LITRB IT. PART. II. CHAPITRE III
la persévérance^ lout le dévouement de Stenbock, pour en former une de vingt mille hommes mal équi<* pés , et encore plus mal approvisionnés.
Cependant le tzar ne cessait pas d e x( iter le Danemark, qui avait en Norwége une armée de vingt mille hommes, à reprendre les armes pour attaquer les Suédois; il promettait même de faire une descente en Suède j où les Danois opérèrent phisicars débarquements. Les autres puissances de i Europe étaient trop occupées par la guerre de la succession d'Espagne, pour que les Suédois pussent espérer d*en être secourus. Les Hollandais eux-mêmes voyaient avec plaisir les succès du tzar, dont ils espéraient obtenir des privilèges pour leur commerce dans la Baltique. D'un autre côté, la flotte suédoise ne pouvait sortir des ports, faute de moyens d'armement nécessaires, et Charles avait encore augmenté les mauvaises dispositions des puissances maritmies, en ordonnant de délivrer des lettres de marque contre ceux qui commerçaient avec les provinces et les places au pouvoir du tzar. On avait, il est viai, par la médiation des puissances coalisées contre la France, conclu un traité de neutralité pour les provinces suédoises situées dans l'Empire; mâis Charles repoussa cette neutralité qui aurait condamné à Tinaction l'armcc (lu ijenéral Crassau , et la Poméranie fut aussitôt envahie par les forces réunies de la Saxe et du Danemark. Les places de Wismar, de Stettin et de Stral* sund étaient les seules qui tinssent encore pour ta Suède; une armée de trente-six mille Russes s'avança pour les assiéger.
Charles était toujours à Bender, espérant un heureux résultat de la guerre que la Porte préparait contre les ^luscovites. Dès le mois de janvier 171 1, les Tartares saccagèrent les provinces du tzar, et enfin I au mois de mai| deux armées turques se mi*
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renten mouvement^ l'une se dirigeant &ur A^f, Vavh tre au-devant du tzar^ qui, comptant sur le secomas de Can ternir, hospodar de Moldavie, s'avança sans
E récaution, et se trouva enveloppé sur le Pruth. Alais i yv^r lui accorda une paix, extravagante, et Charles n'arriva qu au moment où elle venait d'être conclue.
Une pareille conduite aurait dû lui prouver qu'il ne pouvait rien espérer des Turcs; mais au lieu de retourner sur ses pas, il ne craint pas de reprocher au vizir son imprudente générosité envers les Rnsaes, et s*en fait un ennemi mortel. Cependant le vizir est renvoyé au mois de déceml)re; mais son successeur renouvelle pour vingt-cinq ans la paix conclue avec la Russie, et alorsXharles commence à songer au retour; mais il s obstine à demander le passage par la Poloj^aie, et Auguste n*a ^arde de le lui accorder.
Cependant, en Suéde, une partie de la uohlei6se«ne voyait dans cette longue absence du roi qu'une oo* casion de recouvrer ses anciens privilèges, et Ytm commençait à désirer sa mort. La faveur qu'il accordait à Stenbock dans ses dépêches irrita les adversaires de ce général, et Tonne songea plus qu'à entraver l'organisation d'une armée, qui, sous sa conduite, devait chasser les ennemis de la Poméranie. Stenbock ne put mettre ses tioupes en état de partir qu'en s'adressant à la bourgeoisie et aux paysans, qui lui accordèrent une avance sur les impôts de 1713.
Pendant ce temps, le comte Welling, se fiant aux promesses de l'électeur de Hanovre, laisse i^ccuper le duché de Brème par une armée danoise , et la iiotte de ce royaume devenant chaque jour plus puissante dans la Baltique, Tile de Rugen se voit au raornent de tomber au pouvoir de l ennemi. Enfin la flotte suédoise sort des ports, et Tamirai Wachtmeister chasse la flotte danoise, qui se réfugie dans le Sund.
