LIVRB IV. PART, I. CHAPITRE U
Le règDe de Louis XV n'est que le règne de toug les intrigants et de toutes les intrigantes qui parvinrent tour à tour à prendre de rascendant sur Tesprit d'un prince devant lequel s'inclinait encore la France) accoutumée à respecter dans ses souverains les représentants de sa gloire et de ses intérêts* L'histoire est donc obligée de se conformer à ce changement, et il ne lui est pas loisible de dédaigner ces scènes d Intérieur qui ressemblent à des révolutions de sérail| mais qui avaient pour conséquence immédiate des révolutions dans la.politique de la France à lintérieur ou à Tex* térieur.
Voici comment Voltaire raconte Tavénement de labbé Fleuri ;
« Une des mortifications du premier ministre était que , lorsqu il travaillait avec le roi aux affaires d'État, Fleuri y assistait toujours, et que, lorsque Fleuri faisait signer au roi des ordres pour TEglise , le prince n'y était point admis. On engagea un jour le roi à venir tenir son petit conseil sur des objets de peu d'importance dans la chambre de la reine; et quand révéque de Fréjus voulut entrer, la porte lui fut fermée. Fleuri, incertain si le roi n'était pas du complot, prit incontinent le parti de se retirer au village d'issy, entre Paris et Versailles, dans une petite maison de campagne appartenant à un séminaire. C'était là son refuge quand il était mécontent ou qu*il feignait de l'être.
« Le parti du premier ministre paraît triompher pendant quelques heures, mais ce tut une seconde journée des dupes , semblable à cette journée si con* nue, dans laquelle le cardinal de Richelieu, chassé par Marie de Médicis et par ses ennemis, les chassa xous à son tour.
« Le jeune Louis XV, accoutumé à son précepteur, aimait en lui un vieillard qui, n'ayant rien demandé
jHSfliAf-U ^piour .saiaimile inc&nioue à la oour, n^avait d'autre intérêt ^ue ceUû 4» ^ Fkuri èak
plaiwt par^ douceur ie âM<c«r9CiàM, par les agmments de sao ^prit lu^nrel et facile. U n'y avait pas j.usqu à sa phy&ioooniie douce et imposante , et jus-
Îuau de ^ voix qm ii eût subjugue le rod. M. le uc ayaat reçu de la nauure des qualitea eonivainM^ inspirait au iroi une sjBoràtâ sépugnanoe.
« Le monarque , qui uanrait janaîs mmfmé 'de velouté, qui avait vu avec iuditifeFence son gouverneur, le marecUai de Villeroi, exilé par le duc d Orléans, régent; qui, ayant reçu pour femme une enfant «de m ans , sans être surpris , 1 Anaît ¥ue pemir cowaie un oiseau quon change de cage; qui avait épmisé la fille de Stanislas LeczuKski, sans taire attention à elle ni à son pere; ce prince euiiiu, à qui tout par^ûssait égal, fui réellement affligé de la oretnaite de 4evêque de Fréjus. Il le redammda wnemeBt , non pasieeaane « enfant qui se dëipke (fiiaud on «han^e sa BMirrioe, niais comme un souverain qui ^ouinience à sentir qu il est le loditre. il Et des (reproches à la raine , qui ne répondit qu'avec des lariiu¥». M. le duc fut «obligé décrire Uû*méiue à Tivâ^e^ set 4e le prier aa idmi du roi de revenir. »
Ministère de Fleuri. — Depuis Vexil du duc de Bourbon, l'ieuh se trouva ie nsuaiUre de la France. C'était un esftfrit aoUde 40; prudent, poréférant la réalisé à lapparence, et régnant d*une manière abaiekie.saiis vouloir paraître posséder un lel peuvoir.
Fleuri, quoiqu'il gouvernât .en despMe, ne prit Ipointconune Ma^arin et Richelieu le tiiie de premier ministre, quoiqu'il se £àt iait neaaeaer eaMunal. Il voulait le pouvoir sttos Mose vaine MteMatiott* 11 Ait simple et économe, et prouva jpar siMi exemple que *^ les esprits doux et conciliants sont faits pour gouvi^ri^er les autres* »
Fleur! , fêot son êifftj son cavaclère et sa pnteiÎMy ^smit eire «ni ^ la pauL. il kmm ¥nmm vvftmwr
tranquilieniient les pertes ^ulelle avait essuyées au oommeucemeiit du dix-huitième siècle; il iavoFiisa ragoioulture^ iÙMluiitnÂfi et le oranB^rce, sans Touloir faire auouM innovilioa, ^ilut, dit Y.oltaiv«, l'fitat enmmQ un oovps puÙMint «t mbttiate ^lii se tétal>lit jfe iui-iiième.
La Franoe s eadorattt jMnsibleraent éous le goiuiw» neneièt tinakde du TkuK pvâtve. HeMteusenMBt povr «lie, son MMîieflM maie, Tiji^elMFe, éproimnt
le même besoin de repos aj>rès les l<>nguts agitations qui avaient suivi sa seconde ré^voliurlioin. Le nisbFe iRûhfirt WalpoJe , iditiine«ne»t UBi avec Fleuri, fsfeftît d'tm 4aaBafllàre aoasi pacific^ue qw oïditi du «m*» fiistre français. Ces deux hommes maimtia'rent ki paix en Europe jusq-u*en 1733. Peadant ce long espace de t#Hap&, le& uaiioDS £iii«nt li«wi»i|âes et réparèrent 4eurs ealanaités paefiées. Ceftie paùc ^^niérale ine lut 'ttroublte qu'huai instant fstv une ^m^me de eomi^e durée , et qui éclata l'année «ttieuie où Fleuri deviint jHÛnistre.
iSkMoriips enire l'E^ÊÊkgneM VAutiiche^ leÊmméÊS par la madiatî^m de Ja Framoe st 4I0 V Angletenre. —
En I7s>ii, un congrès s'était ouvei t à Cambrai saus la juiâdmion de (la Franoe ot^de 1 Ai^leterre, pour terjBkaer les diiiférends qui sub&idiaèanit encore ent»e l'Espagne et i'Autnolie. Apaàs le «enxoi de Kvohmit^y Philippe V, ixpîié , rompit aussitôt le congés de Cain- Jttiai en rappelant ses ministres, et envoya lUpperda à VioMoe pour ménager un trailé de paix séparé mec L*erafpe«eur. Par*k tsawié de Vienae, si|^é le 3o wril I7S>.5 , le mi d*-Espagne reconnut ]A 'pragmaticfue sanctmn^ par laquelle reuipi irur Charles VI voulait assui^er sa auccession à sa ààU^ Maxîe-Thérè&e. Les deuK Mw«nîiia, oubtiaBct vittgtKnnq années de discoïdes
384 HIStOISB DBS TXMP5 MOOnVBS.
sanglantes, s'unirent ensuite par le pacte le plus in^^ ttme. Lempereur promettait à TEspagne son inter* ▼ention pour Taider à recouvrer Gibraltar et le Port*
Mahon , que les Anglais avaient gardés, après s'en être emparés dans la guerre pour la succession d'Espagne. Ji^hîlippe Y, de son côte , accordait aux sujets de reni> pereur la libre entrée de ses ports avec les franchises dont jouissaient les nations les plus favorisées. Le mystère dont les deux souverains avaient entouré ce traité avait donné lieu aux suppositions les plus étran-
fes. On parlait d'un mariage entre don Carips et [arie^Thérèse; on parlait aussi d'un projet de replacer le prétendant sur le trône d'Angleterre. Aussitôt la France, F Angleterre, la Piusse, la Hollande, la Suède et le Danemark, ionnèrent une alliance contre r£spagne et T Au triche. On armait de toutes parts, et une guerre générale paraissait imminente.
En 1726, les Espagnols venaient de mettre le siège devant Gibraltar, lorsque Tintervention de Fleuri prévint un embrasement universel. Un traité, connu sous le nom de préliminaires de Paris ^ stipula quil 7 aa* rait une trêve de sept ans. Des conférences s ouvrirent à Soissons , et Fleuri fut assez habile pour détacher TEspagne de l'Autriche, et rompre celte alliance monstrueuse qui menaçait d avoir des suites funestes pour la France. Les Anglais soutenaient le cardinal; «t , le 9 novembre 1729, un traité de paix et d'alUance offensive fut conclu à Séville, entre la France, l'Espagne et 1 Angleterre. Ces trois puissances f^^mantis- ^ient à don Carios, hls de PhihppeY^ la succession des duchés de Parme, de Plaisance et de Toscane. Uempereur, irrité qu'on disposât sans son aveu de provinces ({ul relevaient de l Empire, rappela son ministre de Madrid, rompit toute relation diplomatique avec r£spagne, et envoya une armée dans le Milanais pour s'opposer à lintroductîon des troupes espagnoles
en Italie. Toutefois un second traité signé à Vienne , • en 1731 empêcha encore les hostilités. Philippe V reconnut la pragmatique sanction , et 1 empereur consentit à oè que six mille Espagnols fassent envoyés ' pour tenir garnison dans les villes réservées à l'infant. En même temps, un décret du conseil aulique de Vienne déféra la tutelle de don Carlos à Jean Gaston^ grand-duc de Toscane, et à la duchesse douai* rière de Parme. Ainsi se termina , après de longues^ négociations, une affaire qui avait railli causer une guerre générale. L'Europe semblait devoir jouir d un repos de longue durée, quand un événement imprévu, la mort du roi de Pologne, Auguste II , vint susciter de nouvelles discordes.
