CHAPITRE I
Établissements français et anglais dans VInde
pendant le XV 111' siècle.
• Plusieurs tentatÎTes ayaient €U lieu sous les règnes
de François I*^*", de Henri IV et de Louis XIII, pour former des établissements dans Tlnde. Toutes avaient échoué. Colbert, à son tour, institua une Compagnie des Indes et la dota de quinze millions. Elle reçut pour cinquante ans le privilège exclusif du commerce des Indes. François Martin, un de ses agents, fonda Pondichëry sur la côte de Coromandel. Les Hollandais a emparèrent de cette place, en 1693, et lentourèrent de fortifications. Mais à la paix de Ryswick, ils restituèrent Pondieliory à la France (1697). François Martin en fut nommé gouverneur, et sous son habile direction cette colonie s éleva bientôt à un haut defgré de prospérité. Les opérations de Law, qui réunit les compagnies d Occident, de la Chine, de TAfric^ue et des Indes orientales en un seul et même corps , sous le nom de Compagnie perpétuelle des IndeS| portèrent un coup funeste au nouvel établissement. Toutefois, Pondichéry se releva après la chute du système, et redevint florissante sous l'administration ferme et habile de Dum^s (i735). Le Grand Mogol accorda à Dumas le droit de battre monnaie, ce qui valut à la Conipiignie un bénéfice annuel de 4 5oo,ooo fr. L'acquisition de Karical et de son territoire procura
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de nouveanx avantages aux Mtioonflrif e& (1739). Dfef comptoirs furent établis à Chandernagor, à Balassor, à Daca , à Calicut, àMabé^ à Stime. Ainsi s'ouvrit un vaste débouché à notre commerce. D autres établissements formés aux îles de France et de Bourbon pros-
péraicnt [);n les soins de la Bourdonnais, et facilitaient les relations entre la France et ses colonies dans rinde. Alors parut Dujdeîx , qui était destiné à jouer un si grand rôle dans notre histoire coloniale*
Les Anglais s'étaient établis au Bengale en i64oj mais leurs colonies dans Tlndenacquirent de i importance qu*en 1698, lorsqu'ils eurent jeté les fonde* ments du fot% Williams à Calcutta, s«r la me ood-
dentale du Gange. L empereur Aureng-Zel> leur avait cède cette place en récompense des secours qu ils kâ avaient fournie contre les Mahrattes. Ce prince av»t vendu aux Français la pfavot dm Ghandevnagor, oituét dans la même province, et qui rivalisai L de luxe et de richesse avec Calcutta. Sous le gouvernement de jDu-
Eleix , la coknrie de Gkandernagor s'accrut encore ; et s progrès du commerce français à Siam , à Gomboje, à la Cochinchine, joints à la forte organisation que reçut l'armée, semblaient annoncer de nouveaux projets d'agrandissement. Les Anglais voyaient av^ jalousie les progrès de notre pmsance oana l'Inde. Lorsque la guerre eut éclaté entre les deux pays en iy44j ils refusèrent la proposition des ministres de Louis XV, de ne pas étendre les hostilités aux colo* kmies. La rivalité de la Bourdonnais et de Dupleîs devint fatale aux Français.
La Bourdonnais venait de se rendre maître de Madras par capitulation, lorsque Dupleix cassa la capitulation pouF livrer la viUe au pillage. Ptadant que b Bourdonnais retournait en Fronce, oè l'attendait wi« odieuse captivité dans les cachots de la Bastille, les Anglais reprirent Madras et allient mettre le aiege