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On profite alors de rinstant où la mer est Hhre pour transporter à Rugen dix mille hommes ; mais au moment même où les munitions et les vivres vont être débarquer, la flotte danoise reparaît. Wachtmei&ter lui donne aussitôt la chasse, et pendant ce temps dautres navires détruisent tout le matériel de guerre et tous les vivres, pour lesquels on avait épuisé les dernières ressources de la Suède.
Stenbock , ne pouvant plus soutenir son armée dans la petite île de Ilugen, la quitte le â novembre 17*13, franchit, sous les yeux des Saxons, un marais réputé impraticable, entre le Meklembourg , dont la neutralité avait ete plus d une fois violée par les coalisés, et s empare de RostocL Là, il signe une trêve avec le roi ae Pologne, qui ne véut que gagner du temps pour attendre les Danois et les Russes. Stenbook, pour empêcher la jonction, quitte Rostuckdans la nuit du i4 décembre, et trouve les Danois près de Gadebusch. 11 les attaque aussitôt, malgré leur posi* tion avantageuse, les défait complètement, leur tue trois mille boni nies et fait quatre mille prisonniers. Mais il sait autibi peu proiiter de cette victoire que de celle de Taniiée précédente : au lieu de marcher con* tre les Russes et de les chasser de la Poméninie, il va dans le Holstrin jjiendre ses quartiers d hiver, cl incendier Aitona (9 janvier 171 3), pour venger le sac de Stade par les Danois. Cette cruauté gratuite lui ahène le pays et sa propre armée; huit jours après cet acte de barbarie, une armée saxonne et russe vient lui couper toute coiuuiunication avec ilauibour;^. Il ne lui reste plus d'autre ressource q\ie de s'ouvrir un passage à travers le Danemark, et tous les fruits de la campagne sont perdus. Après beaucoup de marches et de conti e-i 11 arches, il se jeta dans la forteresse ducale de Tœniungen, et, le 16 mai,, il se vit obhgé de ge rendre aux Danois avec toute son année. Frédéric,
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au mépris de la capitulation^ le fit jeter dans un ca* chot où il périt*
Durant cette'Iutte si longue et si acharnée, le Hol-
slein ducal était parvenu a conserver une sorte de neutralité, grâce à l'esprit et aux intrigues de son premier ministre^ le baron de Gœrtz, que bientôt nous allons voir paraître sur une plus Taste scène. .Cet habile homme dEtat, voyant que le duché ne pouvait manquer d être absorbé par le Danemark, si la SaèJe ne conservait pas une position forte en Allemagne, et ne se dissimulant pas d'ailleurs combien elle étail peu en mesure de s'y maintenir dans les circonstances présentes, imagina de faire confier à une puissance neutre l'administration des provinces allemandes jus-
3u*à la fin de la guerre* Levêque de Lubeck, qui fut 'abord proposé, ayant été jugé trop peu puissant, on son^rea au Br aiulebouror où Frédéric-Guillaume l"^ venait de monter sur le trône; mais ce roi, qui n'entreprit jamais rien sans y trouver un avantage immédiat, se contenta doccuper une partie de la Pomé* | ranie et la forteresse de Stettin, qu'il promit de restituer à la paix. Strabluiid seule tint toujours ferme, et le général Duker défendit file de Rugen.
Pendant ce temps, le tzar continuait à étendre ses <îonquêtes en Finlande. En 17 13, il résolut de chasser , eniieienienL les Suédois de Test du çfolfe de Bothnie: ' les villes d'Abo et d'Helsingford furent prises, et, en 17149 la flotte russe ravagea les villeft d'Âland. Déjà . à Stockholm on se pi e parait à un siège ; les états furent convoqués extiaoi dinairement, et, d un avis unanime, on reconnut la nécessité de remettre l'administration du royatime entre des mains énergiques. On proposa donc de placer à la tête du pouvoir exécutit la princesse Ulrique-Ëléonore, fiancée au prince de Hesse; niais les dépêches du roi, le peu d'unanimité qui existait dans le sénat même | la jalousie des
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auti es états contre la noblesse ^ et le peu de capacité de la princesse, empêchèrent tout résultat. On s^oo-
ciipait déjà sous main de la succession à la couronne : Gœrtz intriguait pour le jeune duc de Holstein, fils de la sœur aînée du roi , et la princesse Ulrique pour son futur époux. La noblesse eftt volontiers prononcé là déchéance de Charles, mais elle redoutait les paysans qui étaient encore fort attachés au roi.