Guerre de Pologne. — La Lorraine est réunie a la France. — Stanislas Leczinski avait été élu roi de Pologne en 1704, par la protection de Charles XII et des armes victorieuses de la Suède. Mais après la bataille de Pultava , il avait été obligé de céder le trône à l'électeur de S^xe, Auguste II, protégé par le Uar Pierre II. Ce prince mourut le i^*" février ijSS. Austttot le parti de Stanislas se releva, en opposition à celui d'Auguste III, fils du feu roi. Stanislas réunit jusquà soixante mille suffrages. Son âection était donc légitime autant que solennelle. Mais Tempère ur Charles VI et la Russie s'opposèrent à Télé va tien du beau-père de Louis^'XY, et sans s'inquiéter des menaces de la France qui déclara qu'elle regarderait comme un motif de guerre toute violation de la liberté d*élection des Polonais, ils firent une nouvelle diète, dans laquelle l'intrigue assura la supériorité à rélecteur de Saxe, Auguste III. Les troupes russes et autrichiennes , unies à celles de la Saxe , entrèrent en Pologne, dispersèrent le parti de Stanislas, et forcèrent ce prince de se réfugier à Dantzig, où il se vit bientôt assiégé.
ir. . «7
Villars et tous les 'vieiix généraux de Xouifi XiV poussaient à la gaerve. li& ^prétendikient qu'on lae poumt seidispenser «de aoiiteiHr Jss {dvoito iégitimes du beauu'pèare deiLouk XV. F4ewri msiêtA d^aberd «t finit par se laisser forcer la main. Mais, craignant de donner de F ombrage à T Angleterre par des prépamtifs iHUtritimes Irop coniidérâbles , i\ «'«nwpa-au se»
• cours ée âtm^aS'-cpirum ^petii^e mradre avec quînce «eiitB homnu»» de 'débarquement -CétAit trop peu pour réussir, mais assez pour roni promettre le nom me la France. L'oiiicîer qui, dtîS ooniHiandait) w^^Km-
. • Jnttpas les «saovifiev «n«MkemeKt, 'wntJnerlàKlher mm fcs joÀlaB .dii(D9iieiiMrrk.y après ^oimoMDu TimpoM. Lilité de secourir Dantzig. LafHbamulear de Franee à Copenhague, le comte de Plélo , s'étant rnis à la iléke de oette petite troupe , mai«:ka vers Oantzig ^ . ae ttter dans île oombat. Ses , çMipagiioiH i^nobt ',£iita pvisanasers -et <Knid«il»>6ii Awssie) on riaspAm^ itriee Anne les traitai iivtc bonlé. Mais son général, Munich, eut la barbarie de mettre à prix la tète de
• jScanislas ^dans le pays même qui ravait élu roi. «Le :pviiiee eut de- 1^ peine 4 s^kapper jde ^Dantsîg sms tnn dégfuiseinent; ^Quelques îo«irs -après,. Dantzig 4e8pi- 'ftula et reçut une garnison russe (28 juin 1734).
Fleuri, en intervenant a«i5si faiblement dans les Àfhiïwàu. Nord, montra qaii ne- comprenait qM»4t -aolisîqueqtie i^lévatiofi'r^entedeilai^fiâissieinipo^^ iliifHiis XVi Peftt-éiremsBtJa gloirenoente^*eUe«rehait .de conquérir à Pultava et la crainte d'aventu-rer une ;^armee dans des «cxHilr^ ^aussi lointaines yempéelaérent-^les de tirer iw^ngOÊU^ jàe Toutraige que iBîuiie .4e Grand 'fiiirw- mm^ fipii|içais;4^iioi qu ai «n 'Mit, cédant à cette vieille havM ^nationale qui depuis si longtemps animait la France «ontre l'Auti i( he , il avait dirigé tout son ressaoïiment contre lempereur qui avait assisté les Russes contre StanislaSt. oroi «d'fi0-
La reine d'Espagne, Isabelle de Parme, espérait pour son fils don Carlos un plus grand établisse* mmt que Parme, Slaisaoce et la Toscane. ±Uie aspi* xmt à le placer; sur le trône rde Naplts» Depuis «lona^ 4emps ette cherckait :daii8 oe «but une .MGMicfn Je rompre avec l Autriclie. Lorsqu elle fut décidée à le iaire, elle aftccta tout à coup de s'indigner des mpponu de vasâelage.dacis Jcsquek l'iofant allait se lecAineriTÎsrèHnsKlersenipeanBnr^ eii sa qulitéide poptnce ^ Parme et «le ToBonne«£lle déclara ^*e!ie regardait comme un outrage pour la maison rie Bourbon les /eiQBialités féodales de 1 investiture , ^t eile se rapproeba >eD.oQnséqiiei)oe du cabkiet de YersatiUes. Le aS iDotoiiir0i72â^ UQ'traîaé.d'aittasiee aurait, été 4xmclii. «titre k finmce 'et l*£s pagne». Le roi 4e iSardaigne accéda à ce traité. Depuis longtemps les souverains de la Savoie étaien t accoutumés à former et à rompre des alliances, dans Fintérét de leur agrandissement; -et «stte politique estucieiise et iperfide leitr avait assez lnen?réu^i jiisqcKUovs. llse*-étaien€ en. effet maintenus entre la France et rAutriche , c'est*à-dire entre deux MUSsauGcS'eATakissantes | et non^seulemen t ils s'étaient BÛMtttuiB , mais fis a^aiem igramli, et étaient enfia âteaeiHis rais. Le moiimau loi de Sandaîgne , Gharle»» iEmmanuel , convoitait le Milanais ; et ce lut par l'appât <le cette proie que les rois de France et d'Espagne IJentrainèreut dans leur alliatnoe. contre rempemir^ ii'amît*poiM offeDséjcepniice. On vit alors une chose «|iii'inMtra bien coinbie« Cout était changé depuis la paix d lJtreelit. Sous iLoufis XIV, la France avait été la puissance prépon-' dévame «n<£urope, 'et tse n'était pas sans Maison que IMIes le» AatÎMAis avaient redcNité- son ambidon et ees firojets.'de^ooaiiqiiéce. Ibnics «eles fois ^uele ifrand voi
388 BISTOIEB DBS TEMPS HODBaNBS,
avait été en guerre avec FEmpire, TAngleterre et la HoUande s'étaient hâtées de prendre parti contre lui. Cette fois, on vit ces deux puissances délaisser TAu*
triche, pour laquelle elles s'étaient si souvent déclarées contre la France. Voltaire atti ihue cette conduite de nos anciens ennemis à la réputation de sagesse^ de modération et d équité que la cour de France avait acquise sous le ministère du cardinal de Fleuri. Peut-cire cependant n'y avait-il pas lieu pour la France de trop s'enorgueillir de cette bonne opinion que TAngleterre et la Hollande avaient conçue d'elle. Si ces deux puissances gardèrent la neutralité , c'est que la France était déchue du ran^ qu'elle avait occupé sous Louis XJV, qu'elle n'inspirait plus de crainte, qu'on était rassuré sur ses projets. Nous sommes en eiCfet parvenus à une période de décadence. Depuis la mort de Louis XIV jusqu'à la mort de Louis X.VI^ la France déchoit peu à peu, et ne cesse de s'affaiblir que lorsque la vieille monarchie disparaît et fait place à la nation.
La France commença la guerre par la conquête de la Lorraine, dont le duc François-Etienne, futur
époux de l'impératrice Marie-Thérèse j était destiné devenir la tige d'une nouvelle maison crAuiriche. Maîtres de la Lorraine, les Français passèrent le Rhin ^près de Strasboui|;, et s'emparèrent du fort de KeU au mois d'octobre 1733. Le maréchal de Berwick qui îescomniandait venait de mettre le siège devant Philips* ])ourg, lorsqu'il fut emporté par un boulet de canon (lA juin 1734)* Toutefois la ville fut obligée de se rendre 9 et reçut garnison française.
Pendant qu'une armée française triomphait sur le Rhin, une seconde armée, composée des troupes réunies de France, d'Espagne et de Savoie, se rendait maîtresse de l'Italie. Le maréchal de Yillars^ déclaré généralissime des armées française , espagnole
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et piëmontalse, termina sa glorieuse carrière par la prise de Milan, dont il s'empara à l'âge de quatrevingt-deux ans. Les maréchaux de MailleboiSj de Coi*
fnj et de Broglie poursuivirent le cours de ses succès, amqueors aux oatailles de Panne et de Guastalla (aojuin et 19 septembre 1734), ils rappelaient par leurs victoires l'époque glorieuse où la France avait tant brillé en Europe.
En même temps , le duc de Montemar, général des Espagnols , remportait une victoire décisive à Bitonto, dans le royaume de Naples, Bientôt après Tinfant don Carlos fut couronné roi à Palerme, et reconnu comme souverain légitime des royaumes de Naples et de Sicile. Ainsi l'empereur expia cruellement la faute qull avait faite en soutenant en Pologne un compétiteur de Stanislas Leczinki. Il avait perdu presque toutes ses possessions en Italie, et n'était plus en état de soutenir iine lutte inégale contre la France, TEspagne et la Sardaigne. Réduit à demander la paix, il fut trop heureux de Tobtenir aux conditions que lui imposait la France victorieuse.
