X.A succEssioif D'A'imacttE
Ministère fia dnc de Bourbon. — Le rarHinnl Dubois éi te duc d'Orléans, morts la même année, eurent jmtfr fluccenerar le duc de Bourbon. Ce prhice, sàtis tatetft pa«r ^etfcet \é pouvoir, ne le dut <)u*à sa iraissantîe. ï\ éfait gouverné par un des frères Pâtis, noTrtiné dn YerneT, qni avait eu la principale part à la grande opération du visa qui suivit la retraite de. Law, et par la mavquise de Plie, jeune femme btil^ Iffite ^ légère, d^un e8|>rit vif et agréable.
Le principal événement de son ministère fut lé rènvoi de rinlame d'Espagne à son père, et le mariage du roi avec la fille de Stanislas Leczinski^ roi détrôné èe Poibgne.
Leduc d'Orléans, régcm de Firance, pour finir la gtterre aved Philippe V, roi d'Espagne, avait marié Tin-fente, fille cite ce prince, âgée de cinq ans, au roi de France qui en avait quinze. L'infante avait été aonenée à Paris, pour être élevée dans les mxBûrs franc&ises, U firiiatt attetidte au mroins di^ atis la naissance tiltit déritée d'tin dauphin. Ce ftit le prétexte qire Ton prit pour renvoyer Tinfante à son père, sans que le ministre se donnât la peine d'adoucir, par une négodafhm ptéakrMe , ce qju'dtr pareil procédé avait de chSiff ^(jfkmsÊetÊL £^ projet dû duc de Btmrbon était » de faire épouser au roi de France sa sœur, qui avait ëué élevée an couvent dte Fontevrault, sous le nom de pfintîesse de Yermandors. A peine Tinfante eut-elle été reconduite en Fspa^gue, que madame die Prie courut eiî pmte à Fontevrault poui" voir si la priucêiffé de VewnaiïdicAsf pouvait ftA con^<^t, et si Tott
pouvait espérer de la gouverner aisément. La prin-*
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cesse était très-belle , ma» aussi très-fière. Elle reçut la marquise avec une hauteur dédaigneuse, et lui fit
sentir combien elle était indignée que son frère lui envoyât sa maîtresse pour ambassadrice. Cette entrevue la priva de la couronne. La marquise de Prie chercha une femme plus facile à gouverner.
Il y avait alors à Wissembourg en Alsace une jeune femme, belle, vertueuse, et que les revers de la fortune avaient fait tomber d'un trône dans Tindigence. G était la fille de Stanislas Leczinski , que Charles XII avait placé sur le trône de Pologne, et qui en avait été renversé par Pierre le Grand, La marquise de Çrie la vit, et la lit reine. C'est ainsi qu'une femme, modèle de vertus, de pureté et de modestie, dut le trône à une courtisane. Elle épousa Louis XV le 5 septembre 172S, et la marquise de Prie, qui espérait gouverner en son nom , lui fut attachée en qualité de dame du palais. Mais son règne fut de courte durée. Le crédit S( andaleux qu'elle avait à la cour ext itait contre elle , 1 indignation publique» £lle affecta d abord de se moquer de ses ennemis; on raconte qu'elle ne faisait que rire des remontrances qu elle recevait du parlement, et qu un jour elle les fit jeter au feu, sous prétexte qu'elles sentaient le style de province. Quant à Paris du Yerney, il avait encouru f indignation de la noblesse et du clergé, en essayant 'de soumettre à Timpôt ces deux ordres privilégiés , ce qui paraissait alors le comble de Faudace. Bientôt tout le monde s'éleva contre le duc de Bourbon , qui finit par succomber.
Ce fut labbé Fleuri, ancien évéque de Fréjus, qui eut le bonheur de le renverser et de succéder i son
pouvoir. Jusque-là il n'avait été que précepteur de Louis XV, mais il était parvenu a s attacher son rojal élève , qui avait pour lui une amitié et une confiance sans bornes.