Durant toutes ces intrigues, Charles restait toujours à Bénder, et fatiguait les Turcs de ses fréquentes de* mandes d'argent. Bientôt le sultan commença à se lasser d'un hôte qui lui coûtait si clier, et donna des ordres sérieux pour qu'on le fît partir. Charles, qui avait fait construire des maisons, et qui les avait entourées d^ane espèce de retranchement^ apprit avec plaisir les préparatifs des Turcs pour l'en chasser de vive force: il allait eniia voir rompre Tennuyeuse monotonie de son exil !
Le II février' 1714 9 des janissaires , ayant avec eux quelques pièces de canon , vinrent l'attaquer , et se
mirent en devoir depiller sa demeure. Les Suédois de la suite de Charles ne se défendirent que faiblement, mais Charles se battit en désespéré. Les retranche* ments furent bientôt abandonnés ; quelques gardes en« traînèrent le roi dans sa maison, où il résista assez longtemps encore avec vingt ou. trente liommes, dont
Slusieurs maniaient Tépée pour la première fois. En* n on mit le feu à la maison où il se trouvait, et il allait se faire jour à travers les ennemis, quand il tDuiba tout à coup end>arrassé dans ses éperons: on sejetasur lui, et on le désarma.
Il est triste de voir tant de valeur dépensée si follement. Cette journée ôoftta la vie & plus de soixante liommes. Charles accusa les siens de lâcheté: « Si tous a s'étaient battus comme moi, disait-il, cela aurait fini «autrement. » Au reste, il se tint tranquille dans sa
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prison. « On prétend, lui dit Fabrice, envoyé du Holstcîji I que Votre Majesté a tué vin^t jam&saii^e^ cie ttiaio, — Bon ! boni réponditf>il, il ne iaut jamais croiie que la moitié de ce que disent les ^eas. » Les Tum Uii donnèrent le surnom de Deniir Bach (téte de. fer). Ils le traitèrent avec beaucoup de déférence; mais ils n'osèrent lui rendre son épée* 11 lut conduit à An* drinople, où Ton sait quil garda le lit pendant quamnte-trois semaines, sous prétexte de maladie, afin de ne pas v(jir le vizir. Ensuite, on l'envoya passer Thiver à D^uuotika ^ et il est probable que de ion^teiiips il n'aurait songé à retourner en Suède ^ ^i le sénat ne lui e&t envoyé le.comte de.Lîewen, qui, par la franchise avec laquelle il lui retraça le tableau de l'état inieiieur du royaiuuiî , parvint it vaûu^.e sa césis* tance.
On réunit ncm sans beaucoup de peîne quelque ar»
gent, et, accompagné d'une escorte hanorahle , Charles arriva, le 4 octobre, à la frontière autrichienne, où il se sépara de sa suite et ne garda près de Itd que le baron Rosen et le colonel EÎuring. Ils s'étaient procuré des passe-ports sous des noms supposes: le roi s'appelait le capitaine Cari Frisch; il portait une perruque noire, un chapeau bordé d'im ^lun ii*oC| un habit bnin et un manteau bleu. Us maccbaient j^ur et nuit , sans guide, fibrcés souvent de desGendre de cheval pour chercher leur chemin. Rosen resta en arrière et Uijxmg tomba épuisé de fatigue \ mais CbarWs ne se ressentit de rien , et fut même fort mécontent d avoir à traverser la Hongrie en voiture. AVienue^il remonta a ( hcval avec le comte Duririg, sans que personne pût suu[)çonner que l'homme .à la perruque noire était le roi de Suèdie. Lorsque^ par hasard ^ quet ques légers soupçons commençaient à se manifiester^ un énorme flacon de vin qu'il vidait les taisait aussitôt disparaître^ car toute TÈurope connaissait ius^a
ses moiiidi»» habitudes , ist savait qu'il avait de bonne iMuremMNnoé à i*iiaage dii vin.