Paùc de Vienne (ijSS). — Il fut stipulé par cette paix que Tinfant don Carlos serait reconnu comme roi de Naples et de Sicile. Stanislas Leczinski devait abdiquer la couronne de Pologne, mais en conservant les titres et les honneurs royaux. Il devait obtenir pour dédommagement les duchés de Bar et de Lorraine. La maison de Lorraine obtenait en échange Texpectative de la Toscane, dont elle devait hériter après la mort de Jean Gaston, le dernier des Medicis. On sait que cette province avait été promise auparavant à l'infant don Carlos. Le grand-duc de Toscane était près de sa fin, lorsqu'on lui apprit quel nouvel héritier lui assignaient les L'iandes puissances. On raconte qu U demanda en plaisantant « si on ne lui .désignerait pas un troisième héritier, et quel enfant
^fgi^ HISTOIRE D£S Tl^Mfâ^ MOi)i££kN£â.
VEmpjpei ht France, ▼«nlaitnft ckfinavi ^"QfuMwm^
duchés de Painie et cle Plaisance, qui devaient a ppar^ tenir à don Gaitlos par droit de naissance, ils fusenlf cèdes à rempereiir<Chaii«9iY<I.eo> toiae propriéié.'liik Mkdttt'Sbrdaigiiej avttit;eapérë' s*gg«a«4ir par ht. mncfÊbkt du JuKlanaifi, v^en-omiai qu'uiief petite pav-" tie, comme le Noitaifais, le Tortonaîâ et lés fiefs desi Langues. L*empereur ^nserva le reste d^. ce< duché ^ qu'on avait regardé de tout temps cointnerm fief^de rfin|KMre.'IiBri!ëaiikat le plua important potir kiFiaMM était lat cessioii'i de là Lorraine à Stanislas^ Cette pro-^ TÎiiee allait revemr à la France aprè& la mort de ce pirince, et fomier ai^6c FAlsace ses irentière&ida l'esu
* la fVancei, toufle déchua qu'elle était et goumniéa par» im. ministre oetogénaire, a était relevée; elle arrak été assez forte pour obtenir la Lorraine, et donner le royauiiio delSaplesaux Bourbons d Espagne. La guerre tacuisée, la paix régnai de naiiveau dans toute l'Europe^ et la fkanoe, eoaame aux beaux jottis-de sa gloire , Tedewiirt' pour quelque- temps Tairbitre ei ki médiatrice de l'Europe.
' Guen^e pour la succession d'Autriche. — Charles Vf était .mort au»nK>ii d:'octebne 1714^ Cei prince narail été/ occupé^ pendant son règne, que de la penaée d'mnrer la succession de ses États k sa .fille aînée , Tairohiduchesse Marie-Thérèse. Il avait publié dans ce hnt sa pra^niaticpie sanetioB^ p£^r laquelle il appelait n-Joi euecéder ses filles, de paéfésence à celles de son frère Joaaph» Après de longues néj^diatieM^ il était pairrenu à faire approtxver cet acte par les états provinciaux de tous ses pays héréditaires; par ses nièces et par leurs, époux, les électeurs de Saxe et de Jkkiv tière; enfin, .par k iphipart dea -gcandea pnissÉiiceft VEtiriipe.
* Et , cependant , il se présenta à sa mort une foule de ptétendants qui aspirèrent à sou loiëritage. Cet he^ .
qiptfidft- laf HongfWtfi ei^ckfla •Bohême^ de^'la-SouftW-
aiiitrichienne, de la haute et basse Autriche, de la Stprifi ) de la Canhathie-, de la Carnioley-de la FlamàiM^^ dm BuBgaUy des quatce ville» fiMHiiiiMS^) dwIknBf^^ duMnotjAs dutlSyiHrii) dtt^ACHafiaîiy du;Mafiiio«»),idu« dmehe de Panme.
. Ma rie -Thérèse y fille aînée de Charles VT, se fondaîl sur^.lft chroit naturel qui Ta^pelait à Vhéiitagjp de; soa. pène^ '«irsiatpisgpMliqjli^imiiiliaii ;qoi wJàwamh câ dmit, «cti sur la* gavantie • dei prea^M tonteS' haa puis-* • sanees. Les princes qui lui dispuiiaient ces. Ta&lje& doni^nes, en tout ou en partie, étaient :
1^ I«£leotmui dei Jiavièfie^ Chack^-Albert, qtu ùmF dait ses prétentions* aun un tesiameiil de rem|Mreur> FaadÎMMid r% frèr» da Ghatrles-Quint.
Auguste III, électeur de Saxe et loi de Pologne^ qui alléguait les droits de sa femme, fille aînée de TainfMeseur Jo&ephF% frère aîné de Charles \L il. prétendait, que la garantie qurii avaii donnée à h prag'malMfue* ne ponwét infinner un acte de sueoeMion,
dreàsé, en i^o3j eriLie 1 empereur Léop^ld el ses deux fils, Joseph P*" et Charles VI, et qui portait que les, fiUea^de Joseph devaienti hiérii^r de pDéiéraaceàrQeUfia . deifl0n£ràre«
3^ Le roi 4*E6pagne ^ nschnaift. kst woymwmm : de
Bohême et de Hou^irie, en vertu dune convention
Eassée eutre rarchiduc Ferdinand de Grala^ et fhi- . ppe IIL La cour d'Espa^ney eit faisant revivie ees dmia oïiUiée « ne cbavcfaait en ràiKilë qiie lea magunsf de*ipiooufer à. Ftnfiuit.dett Philippe un étabhsfienieat en. Italie, aux dépens de la maison d Autriche.
4»^, Le rai deSasdaigney eahii9.iN^eDduyuait le duûbé. de^MËlao , se fondanaam fe contrat de mariage de sott trisaïeul Charles-Emmanuel,. duo daSavoier, avec- Vint- . ùim& Gadierine^ fille, de Philippe II , roi d £spagiie«
<Api<ès tous cm prétendants «urMt plaidé leur cause par des mémoires, on comprit enfin que les
armes seules pourraient trancher la difficulté. Une guerre générale était imminente; et, chose singulière, elle commença d'un côté où personne n'avait encore tourné les'yenx. Ce Ait la Prusse qui donna le signal» Cet État, jusqu alors peu important, était gouverné par le grand Frédéric. L'occasion était honne de s'agrandir aux dépens de 1 Autriche. Frédéric la saisît. Prévoyant avec tout le monde la guerre générale qui allait éclater, il résolut d'en tirer avantage , et forma des prétentions sur la Silésie, à laquelle il n*avait aucun droit. Déjà la Saxe, la Bavière, l'Espagne et la France faisaient des préparatifs pour créer un emi^** reur; car l'électeur ae Bavière n aspirait à rien moins
3u*à Tempire. La position de Marte>Tbérèse devenait e jour en jour plus difficile. En effet , quoiqu'elle eût reçu les hommages tles| états d'Autriche à Vienne, quoique les états de Bohême et d'Italie lui eussent &it leurs serments par leurs députés^ elle ne pouvait compter en réalité que sur les Hon|[rois , qu'elle avait gagnés par son langage noble ot her, et surtout en consentant à prêter l'ancien serment des rois natio- ^ naux : » Si moi ou quelques-uns de mes successeurs ^ « en quelque temps que ce soit, veut enfreindre vos « privilèges, qu il vous soit permis, en vertu de cette « promesse, à vous et à vos descendants, de vous détt fendre, sans pouvoir être traités de reheiles. »
Dans ces circonstances, le roi de Prusse réclama la basse ^lésie, offrant à Marie-Thérèse, si elle lui cédait œtte province , le secours de ses armes contre tous ceux qui lui disputaient l'empire. Marie-Thérèse, entourée de tant dennemis , eut Vimprudence héroi* que de refuser. Aussitôt Frédéric li envahit la Siléii6| au mois de décembre 1740.
Frédéric II hasardait beaucoup en commençant seul
LIVRB IV. PARX. I. CHAPiTE£ I.
raltaqtie oootre l'Autriche; mais il comptait wec raison sur 1 appui de la France. Linrerêt de la France était en effet de soutenir contre l'Autriche le jeune âectear de Bavière , Charles-Albert , fils de ce prince qui avait été Fatlié fidèle de Louis XiV, et qm .avait tout perdu pour lui après la bataille d'Hochsttedt. En plaçant sur le trône impérial ce jeune prince, Louis XV €t son ministre mettaient enfin un terme à la longue rivalité eutre les Bourbons et la maison d'Autriche ; ils eouronnaient Fœuvre commencée par Henri IV , et continuée par Richelieu et Mazarin.
Toutefois, quoique l'intérêt de la France parlât haut et clair ^ le vieux Fleuri hésitait à compromettre sa réputation dans une guerre européenne. Mais le cri d'une partie de la nation , le vœu presque général des officiers, les conseils surtout du maréchal et du comte de Belle-Isle, tous deux petits-fils du fameux Fouquet^ remportèrent enfin auprès du roi.
Fleuri j au lieu de se retirer , comme le lui conseillait son honneur, resta au pouvoir, et faisant taire sa conscience, se jeta dans une entreprise qu'il désap« prouvait.
