les registres publics qui servaient à constater les prérogatives des nobles, ainsi que les titres qui se trouvaient entre les mains des particuliers, ordonna <|u on les jetât au feu, et abolit ainsi toutes les distinc* tions de rang entre les familles nobles (i). »

Le tzar Féodor moui iit en 1682 sans laisser d'enfants. Il avait désigne pour lui succéder son plus jeune frère Pierre, âgé de dix ans, à l'exclusion de l'aîné Ivan qui était incapable de régner. Mais So« phie, sœur aînée des deux princes, fit soulever le peupie et les strelitz, et obtint la réj^ence pendant la minorité de Pierre et d'Ivan , auxquels on décerna également le titre de tzars. Pierre ne s*empara du

Souvernement quen 1689, après avoir relégué sa sœur lans un monastère. Son trère Ivan mourut en 1696, et des luis il porta seul le titre de tzar de toutes les Russies.

(i) Elirait de Mtiller.

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