Il avait qwince jours fait à cheval a08 nriHeU
d'Aliemagrie, quand, le 22 novembre, à mi nuit) il arriva, avec During, aux portes de la ville de StraK sund* Duker eut peine à le reconnaître. Le len* demain de bonne heure , il fit mancenvrer les troupes, reçut les autorités de la ville et visita les fortifications. Son premier soin fut de tenter une attaque aor WoUin, aân de décider le roi de Prusse à entrer oovertement dans la H^ue. Malgré les efforts de k France , ce prince se mit en campagne, assiégea Stral-' sund, et rîle de Rugen fut occupée après une résistance héroïque. Cbarles paraissait résolu à s'ensevelir sous les murs de la vîUe^ et œ fut seulement au mois de décembre de Tannée suivante (171 5) quon put le décider à se retirer. Encore 11 y voulut-il consentir que parce que la retraite [ exposait aux plus ^jrands dangers, n aborda, après un court trajet, à frelleborg, en Seanie. Le comoMmdant de SMlsandoamtula aussitôt qu il vit le roi en sûreté.
Pendant ce siège , et comme pour empirer encore la situation de Charles , T Angleterre s'unit, sans au* oan motif apparent, aux •ennemis de la Suède ; cest que Georges 1^', qui venait de monter sur le trône,
Foursuivait , comme roi d'Angleterre, les plans de électeur de Hanovre, et convoitait le duché de Brème*
Ainsi abandonné de tontes les puissances de IrEu-
rope, Charles XI 1 rentra en Suède, iprès une absence de i5 ans, ne rapportant que son épee et son courage, et un peu plus de respect pour les négociations» Dans ce moment se présénia à lui le baron de Gontz, mi»
nislre du duc de Holstein, qui déjà, pendant le séjour de Cbarles en Turquie, s était rendu le roi favorable par quelques négociations qUe Fabrice 9. son ami^
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avait su faire valoir. Le baron de Gœrtz possédait les dons les plus brillaiits de l'esprit et avait acquis une connaissance profonde de tous les ressorts de la société; à une imagination ardente , il unissait lavantage de pouvoir calculer froidement les moyens d* exécution. Il était d'une activité prodigieuse , plein de ressources dans les disgrâces^ mais sans aucune idée élevée qui le dominât, sans âucune autre passion que Tintrigue»
Ce qui mettait surtout obstade à tous les projets que Charles pouvait encore former, celait rcpuisement total des finances du royaume. L'édifice que son père avait construit avec tant de fatigues , était entièrement ruiné, et le déficit annuel qui s'était fait sœtir dès les premières années de la guerre, allait toujours croissant. En 169g, le roi avait frappé un nouvel impôt sans consulter les états, et t on se vit bientôt con* traint à altérer les monnaies. Au commencement de la guerre, la Hollande et l'Angleterre avaient fourni quelques subsides ; plus tard la France avait envoyé de faibles sommes; mais bientôt ces ressources avaient manqué : la banque de Stockholm était créancière de rÉtat pour plus de vingt millions, et aucun étranger ne voulait plus prêter à la couronne, même au taux le plus exagéré. Charles, qui n'avait aucune couiiuis* sauce en matière de finances, était disposé à appronver tout ce qui pourrait faire rentrer de l'argent dans le trésor, pourvu que les moyens ne fussent pas d une injustice manifeste.
Ce fut dans de telles circonstances que Gœrtz, après seu être défendu pendant longtemps , accepta la direction des finances pour un an , à la condition qu'on ferait tout ce qui serait possible pour obtenir la paix. Gœrtz possédait, pour son tem||», une grande connaissance de la nature du crédit, et il sut promptement se rendre compte de la constitution et de Tétat présent de la Suède; mais de toutes parts on lui suscita cie^
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obstacles ; les employés du goavernement surtout ^ <n^ignant de voir mettre un terme aux dilapidations
que l'absence du roi avait favori.sces, le décrièrent comme étranger, et il eut le sort de Law en France.