Le maréchal de Belle^Isle partit sur-le-champ pour la Silésie. Il se concerta avec le roi de Prusse, puis avec le roi de Pologne, électeur de Saxé, et la plupart
des autres princes de l'Empire, Tous consentirent à placer l électeur de Bavière sur le trône iuipérial. Ce
E rince, soutenu par une armée française, pénétra iiaci- »ment en Autriche, tandis que Marie»l?hérèse neréaistait qu'avec peine au roi de Prusse, qui se rendit maitre de Passau, de Lintz, pendant que des partisans poussaient jusqu'à trois lieues de Vienne. L alarme ré|[nait dans cette capitale, et Ion se préparait à un siège. Tout le monde s'attendait à la pnse de cette ville et à la ruine entière de Marie^-Therèse (i74i)- Abandonnée de toutes les puissances de 1 Europe,
Marie-^TlMevèse;d^loyt uiifCioimge' TiriL^fiii la-iMuiBraw Elle sortit de /Vienne, et se jeta entre les? bras de ce» WÊêmes Hongrois que son père avait traités si fis^èra^» laent. ËUe»raâi«iiibb lâs .^aHe opdtios à Presbouvg^ «t eik y parut , . tdOtm.: entre' kc biat: son ' fik. akwy enfant ail beroeaiU' : « Abandonnée de mes amis y leur « dit-elle en langue latine , persécutée par mes enne- « niis, attaquée>par mea^fdus proches pareftt»| }^Mm m de MssMtrce dau.rotMifidtlité, dan» Tatre cou* « rage et dans ma jcmiilaifce^ îe-itMtSien^YOS' iiiain.k^ «.fille et le fils deTos rois, qui attendent de vous leur « saliït, » A ces paroles prononcées d'une voix noble et iouclaante^ touaiea membres de raMemkléo tim^ WDtt leuFf épéea en s'iécriant :» iU^rtomir' '/iiv nêetm diawÙÊ^Thêfmim^ «-Mmiiow pon i)oCt#t rêi Marie-tThérèse. » La nation liong£oiâe tout entière se souleva en sa faveur.
• ' Pendant ^e^Marie-Thérèse enibiamait aios le^aèle ëes Hongrois^ ellfitflollioitaîâ ebiobtenaitidc» musowm drargenitde rAii|^yBl«Tfe et' de la Holkfide| «ttemagoi»
ciait avec le roi de Sardaîgne, et mettait tous se& soins à discipliner ses armées. Toutefois , malgré ^n Mmrage et sob activité, elle atuiiît succomba» Aaar.lei fimijas. de ses.eaneans;! Déjà le roî de Piusse anrait'terr ttiÎBé la ooncpéeet de la Suésie, par la prise deBrieg^ et deBreslau; puis il était entré en Moravie, et s'y était emparé d Olmuix. L'électeur de Bavière, de âUià eôté^ a était, fait. eounoBMr' archiduct d'Aittmfaa è Utiim^ mais; au «lien ide maacher. sur Vienm, i^i mmm^ mt pu» lui opposer une «longue réftistance^ il péDétm en Boiiéine, et.donna ainsi à iAIaBie«>Thénèse.lejtcaupa de respirer*
■ « ODierojaît que lès armées deFimca.'etidellaviàni victatieiisaa aMaieMtaasié^er'yieiiiieiJl.iBiiit Mt^fmm
faice ce que leujiemi.cramt.. C'était un^.de .i^âS ' coups
une fois et qu'on ne. retrouve plus. L'électeur de Bar-, vière avait osé coficevoir l'espérance de prendre Arienne; um& ilM séi9Âl.f9ml ptsèfOiaé k ce siège; il.»avaîi ni gf03 caïuNM^ 4Ûf inmiliona» lie oird^iwi. d^Wlmiïïkawak point! porté'Mttfms juêqiiariiû'doii»ner celte capitale; les partis mitoyens lui plaisaient l il aurait voulu diviser les dépouilles avant de les avoir, et ii ne prétendait pa3 sjfM^ llempeniHUi: qMiib
m I«'anBM de. Fiain€e),au,ordmi. d» Vè\t0imtiim
B^viière,^ marcha donc vers Prague, aidée de^vingt miU^ Saxons, au. mois de novembre 174^^* Le cointe Mmnf» de Saxe, &ère naturel dti^ roi d« PologM^ aliifiin h iîUe« (k^g^Mml , waiD^lar.fopoef dis coupt singulière du voi $0m père,, aveci ht douoem àt^raesk . esprit et la même valeur, possédait de plus grands^» tî\ii|ftfft {HMur la guerre* Sa réputation l avait fait élire, dlpM'^nAmuiM vois^»jGUi€ de Courlande,. les^^ jttitt iy<»â} piaift ftnsakr^ npi .dcmnaîa dea lois au Nwd^ . lui avait enimœ ^piei tout un peitpliB Im »«att ae^cprdé. Il s'en consolait dans le service des Français, et^dws ifis Aff^émemsi de Isl scNsiété da cett«& nation, . qui ne le connaiasailipas #iionDerittSflS&>
««.Ht bUmt OH prearfre f fagiibe?en.'peii dia joars, on abandonner l'entreprise. On manquait de vivres, on éteit dans une saison avancée; cette grande ville, quoi- • iKMTtyiée^, .puiiivait aisément soutenir leai pw*<
in)ève»<atiaqfi«i l^gwwilOg^ é^nm* Mffee^ ifUt^ommandaîtdaBs kpiaee^ awtlwwi'nullè
hommes de garnison; et le grand-duc marchait au se* cours avec une avmée de trente mille hommes. 11 étaifc, d^il amvéi ài laÎA^iieiaes . de l^sague U i^i . u^s^emkre^ mm *wm% m^oMt^ hk Viiaii^i» «a, kti SaMns-dbnr
f^ lk àmèhdtw^ auaq^^ei^ avi^n^unigfaQgd firacas dW ;
396' HiBimM DBs rawft 'iMiBMm;
tUlerie , qui attira toute la garnison de kur «dié» Pimdant ce temps, le* comte de Sofxe, en eilence, fait
préparer une seule échelle vers les remparts de la ville neuve, à un endroit très-éloigné de Tattaque* J^I. de Cbexer^f alors lieutenant-colonel du régiment de Beauce , monte le premier. Le fils aîné du maréchal de Broglie le suit. On arrive au rempart ; on ne trouve à quelques pas qu'une sentinelle; on niorite en foule, et on^ &e rend maître de la ville; toute la garnison met bas les armes. Ogilvi se rend prisonnier de guerre anpeo ses trois mille hommes. Le comte de Saxe préserva la ville du pillage; et, ce quil y ( ut d'étrange, c est que les conquérants et le peuple conquis furent pêle-mêle ensemble pendant trois jours ; Français, Saxons, fiayarois, Bohémiens, étaient confondus, ne pouvant se reconnaître^ sans qu'il y eût une goutte de sang
répandu.
« L'électeur de Bavière, qui venait d'arriver au camp, rendit compte au roi de ce succès comme un général qui écrit à celui dont il commande les armées. Il fit son entrée dans la capitale de la Bohème le jour même de la prise, et s'y fit couronner au mois de décembre... • De là il alla à Francfort recevoir la couronne d'empereur, sous le nom de Charles VIL
« Le maréchal de Belle* Isle , qui Tayait suivi de Prague à Francfort, semblait être plutôt un des pre* miers électeurs qu'un ambassadeur ae France. Il avait ménagé toutes les voix et dirigé toutes les négocations; il recevait les honneurs dus au représentant d'un roi qui donnait la couronne imp^ale. L'électeur de Mayence, qui présida à l'élection, lui donnait la main dans son palais, et l'ambassadeur ne donnait la main chez lui qu'aux seuls électeurs, et prenait le pas sur tous les autres princes. Ses pleins pouvoirs furent re*^ • mis en langue française : la chancellerie allemande, jusque-là, avait toujours exigé, que de telleâ pièces
I^IVEE I¥. PAAV. X« CHAFITAE I. ùgj
fosMBt présentées en lodn, comme étant la langue d*un gouvernement qui prend le titre d'Empire romain. Charies-Alb^t fut élu le 4 janvier 174^, de la nmnièfe la plus trananille et la plus solennelle. On raurait cm «ti eomble de la gloire et du bonheur; mais la fortune changea, et il devint un des plus infortunés princes de la terre par son élévation même (i). »
Ën ^fet, malgré tant de siicciS) on ne tarda pas à ^ s'apereoroir de la bnte qu'avait commise Tannée fran*
çaise,en ne marchant pas sur Vienne quand elle pouvait le faire. Marîe-iiiérèse reçut des secours en argent de Flandre, de Venise, de Hollande, d'Angleterre, et eDe eut le temps de lever une armée dont ses fidèles Hongrois formaient le corps princi^L En même temps, comme il arrive toujours, la mésintelligence éclatait entre les allies. Les Saxons se plaignaient des Prussiens, et ceux-ci des Français, qui n'étaient pas plus contents des uns et des antres. Béjà les &ti^es et les maladies avaient provoqué des désertions; il devenait difficile de faire des recrues; l'armée ionJait visiblement; chaque jour ses rangs s éclaircissaient , tandis que les Autrichiens acquéraient des forces nouvelles. . Les habitants de la Bohême se dédaraient hautement pour le prince Charles Me Lorraine , frère du grandduc qui avait épousé Marie- iiiérèse. Il commençait à faire avec succès une çuerre défensive, attaquant à rimproviste les Français et knrs alliés dans un pays < boise qni leur était peu connu , coupant leurs convois', et les harcelant sans relâche avec ses hou$sardSy ses croates y ses panc/ours et ses talpaches. Le jour même où 1 électeur était proclamé empereur à Franc- > fort , un corps de Français et de Bavarois , auquel - Cbailes^AJbert avait confié la défense de la haute Au-
(x) ToUaire, Siècle de Loiiift<XIV, chap. vxi.
de capituler à Lintz.
