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raîïeen faisant, sur le territmre suédois, des incunîôns, qui réussirent presque toujours. En 170a, il défit un corps suédois assez considérable, commandé par le comte Schlîppenbach, et s'empara ensuite de Notebourg , situé à lembouchure de la Néva. Il reconnut bientôt rim|H)rtance de cette position, changea le nom de Notebourg en celui de Schlusselhouror (cette place étant en effet la clef (Schlùssel en allemandj de ringrie et de la Finlande), et commença aussitôt à jeter les fondements de Saint-Pétersbourg. Ensuite, amusant les Suédois en Livonie, il poursuivît ses progrès dans le Nord. La ville de Dorpat capitula en juîl^t 1704 ; Narva fut pris d'assaut en août, et les autres villes tombèrent, sans coup férir, en son pouvoir* Dès lors le tzar tut trop bien établi dans le pays pour avoir à redouter les attaques des Snetlois. I%n même temps , il ne négligeait rien pour exciter Auguste contre Charles: il fournissait des armes et de l'argent aux Lithuaniens; et lorsquils se furent laissé battre par le général suédois Lewenhaupt, il envoya sa grande armée en Lithuanie pour repousser ce général. Mais le^ Suédois lui firent encore une fois essuyer une défaite complète, le 26 juillet 1705, près de Geraauerhof.
,A la fin de cette année, Charles se deeida entin à tourner ses armes contre le tzar; le 16 janvier 1706, il passa le Bug, et s'avança sur Grodno ; mais ne trouvant nulle part lennemi, et ne voulant pas trop s éloigner de la Pologne, où Auguste commençait à reprendre de linfluence, il ne tit que fatiguer son armée dans les plaines marécageuses et dans les forêtt de 1< Lithuanie: heureusement Rhenskjoid, pendaiil cette maiche inti uetueuse, anéantit l'armée saxonne, et se réunit au roi, qui s'était rapproché de la
Yistule. .
Cette expédition en Lithuanie avait fait reconnaître
à Charles qu j1 serait impossible de t^miner celte
guerre ^ et de punir le tzar, s il ne parvenait à détraire entièrement, en Pologne, la puissance saxonne, qui
se relevait toujours des qu'il s'éloignait. Mais, au lieu d'attaquer Cracovie, où Auguste s'éuit fortifié, il résolut de pénétrer en Saxe. On eut beau lui représenter que les puissances marritinies allaient en prendre ' ombrage, il se rit des considérations politiques, et ne se fit aucun scrupule de traverser la Silésie irnpéliale ; l'empereur en avait tant de fois permis le passage aux années de 1 électeur! D ailleurs, il comptait .bien âtre en Saxe avant qu'on en ftkt informé à Vienne, Il passaVOder le 2 septembre, et le 16, l'Elbe. Les Saxons, trop faibles pour lui résister , s enfuirent de tous côtés. Les quinze mille cavaliers et les vingt mille fantassins , qui s'avançaient ^us les brdres du roi (\c Suède , ne p»uaissaient devon* s'arrêter devant aucune résistance , et le gouvernement de Dresde conseilla sagement au peuple de se soumettre. Auguste lui-même donna l'exemple* Le 25 septembre, il signa, à Alt^Ranstadt, les dure» conditions que le vainqueur lui iniposa.il rerioiiea [• <ir ce Lraité au titre et aux iiroitsde roi de Pologne, reconnut Leczinski, lui en- ^oya la couronne polonaise, remit en liberté les princes Sobieski, renonça à tous les traités laits avec la Russie, et s'oblisfea à livrer aux Suédois tous les transfuofes, et surtout Pattkid, bien qu'il hit ambassadeur du tzar« £nfin , il promit de {>rotéger dans TËmpire la religion protestante, et de fiiire garantir cetté paix par lem* pereur , 1 Angleterre et la Hollande. L armée suédoise devtiit rester en Saxe jusqu'à ce que toutes ces conditions fussent remplies.
Mais pendant ces rapides et brillants suocès , il ar* riva en Pologne cé qu'on attrait dù prévoir: le parti saxon se releva, et une armée russe s unit aux mé- €50ntents. Forts de leur nombre, ils marchèrent contre le général anédoia .Mbirdefeld, qm avait été instruit de
6a8 HISTOIRE DES TEMPS MODERNES.
Vétat des négociations par son maître et par Auguste, et qui néanmoins, au lieu de se replier sur Posen , attendit 1 ennemi près de Kalisch,oùii fut entièrement défait (3o août). Charles alors imposa à 1 électeur des conditions plus dures encore ; et croyant avoir dé» couvert que ce prince entamait des négociations nouvelles avec le Danemark, le tzar, lempereur et le roi de Prusse, il exigea que la paix fi^t immédiatement publiée, et forma la résolution d'épuiser la Saxe, afin de la mettre pour longtemps hors d'état de prendre part à une nouvelle guerre. Le gouvernement saxou évalua plus tard à loo millions les sommes prélevées par la Suède, et cette estimation ne paraît pas exagérée. Ce fut Charles lui-même qui régla la répartition des impats et le mode de prélèvement.
Cependant le cabinet de Versailles , qui désirait profiter de la présénce des armées suédoises en AUema' gne, s'efforçait d*amener la paix entre le tzar et le roi de Suède; mais, des deux cotés, on était bien éloigné de la vouloir à des conditions raisonnables. ILa guerre contre la Russie fut donc résolue, et, e& août 1707 , les Suédois quittèrent la Saxe au nombre d environ quarante-quatre mille hommes, dont pliL> de la moitié se composait de cavalerie. Les Russes évacuèrent aussitôt la Pologne, et Charles se mit à les poursuivre, en laissant à Stanislas cinq mille hommes de troupes suédoises. Il paraît que d'abord on eut ridée de pénétrer en Finlande pour reprendre les places tombées au pouvoir de 1 ennemi, et de marchar ensuite sur Moskou en passant par Pleskov ; mais ce projet fut abandonné. Au commencement de Tannée 1708, on passa la Vistule; Grodno fut pris le 8 février, et la poursuite de Tarmée russè entraîna le roi de Suède vers la Bérézina, qu'il passa le 17 mai; le i4 juin, il battit l'armée russe dans un camp relrandié près de Golovtchin, sur le Yabis. 11 prit ensuite Molidev,