Le principal soin de Gœrtx fut de rompre la coaUr tion qui menaçait d'anéantir la Suède. Dans ce des» sein, il s'adressa à lambassadeur russe en Hollande, après un voyage à Paris, où il put se convainn-fe que le régent était dans la ferme intention de ne rien faire pour la Suède. Ses premières ouvertures eurent quel^ que succès. Il vit ensuite le tzar lui-même à Amsterdam. On convint d'ouvrir des négociations pour la paix dans Tune des îles d'Aland,' et une trêve de trois mois fut conclue.
Un plan de pacification avait été concerté entre le baron de Gœrtz et le cardinal Albéronî, et ce ministre avait promis d'y faire coopérer le roi d'Espagne. La Suède devait céder au tzar la Livonie, TËsthonie , Vln-
Ene et la Carélie; mais Pierre lui rendrait la Finnde. La paix d*Alt-Ranstadt devait être renouvelée; en conseq iie^ice, Auguste II descendrait de nouveau du Crone de Pologne , pour l'abandonner à Stanislas Leczinski. Le roi de Prusse aurait jendu Stettin contre un équivalent qui toutefois ne serait pas tombé à la charge de la Suède. Pierre 1*^"^ devait engager les ducs de Mecklembourg à céder leurs États à Charles XII contre une partie de la Pologne qu'on leur donnerait en dédommagement. Le tzar devait assister le roi de Suède d'un corps de 20,000 lionHiics pour reprendre les duchés de Brème et de \erden, et souffrir que le roi de Danemark fvit forcé à rendre la partie de la Poméranie dont il s'était mis en possession , et que le duc de Holstein fût rétabli dans la plénitude de son patrimoine. Charles XII devait réunir la Norwege à sa monarchie* Maître de ce pajs, il devait envahir TÉcosse et l'Angleterre pour rétabbr le prétendant sur le trône
fi&i 9ISTO11IB m&iTimm uonaam*
de a«s pèrea. L*£$pagne » que la dernière partie seu* lement de ce plan intéressait , devati payer des std^ aides au tzar et au roi de Suède.
Charles érait étranger à toutes ces intrigues. Le changement le plus étonnant s était opère dans son caractère; son ardeur belliqueuse Tavait afaaiidoonéy il éiiît indécis etne savait pUis quel parti prewlre ; sa/vi^ leur personnelle montrait seule que c'était bien le même hoijiine. En 1716, il attaqua la Norwége et s avança jus- 4p'à Ohristiania^ mais ayant laissé plusieurs fortereaae^ devriète lui, et plusieurs expédîtftons apnt eliéinitika, il revint en Suède après avoir perdu plus dequatre mille hommes. L'année 17 17 se passa en af taii ( s d'avant-postes sur les frontières. Êniin en 1 7 1 8 on fit une guerre plus ay témattque pour occuper la Norwége* Le général Armsfeld passa, au nord, des montagnes réputées insur^ nioniabies , et pénétra jusqu à Drontheim; mais il ne put i^endre cette ville , et se vit séparé de la Suède par 1 arniée ennemie. Le roi s avança de son côté au luois de novembre; mais cette fob il ne voulut i^ns laisser de forteresses sur ses derrières; il s'empara de la ville de Fridrikshall et mit le siège devant le chà* -t^au. On ouvrit la tranchée ; un ouvrage extérieur fut emporté d'assaut. Dans la soirée du 11 décembre, le roi parcourait les travaux, suivant son usage ordinaire, quand tout à coup la nouvelle de sa mort se répandit; ou Je trouva appuyé sur le parapet, la figure tournée du co^é de la forteresse; la balle. aftatl entrée du câaé droit et sortie du côté opposé; sa main était encore sur la c^arde de son épée. Il est prouvé (}ue la balle n'était qu'une balle de pistolet, et, Ton ueu saurait plui douter, ce héros, qui avait écdiappé aux daiig«Bs.de tant de batailles , périt assassiné. On ignore encore quel fut l'assassin ; mais nous verrons; bitintot à qui 1 assassinat de vait profiter.
Charles XXL avait toutes les qualités qui Gimsliiueal