Mort de Fleuri {ij4i)* — Le cardinal de Fleuri^. conmeDGMt à/^âviner quieUeficsain i'iisiM.de Ja gmm^ fit'.am'ichoM^atBSiilMtauai q«i'iiiipvudbDM^> htm jjÊàâm tfj4^ , iUécmit atr gémm«ifo Kînnigsedk «m*
lettre dans laquelle il déplorait cette sfuerre r « Bîea « des gens savent, dit-il, combien j ai été opposé ^UL. «résolutions queiHOus avc»».piâses, et 4|m i'iaàékmmi
«^t'tarop'îfiairaffe de tijm< w-qinifM paam^mr^M'
« pas derînep celui qui mit t0ut en œuTre pour déter-- « miûerle roià entrer dans^m^ligm qui était. si: ooiif- «<csMre à nion^goèl ce à' mm pviinpes. >. Le général aiitmhtcii«oiiiniuiiafO« cgttgAiMge épkre-àîMaiiai' Thérèse, qui la fit imprimer. C'éta^pea encsotirageanft^ pour nos alliés. Le cardinal perdit la tète lorsqu'il sut: que sa kttre était conBue du.pibb;. Dans &oa. i^adin gttation^, il en^icnl nwsncnriJi wili général jmaiolBM^ ^tJui dk : « qn% ne M MnratfiiniidttMnAisiaaiqBBil
pense. » Cette seconde lettre lui fit encore plus de: tort que la première. Il les fit désavouer toutes deux dans quelques feuille») mais >ce j ém9Mmt taidif i tiwiyi ; ptimmie. thurmaernem pouri lu Bmùœty lâètui, cardifial monvot'au lîttage d'isâ^F^le 29 jammr r743u Louis XV prit alors la résolution de régner par lui*, même, comme autrefois Louia XiV, Kouâ vearonft clament il imita le grané roi.
-Ik^&udàignê ^ ia PmmB gadàaokmttiê taiB^mm^ -«^eptiHbnt les Amrkhiem , pouniBmit ImnraHft* ta^es, avaient envahi la Bavière» Le i3 février, ik s étaient emparés; de Muiiicb» Quelque» jfuirs aupara?vaut, le roi de< S»daigne, alamédeaflleieeiw ém pagnob^ qvl nViraieat pris patP A-lHiyt i m iqnn dhM> Tespoir de s'emparer de la Lombardie pour en for» mer un établissement ài'ioiaatiiiUm.'liUiUipf^yj^^tai
un voisin trop puissant;. -ét; le .1*^ ilmn^r, JI snmt con- €âu avec Marie-Thérèse la convention de Tuiii), par la<c|iii«i(e il s'engageait à la seconder contre ses^enne* mis*. Getto^ même smmée^ . MAii«^Tbérèse pKvmt* à déntMtr k^ptus vedoutalile de ses - adrenaires^ le roi dkr Prasse, Frédéiw 11^ enr lui cédant une ]^ovince: Le II juin»^ elle avait signé avec lui le traité de Breslau, par lequel elle lui abandonnait la iûàsie et le* ematé de Qlalz. Dès Ions Jee Autrichiens pérorent, dirigée tautes leurs fonces oooire rairBMe franfiêee, qui occupait encore une partie de la Bohême.
Rôi^ers des Français et de leurs alliés. — Le maré-* ehûicie. Bro^lie^ après- avoiv âvitéildiigtÊiups,>padP.des matittumM^lierdiesi et « savaMes^ une hetaillk eoB(M éèi tMMpee s«périeuees:«nF4ioiibre.y je reuCcrmaideni. Prague où il fut SKsiëgé par le comte de Kœnig^eek. La viHe fut lK)mbardée par les Autrichiens, et Farmée feançaise^sf consumait. pacides sorties. journalières et etfiglsiites>Ji!ille«eut un instant Tespéranee d être déli» niée% lie floaréolMl d» MeiUebois atrait' passer le RUii avec une armée de trente mille hommes, et s était avancé ju&qu à Egra. Si Louis XV lui avait donné carte blanche, led«stin delaJSafaéme aurait pu cban- ^,,niaiîe*de-VersaîtteeonlejneiiailàJe lisière» On lu» aeait^ emk>iiné^'iviter tuief beiasile» èimwfe ; l'expédition manqua, et 1 armée assiégée dans» Prague eut de la peinte £aire sa retraite sur Egra.
Lest JBspagnoUiiilaTsient pat éi^rplua . beuireux en Italieiquelet^ifiimoaieicniAlkiinegiie. La cour de Min dtid «tait envoyé etiiltalimme année commandée par l)B du<i de Montemar, qui s'était illustré par la vic«toirede Bitonto. Le xoi de ^rdaigne^.qui .venait d'em? bcasseï» parti ikiMMe-tThérèse^. leposasaa la gi^unsaL espagnol jusque sur les terres du pape. C'est là que le duc de Montemac fut. abendonné des Napolitains ,
400 smOlRB Mi .TB»S XODMnM.
que le toi don Carlo» appelait au secourt de sa cajpâ» taie, menacée par les Anglais.
« On fut étonne, le 18 août, de voir paraître, à la Tue du port de Naples, une escadre anglaise compo* aée de six yaisseaux de soixante canons, de six frégates et de deux mltotes i bombes. Le capitaÎDC Martin y depuis amiral, qui commandait cette escadre, enyoya à terre un ollicier avec une lettre au premier ministre, qui portait en substance qu'il fallait que le roi rappelât ses troupes de Tarmée espagnole , ou que Toa allait dans l'instant bombarder la ville* Oh tint quel* ques conférences; le capitaine anglais dit enfin, en mettant sa montre sur le tillac, qu'il ne donnait qu'une heure pour se déterminer. Le port était mal pourvu d'artillerie; on n avait point pris les précautio|i8 né» cessaires contre une insulte qu*on n'attendait pas. Ou vit alors que lancienne maxime : Qui est maître de la mer Vest de la terre y est souvent vraie. On fut obligé de promettre tout ce que le commandant anglais ▼ouiait, et même il fallut le tenir jusqua ce quou eAt le temps de pourvoir i la défense du port et du royaume (i). »
Tous ces revers retombaient sur la France , qui supportait presque seule la guerre contre FAutriche et ses nombreux alliés. Le royaume était alors gou* verné, comme nous l'avons dit, par Louis XV, qui, à la mort du cardinal Fleuri , avait annoncé le dessein de régner par lui-même. Mais les désordres auxquels il commen^it à se livrer le rendaient peu propre aux afiaires. Tant que vécut Fleuri , qull respectait, le jeune avait résisté à son penchant pour la débauche. Toute» fois, dès l'année 1^35, trois sœurs, la comtesse de Mailljy la marquise de \intimille et la duchesse de Ghàteauroux, avaient séduit sa faiblesse etravaient do*
(i) Voltaire, Siècle de Louis XIY, cbap. vax.
miné tour à tour. Après la mort du cardinal, lorsqu'il
E rétendit vouloir régner par lui-même, ce fut en réalité i duchesse de Cbâteauroux qui gouvenuu , Louis XV se trouvait alors dans la même sitoaticnt que Louis XIV pendant la guerre pour h succession d'Espagne. Il avait à soutenir la France et l'Espagne contre l'Autriche, FAngleterre, la Hollande etlaSavoie. L'issue de cette lutte fut heureuse pour la France; maU elle essuya bien des revers avant d obtenir la paix.
La campagne de 174^ fut défavorable à nos armes. Le maréchal de Belle-Isle, ne pouvant se soutenir en Allemagne , avait ramené les débris de son armée en France. Après sa retraite, le général bavarois Mînuzzi fut vaincu et fait prisonnier, près de Limbach, par le duc de Lorraine, qui l'avait attaqué avec toutes les forces de l'Autriche. La liavière entière fut envahie, et le malheureux Charles Yll, délaissé par ses aU}és, fut réduit à solliciter de la France un secours alimentaire pour sa personne* Le marédial de Noailles dit lui-même dans ses mémoires qu'il crut devoir lui procurer au moins de qffoi ne pas mourir de faim , et il lui fit toucher quarante mille écus sur une lettre de crédit qu'il avait»
• Baiaillê de DeUingm. Cette même année , ht
France essuya un revers plus humiliant encore. Une armée d Anglais, de Hessois et d'Hanovriens , ras* semblée dans les Pays-Bas, sous le nom d'armée pragmatique, pénétra en Allemagne au mois d'avril ^ scms la conduite de Greorge II. Le maréchal de Noailles, qui venait de passer le Rhin à la téte d'une armée de cinquante-cinq mille hommes, livra bataille aux alliés à Dettingen, près de Francfort* Il la perdit par la té» mérité oes ducs d'Harcourt et de Grammont, qui commencèrent l'attaque avant d'en avoir reçu l'ordre, et déconcertèrent les plans du maréchal. Cette même fougue y qui.avait été si funeste aux Jb ran^s à Grécy,
4o2i . Hamas > nxs 4Esn& MoauBMMMs^
k Pokiers et à Atmcmat^ Iw perdit an AmSiifnt. fièt semaines après la- bataille y Voètaîre vit à lar Hkye le . général anglais, le- comte cie Stane^ eL hii sijmt^Jèê^ nmdé oe qu'il pensait ëecettawtDÎrer «Je pcne^ «iloâ refBoncUl-ii, qneles EiwaMi«rt:fàiijancf^vaiiik»! « faute^ et: nousy deux : la vôtre a été^de ne pas saToir «.attendre; les deux nôtres ont été de ttous mcWire « -ilùdiocd* dans im daager* évident d être pecéiu^ eli « ensoiteide n avoir pas ra pnofiier^e far^idcimmt» *
. iLe-JWitéchal dë Nomttss wimtit^ egveA^kmfmwià' tenir en Allemagne malgré cette défaite , et il ne rtfpiss» le'.Biiin qu'à Fapprache de TaiiHioe.cki pimeer Ghailes;
' Lêm FrMWfim/ow€etU'le ptum^gœ'deB-MpeB^^'^ 'Dlm cAlé-.des le» Espagn^IsstélaîeM Fentiée eB»jSa»>
voie et avaient occupé ce pa^, mais ils n'avaient pu pénétrer en Piémont. G^endant don Carlos, sansidutte rmammé par la bataille namle de Toulon ( £é*< TMer 171(4) , "Cfuir, toot indécisctqtt'«tte ami» étéy aaorit-. rawltt^ki Mëdieerreoée libre* penr quelque -temps ^ cit Ciaîgnaiittl ailleurs que les Autrichiens ne cherdbasseût àicoaquérir le royaume de Naples, et à s'imknuuBer àses dépens des districts de la Lombardie qu'ils avaânif oéfllésamroî deâavdaîgne, renonça àeaneuimliKMiBéa* nittde nooveau ses tronpe» à eeliev des Espagnols'» Diai . Philinn e tenta alors une seconde fois de forcer l'entrée du Piémont. Vingt mille Francais^coramandés pajr le prinoe dwConti) éti nena venus fej0«h«. Le a^'mtt^ WdMncamaes- rainiea^ d'Espagne et de^Vbflnœryp» rent possession du comté de JNice, et le 191 juillet^ îbiH cèrent le pas de Vîllefranche, après une -action meurv trière, ecxjui prouva qnelesoldat £ra«pcai& savaitvaiiioBe, . lairr mlm. qn'ituitaîè oonduit^pap dnvlKfs éohabilesii.
Apeèa eea 1 btilhaiftir simès , kg> .nnaéeg'nanniea -dn-^ Rance et d'Espagne mirent le siège! devant Cooi^ ^ue le roi de. bardaigne "ténia. vaineineniiidiiai^ei^fMUfîiw .
Vaincu au combat de* MadonnarDell Oimo, il dut son stàat k un* évtucBi^nt fortuit* La crue subite des
eom fef^t Wb m^^àwm- à< la .Bciwit« (ai odobaci
« La 'FkYmôë déelan^ la- gmtm à tAngietmTe* ^ Pouv compléter lerréciD des érénements qui si^alèreBl cette* année , il «oas» resta à p»ler d'une nowelle teDtatînre d« k'Fiiiiiee pour- repfaiofv-iiiT le ivôse àAof^eÊunt,
- Dans les premières- années de la guevre pour la succession de TAutriche, les Ansflais et les Français s*étaieni trouvés eu prés«Bce comme, auxiliaires- de» pttiMflnice» dfreetwMnt imivtÊêies à k. querelle^ jhm qtt'il y emt entré le» de»' nations de -déckralMtn de* guerre positive. Mais la oiK^i re que les Anglais déclarèrent aux Espagnols linit par rendis inévitable. la guerre entre eu& et- la-l^rascd*
- Veîoi -aoue ifttel prétexte lee Angkis cwiiMiuctoeiit. kas hesttlilés eontref l'Espagne ;
« Lu patron de vaisseau se présenta en lyàg devant la chambre des communes. Il se nommait Jenkins. C et»it un Imame franc ^ simple , qui n'eveit fiomt £ltt de eMiineree illioîiev meiB^dom le i^mumMik mwak M imiodfitië parr un gi»de*càlt ^m/Bfpiâalk sur lee cotes' de l'Amérique, où les Espagnols ne voulaient pas souffrir d'Anglais. Le capitaine es^^gnol avait capturé k'vaissem de Jenrkins, jeté réquipa||;B dnis les fers^ ftMki le née et e&ofé les oveilks aa petson. JenUiM se présent ainsi mutilé devant la chaînbwdea cent» înunes^. Il raconta simplement ce qui était arrivé^ et â]o«i^ : « Messieursf^^^and' on m eut ainsi mutilé, on «''SÉetifeiiffea de la laerc^ jm Fatttodisçje ceoemmlidAi «'•«noi>»àiiie'à''Dieiret'm» vtengeaneet k nn pairie. »• ^^eé paroles excitèrent la pitié et Findignation* Lepeuple demandait vengeance. Une foole innonibr2Jl>le" entourait le parlemeBt> et. farifiaitiiemiindyecei» ciMr: La
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4o4 HISTOULE DBS TEMPS MODERNES.
mer libre ou la guerre. Un membre s^ecria : « Où est « le temps où un ministre de la guerre disait qu'il ne « iuillait pas qu'on osât ûrer un coup de canon en Ëu* « rope sans la permission de FÂngleterre (i)^* ^ guerre fut décl«rëe à TËspagne. EUe entraiBai comme nous 1 avons dit , la guerre avec la France.
Ce ne fut cependant qu'en 1744 ^ rupture éclata entre les deux peuples. Le prince Charles* Édouard , fils aîné du prétendant, fut appelé de Rome en France, et on arma une flotte dans le port de Brest
pour le transporter en Angleterre avec vingt-quatre mille hommes de déharquenient. Le comte de Saxe devait commander Texpédition; mais il fallut i'ajour* ner, tant était grande la supériorité de la flotte anglaise. Cette tentative fut suivie d'une déclaration de guerre à George II, roi d'Angleterre.
Campagne de Louis XK eu Flandre. — Maladie du roi. — Bataille de Fontenojr (1744- 1 745)» — ï'^^d^ric II avait compris que Marie*Thérèse n'attendait qu'une occasion favorable pour lui enlever la Silésie, quelle n'avait cédée qu'avec regret. Le 5 avril 1744? il conclut avec le roi de France , 1 électeur palatin et 4e roi de Suède, un traité qui avait pour but le main* tien de la constitution germanique , la reconnaissance de Charles VU par la cour de Vienne, et le rétablissement de ce prince dans réiectorat de Bavière.
Ce fut alors que Louis XV, las de n être que lauxiliaire d'un empereur dépossédé, résolut de conquérir les Pàys-Bas. Suivi de sa maîtresse, la duchesse de Châteauroux, il ouvrit la campagne en personne par une expédition en Flandre. Il était suivi d'une armée nombreuse, et brillante, et avait sous ses ordres le ma* réchal de Noailles et Bhurice de Saxe. C était la pre» mière fois depuis Louis XIV que l'on voyait le roi à la tète d'une armée, (x) Yoluire» Sièels de Louii XIY, ch. \uu
Dès que Louîs XV fut arrivé en Flandre, les Hollandais, qui avaient promis de se joindre aux troupes de -Marie-Thérèse^ commencèrent à craindre pour tmx. Au lieu de lui envoyer des soldats, ils enToyèrent des députés au roi de France. Tandis que le maréchal de Saxe tenait tête aux généraux anglais et autrichiens à Bruxelles, Louis XV s'empara rapidement de Menin, d'Ypres, du fort de Knoquei de FumeS| de Dixmude.
Louis XV fut arrêté au milieu de ses succès par la nouvelle que les Autrichiens étaient parvenus à passer le Rhin du côté de Spire. Une armée de soixante mille soldats ayatt pénétré en Alsace. Weissembourg et Lauterbourg avaient été enlevés, et les Autrichiens avaient réussi à couper au maréchal de Coigny, qui commandait dans cette province, toute communication avec l'intérieur de la France. Des postes hongrois pénétraient jusqu'au delà de la Sarre en Lorraine; ils portaient l'épouvante jusqu'à Lunéville , et le roi Stanislas fut obliofé de sortir de cette ville avec sa cour. Le fameux partisan Mentzel se trouvait dans cette armée. Il &isait répandre en Alsace, en Lorraine et jusqu'en Franche^Gomté, des proclamations dans lesquelles il invitait les habitants de ces provinces à retourner sous 1 obéissance de TAutriche. En même temps, il menaçait ceux qui prendraient les armes contre Marie-Thérèse de les faire gendre , tqff^ les woir forcés de se cmper eux-mêmes le nez et les oreilles. Cette insolence, digne d'un barbare, prouve cependant combien rAutriche comptait sur le succès.
A cette nouvelle^ Louis XV ne balança pas un instant. Il laissa au maréchal de Saxe un corps de garante mille hommes, et courut au secours de 1 Alsace, à la tête de vingt-six bataillons et de trentetrois escadrons. Il prit sa route par Saint-Quentin , la Fère, Laon, Reims. Pendant cetie marche , il aug-
4o6 HISXâWBiiWS
iBMitaxia pajeïdes Mldals 9*4011 Qette.MMlMin m4k>u-
Lla 1 affection qails Inl.portsiieBt. kimè.k Metz (8 août 1744)1 il y ressentit des mouvements de fièvre. La .inaiadi^aH^iiaeotaxapidemAttt^ bùsntèt^lle prit le aa- 'K3KlàDe<<liine. fièvre putiide au maligne y . ei^ Xiàa Aiémh pera de^sa nicie.
« Cci événement porta la crainte et la désolation de ville en ville. Les peuples accouraient de tous les environs de Metz; les chemins étaient vmoftii d'hommes de toua états* et de tout âge, iqmi, par leurs difierenu rapfsiorts ^ augmaotasant' leur commme â»-
quiétude.
«Le danger du roi se répand dans Paris au milieu .de;la.uiik^ on se lève^ tout ie monde <iour<tiea taunulie aans savoinoù 1 en -m* Les égiÎASs MBvaent su pleiwr nuiti^in loe^muiaît^liis le temps ai du ^êCÊmaeU^mi
de la veillei, ni des repas. Paris était hors de lui-même;
; toutes les maisons des liommes en place étaient assié* géesd.*uiiet£oule continuelle ; on sassemblaitdaitsitiims les .carreficMiraL Le peuple sléociait: ««SU1< meurt, .cveet « pour avoir marché à notre -secouas^» ~Teut le mende sabordait, s interrof^eait dans les égUses sans se conttaîuiiu Xi y eutpiu&ieurs ^lises oùJe piéti» «qui ipc^
..xiOBçait la .pdère % pour la sauté du roi inteiSQmfpftt Jke .chaut par ses pleurai, et le peupler lui répcmdit par des cris. Le courrier qui apporta le 19 à Paris la nouvelle ' de sa convalescence 5 fut embrassé et presque étouffé pai^ le peuple, .jûtu .haisait sou «ohei^ , *ou Je mensôt en
iCe aïonartjuc des transports inoins de joicî qui avaient succède a ceux de la désolation , il en lut attendri . jus^auXr.larmes ; et en se soulevant par.uutmouii^jueat» de sensibilité -oui ihii raMlmt desifosees^ Ab! « s'éoasrtril, qu'il est. douxAlâtru «imé aîosî I«t4|uai^ « iai t. pour le juariler ? »
«Tel est le peuple de France, ajoute Vokaîrefi^j Ditbie jp&quii renthousiasme) dt capdMe4« taus ltes excès dans ses affections comme daos ses mumims.-*» Louis XY ne oiimmtfas- cette :tMdiaiÉte >leecyii : il ne fit rien ipovat «Aeritsrm si grand amour et le surnom de bien-aimé qu'on lui donna à cette époque. 2lIous4eTQiis cependâat xâter une beile parole de oe prince* Lenquii' ent CHToyé le monéekaâ 4e'Noaittes ^panrleo^lmnMer l^aimée àea plaoe et praip repoimer Charles de Lorraine, qai commandait les Autrichiens, 'il dit au comte d'Argenson : ^Ecrivez de ma part au moj'ecÂ^i/ de ISoaiUas yuey pendant qu^on portait
« une tatailte. »
Toutefois^ on put à peine c a ta mer T arrière-garde de Tarmée autrichienne, qui repassa le Rhm sans Mrte<,. se dirigeaint wrs la Bohême, quelle roi de -Snnse «enaitia'ieniuliir. . F sëdmc il s'était «aTanoé jvt- : tfuii Prague-sMis rcfliitance y peiickifit epe le ^viee Charles de LonaÎDc investissait Strasbourg. 11 avait .assiégé Prague le 4 septenrd3re, et dix jours après, ia
Ïrnieosi^ ^nle <de quinze mille hommes^ «était renie. Presque Mile ia Bdhéme s'était soumise «près 'la recldilâonticle.Ia «apitate. 'Mois i^approcAie du prince Charles, à la tète d'une armée formidable, luriifiée paf vingt-quatre luilie Sa>&ons^ arrêta ses progrès. Jus- '•jipifi4ày Frédéric M, ^i n^giiovait pas lesi liaifloiis'ré* •^Mniment iernuées -entse Ja oo«r- de Vienne «t de Dresde , av2»t lespérétdétaoher Att^mte HI T Autriche, en lui otirant des concessions de territoires. Toutes ses offres âTaieiU été iraines. Le marù&m. tiimdm Anglai^ïàh fnédéric, ayait ouvert les pt^^ de fer des Seucom. i Auguste WL avait véimi sm arméie à celle ilu prince Chiarles., qui s était trouvée portée
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4o8 BISTOIRB DB$ TWMfS liQDaBlIBS.
à qcwtre-TiBgfe-dix mille comhatlmti, Fréàéàc II fut
obligé cV évacuer la Bohême et de! se replier sur la
Silésie.
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le Rhin et mis le sié^ deyant FrÈboiu^f* Il était enoore
convalescent lorsqu'il reçut la soumission de cette ville. En même temps, une armée de Français et de Bavarois avait repris le chemin de Munich, sous la conduite du comte de Seckendoif , et rétabli Charles VII dans son électorat. Ce malheureux prince ne revit sa patrie que pour y trouver un tombeau. Il mourut accablé de doulem* et de maladie ( ao janvier 1745).
Le nouvel électeur , Maximilien- Joaeph , ne fut pas plus heureux que son père* Les Autridiiens rentrèrent
en Bavière et le chassèrent de Munich. Alors, soit penchant naturel pour la maison d'Autriche, à la* quelle il appartenait par sa mère, soit suggestion du comte de Seckendort , qu'on acousait de a*ltre vendn à la cour de Vienne, il se sépara de la France qui avait soutenu la cause de son père au prix de tant de sang} et se rapprocha de Marie-Thérèse. Le aa avril , il conclut avec elle le traité de Fussen^ par lequel la reine de Hongrie reconnaissait au père de Télecleur de Bavière le titre d'empereur, et à sa veuve celui d'impératrice. Eile restitua, sans réclamer d'indemnité, les États de Maximilien-Josephi qui, de son coté, re* nonça à toutes ses prétentions sur k successioii d*Aa* triche, garantit la pragmatique sanction, reeonnnt h Marie-Thérèse le droÎL d exercer le suffrage électoral, comme reine de Bohême, et promit euiiu de voter pour son mari à la prochaine élection.
Abandonné de son allié naturel , Louis XV fut obligé de continuer la guerre sans avoir d autre objet que d*en obtenir la fin. Avant de s y résoudre, il provoijua
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une singulière médiation* Le sultan Mahomet Y s'offrit comme pacificateur aux puissances chrétiennes , et proposa Venise comme lieu du congrès. Mais ses propositions furent rejelécs par Maiie-Tiiéièbe et ses alliés. La cuerre continua.
Ce fut dans ces conjonctures que Louis XV partit * pour la Flandre. Le maréchal de Saxe 1 y avait pr^ cédé. « Ce comte de Saxe, dit Voltaire, avait déjà mé» rite sa grande réputation par de savantes retraites en Allemagne et par sa campagne de i244j f joignait une théorie profonde à la pratique. La vigilance , le secret, Fart de savoir dilTérer à propos un projet et celui de Texécuter rapidement , le coup d*œil, les res* sources, la prévoyance, étaient ses talents de l'aveu de tous les officiers ; mais alors ce général était consumé d'une maladie de langueur et presque mourant* » Tout mourant qu'il était, il remporta la brillante vic«' toire de Fontenoi qui sauva la France (ii mai iy4^).
Lorsque les Anglais furent en fuite, le maréchal de Saxe se fit porter vers le roi, et lui dit en embrassant ses genoux : « Sire, j'ai assez vécu; je ne souhaitais « de vivre aujourd'hui que pour voir Votre Majesté « victorieuse. Vous voyez, ajouta-t-îl ensuite, à quoi « tiennent les batailles.
Louis XV écrivit le même jour à l'abbé de la Ville, son ministre à la Haye, qull ne demandait pour prix de son triomphe que la pacification de l'Europe. L*Angleterre fit rejeter ses offres, et la guerre continua. Profitant de la terreur qu'ins|)iraîent ses armes, Louis XV acheva la conquête des Pays-Bas. Tournai^ Gand, Bruges, Oudenarde, Dendermonde, Ostende, Nieuport, tombèrent successivement en son pouvoir avant la fin de cette campagne.
Cependant Frédéric 11, qui n'avait plus de secours à espérer que de la France, se tenait sur la défensive. Retranché dans la Silésie, il y laissa pénétrer les Au-
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trichiens et les Saxons, qu il battit à Friedberg(4 j^i'fi)- Ils laissèrent six mille hommes sur le champ de M* taiUe, et sept mille prisonniers au pouvoir des Prus- «ieBs. Le vainqueur écrivit alors à son allié , le roi de France : « J'ai acquitté à Friedberg la lettre de change que vous avez tirée suî* moi à Fontenoi. » Après ce JH^i^ot succès, il poursuivit le prince Charles de -IiOrraine jusqu'en Bohème, et remporta sur lui une #^ohde victoire à Sorr (3o septembre»)
Mais, tout en combattant, Frédéric II ne cessait de négocier pour obtenir une paix séparée. Marie-Thécèse, qui espérait reconquérir la Silésie, rejeta ses
i>ropo$itioos. Aussitôt Frédéric II envahit la Saxe et a Lusace, s*empara de Dresde , de Leipzig, de Meissen , et détruisit Tarmée saxonne à Kesseldorf; puii> il conclut avec Marie-Thércsr le traité de Dresde, par lequel cette reine f^uonça de nouveau à la Silésie* Frédéric II, de son côté, reconnut à Msirie-Thérèse le suffrage électoral de Bohême , et adhéra à Télection de François I^"^, qui venait d'être proclamé empereur à Francfort (i3 septembre i745), et dès lors la France resl;a seule, avec l Esp^ae, en face de ^Autriche.
JtaiaîUas de Plaismce et de Raucoux. — Privé une seconde fois des secours de la Prusse 9 Louis n'en continua pas moins la guerre. Bruxelles, Mali nés, Louvdin, Anvers, Mons, Charleroi, Namur, firent leur aotimission. Mais, victorieuse en Fkndrei la France . i9«0uya un échec en Italie*
Les armées combinées de. France et d'Espagne commencèrent cette nouvelle campagne par la prise de Tartone, de V\!ikh^UQQy de Parme et de Pavie. Apuès la victoire de Bassignano^ elles firent leur entrée oa^s Milan. Déjà le roi de Sardaigne, accoutumé à changer d'alliance au gré de ses intérêts, entretenait des intelligences secrètes avec nos généraux, lorscjuc l'arrivée de trente nulle Autrichiens^ sous les ordres du prince
de Lichtenstein, lui reiullt la confiance. Les armées ilie «Jb-rance et d£6|)agne turent vaincues à lu fatale j/oumée de PlaisaoM («6 iiiiB>i746)> eC obligées vaauar ÏUsdie. JfmmÈ les AttUiobieoft et los l^iémon^ tais rétablirent leur domination Gênas, qui »vait été notre alliée^ subit en frémissant je joug du vainqueur* «Mais là ne » arréAèveut fiA» nos revers. Quarante mille Autrichiens euvahirent et désolèrent k PreveBoe, .pendant que les Anglais Jaloquaieitt les ports de Maiu seille et de Toulon. En même temps ilsattaquaient lios établissements eu Asie et en Amérique, et nous enle- .'KaieAt iitu|M^tante i^oionie du cap Breton, (je ne,ihèt ji]u^ ij47 ^ maréchal de Belle-lslei qui jua^pceja .s'était tenu sur la défensive^ mussîtà n^fonter Autrichiens en Italie.
Célait beaucoup, après la défaite de Plaisance et rinvasiun Je la Provence fi^ les Autmbieost , de les avoir lejetés au deia -des montagnes, et devoir réusâ à tenir en échec h» foroes piémontaises et autrichîmnés dans les défilés des Alpes. Au reste, la défaite de Plaisance fut plus que compensée par la brillante vic- •toire 4}ue h roi le niaiéciUal de Saibe renj^pocleroot ,«ette même année à Ka«ftoottx en Flandre. Le ptinee deliorsaine laissa donne miile^moïKîa sur le cmnip de baUilie (il octobre
Après celte victoire, bien^t suivie de la révolte de Gènes 9 qui rendit à la.JbTance une partie de Fintluence fpi^Ue avait perdue en Italie, Lonis XV témoigna/de mnveaa le désir de traiter. U pi oposa aux HoUemdais de se rendre les médiateurs de la paix. Des conférences furent on^e^tes à Bréda; mais Louis XV s étant aperçu <iue les Hollandais n étaient pas franes, il mai|f>it toi9t à eoi^» iesuégociauons, et déclara Ja.gnevre aux Statf /Généraux (17 avril 1747)-
Déclaration de guerre à la HoUande, — Bataille de
IdinfoJd^ ^ l^ manifeste de ^\ f^ruit q^ii M
4l2 HISXOIAS DES TEMPS MOBEERES*
regarderait que comme un dépôt les places et les provinces qu'il serait forcé d occuper pour sa propre sûreté, et qu'il les rendrait aussitôt que les Hollandais auraient cessé de fournir des secours à ses ennemis. Au bruit des victoires que remportent ses armées, une révolution éclate en Hollande, semblable à celle de 1672. On sentait la nécessité d'une dictature. La
{petite yille de Yeere en Zélande donna lexemple, et ut bientôt imitée par les autres villes. Lé prince d'Orange, Guillaume IV, fut proclamé chef du gouvernement sous le titre de stathouder héréditaire, de capitaine général et d'amiral de ï Union, Le jour même où Gmllaume IV exerça pour la première fois ses fonctions presque royales, un député dit aux États-Généraux « que la république avait besoin d'un chef contre un voisin ambitieux et periide^ qui se jouait de la foi des traités. »£n effet, tout fut préparé pour conduire la guerre avec -vigueur. Les Anglais, qui n avaient pas peu contribué à cette révolution, remuaient l'Europe entière pour susciter des ennemis à la France. Ils sollicitaient depuis longtemps i impératrice âe Kussie Élisabeth d accéder à la ligue européenne. Au mois de juin 1747) ®Ue signa un traité par lequel elle mettait à la disposition de l'Angleterre et de la Hollande cinquante vaisseaux et une armée de trente-sept mille hommes.
Louis XV n en poursuivit pas moins ses conquêtes en Hollande, et le 1 juillet 1747» il remporta une vie* toire sanglante k Laufeld. Elle fut suivie de la prise de Berg-op-Zooni, qui fut emporté d'assaut. 11 fallut que le duc de Cumberland allât camper sous les murs de Maéstricht, pour empêcher cette place importante de tomber au pouvoir des Français.
Guerre maritime contre V Angleterre^ — Non contente de lutter contre la France sur le continent, TAngleterre était parvenue à s emparer de l'empire de la mer, A cette époque elle avait cent trente irais-
LlYRS 1T« VAU« CHAFITBB I*
seaux de plus de cent canons et cent bàtinieiUs inférieurs. La France et l'Espagne n'avaient pas ensemble dni^uante vaisseaux. Les Anglais, profitant de léur su- . pénolité, tombèrent sur Garthagène, prirent File du cap Breton [ly^^)^ qui commande l'entrée du*Saint- Laurent^ enlevèrent tous nos convois et détruisirent nos vaisseaux. A la fin de la guerre il ne nous en restait plus que deux !
Dans les Indes, nos affaires n'étaient pas plus heu* reuses grâce à la jalousie des chefs; il semble en vérité qu un génie tatai dirigeait à cette époque toutes nos entreprises. La compagnie des Indes, abandonnée par le gouvernement, fit merveille cependant; Law, que l'on a tant accuse, avait donné une impulsion incroyable à cette société. Elle avait fait de Pondicliéry une colonie de premier ordre, acquis Chanderoagor, iondé des comptoirs à Kalicut, à Mabé, à Surate, au Bengale; elle s*était établie dans les îles de France et de Bour- Don. Fl euri avait envoyé à Pondichéry un liomme capable de gouverner des possessions aussi importanteSy c'était Dumas. Par la vigueur et rbabikté de son administration il assura aux Français le premier rang dans les Indes. Son successeur, Dupleix, continua son œuvre avec autant de talents. Dans le même temps Labourdunnais, gouverneur de 1 ile de France, donnait à cette ile une importance considérable. Dé* laissé de son gouvernement^ lorsque la guerre édata entre la France et TAngleterre, il équipa une petite escadre, mit des nègres dans ses équipages, battit la flotte des Anglî^is, prit Madras, la capitale de leiurs possessions , et se fit payer onze millions de rançon. Mais alors, le gouverneur général des Indes, Dupleix , se déshènora : jaloux de Labourdonnais, et irrité qu'il eût vaincu les Angolais, il cassa la capitulation de Madras, brûla cette yiiie, retint son rival sur la cote de CoroiQwdel jusqu'à 1 époque des moussons; et quand il
HâSTOIBS nus UtOBEAtiXS.
voulut partir, la tempête hri^a ses vaisseaux. La hou rdomiais fui alors rappelé en France et mis à la Bas-* tiUe* Les Anglais pF4>0tâi^«m â& la*pmiKté de ees'disiix' gênét9tm% : ils veprtimit> Msdras et assiég^nc TbAdi** chéry. Dupleix, qui semblait vouloir racheter par une bravoure héroïque sa conduite envers Labourdonnaî*,résista à^tMs les efforts de l'eiittemi^ et le forar à far retraite après quarante^sept jours de-trancfaée cmmetW (mât 1748).
Patx d Aix-la-Chapelle, — CepeiidaRt Lours XV aicbevait ia conquête de la Flandre et d une partie de 1* ttolkinde. Une {Hremièpe tentative sur Màëstrichr srtttit échoué. Le i3 avrils i748i 1^ maréchal de Saxef investit ime seconde fois cette place^ à la vue d'une armée de quatre-vrngt nrille hommes qui ne put s'y opposer. La prise de Berg^op'^Zoofn j et le danger de Maëfr^ tneht, dont la conqudle ouvrait un chemin jusqu'an* eœtir de In Holfcinde;^ setnMaient iMnaeer cette répubK'^
que des plus grands désastres. L Angleterre voyait \h péril de son alliée, et ne faisait rien pour sa défense. EUe inclina alors à la paix, malgré 1 approclie d'une Mttée russe crai^ des confin» de la Livonie, s'était di^-^ rigée- wrs le nhin. Que pouvait-elle désirer de plus ? elle avait ruiné notre commerce, anéanti noire ma** rine. Elle cessa donc de sbpposer à la pacification générale. Un eangrès s'ouvrit à Aix*la-Cha|ieUe / et après de longues négooîafions , la pait fut signée te ift octobre, au eondhions* suiirant^ :
La France restitua les Pâys«*Bas à la maison d'Au-^ triche; Berg-op-Zoom et Maéstricht, (jiui venaient de capituler^ aux Hollandais; la Savoie et le comté de IKce-aui roi de Sardaignev ^ Màd¥«s aur Anglais. Bar retour de ces restitutions, Louis'XV obtim^ pour fant don Philippe, son gendre, les dueViés de Parme, de Plaisance et Guastalla. Le due de Modène et la réptoUif de GéMe fmtùt réiMégoé» dans leur» mn^