I.1TRS 1¥. FART. III. GHAf IT&E I. J^dÔ
devant Pondicliary. La bcHe défirose celte place par
Dupleix et la uoiivelle de la signature du traité d'Aixla-Chapelle rendu en t la paix à nos colonies (174s).
DupkiiL comprit alors que , pour lutter aTee succès contre la compagnie anglaise, il fallait que la compagnie française ne se boiuàt pas au commerce, mais qu elle entreprît de devenir puissance territoriale. Dès lors il inteiTiDt dans les querelles des prétendants du Décan et du Garaate. U réussit dans le Décan et se fit céder de vastes territoires par le prétendant donl il avait assûré le triomphe. Mais dans le Carnate, les Anglaisiavorisèrent le prétendant que rejetait Dupleix. La compagnie française, qui espérait réaliser un bénifice énorme, apprit un jour qu'elle redevait plus de deux millions. Elle en accusa Dupleix et demanda #on rappel. Les cabinets de Londres et de Versailles envoyèr^t des commissaires chargés de rétablir la paix dans llnde. Les deux compagnies s'engo itèrent à ne plus prendre part aux dillerends des pnuces du pays; Dupleix fut rappelé (1764)9 et cet homme, qui avait disposé pendant trente ans des trésors de Tlnde, mourut en France dans la pauvreté.
Dès lors les Anglais s'agrandirent rapidement dans l'Lcide. Au commencement de la guerre de sept ans, ils s'emparèrent de Chandemagor {t^j^). Le marquis de Bussy commandait alors dans le Décan. Cet ancien lieutenant de Dupleix se soutint d'abord contre les Anglais. Il convenait de lui confier la direction des affaires. Le cabinet de Versailles lui préféra l'Irlandais Lally. C'était un ofificier braye et loyal, nuBS brusque et emporté. A peine arrivé à Pondichéry (1758), il prit aux Anglais Gondalour, le fort Saint-David et Divicotté. U résolut alors de leur enlever Madras et de les cbasaer entièrement de l'Inde. Mais les moyens lui manquèrent pour une si grande entreprise. Le comte d'Acbé^ qui coKomandait 1 escadre française^
Jôb UISTOIRE DES TEMPS M01>£.&J^£5.
déclara qu'il se ponTaitconconrir au siège deMadni LegouverneurdePondîchéry signifia que , passé quinze jours, il ne se chargeait plus de la solde des troupes. Xially persista et perdit devant Madras 1 élite de son année (1759).
De retour à Pondichéry, Lally accusa les agents de la conipagaie d'avoir fait manquer [ entreprise» 11 se- | leva avec emportement contre les abus qui régnaient <laiis Vadministration , et irrita contre lui tous ceux |
qui etaicMit intcressés aux prévarications. I ne partie de i armée se révolta, et la cavalerie se vendit à des chefs noirs* Les Anglais profitèrent de ces dissensions. Pondichéry , assiégé par terre et par tner , et ne pouvant opposer que sept cents hommes à vingt-deux mille, se rendit à discrétion (1761). Les Anglais détruisirent cette ville, et Lally fut conduit prisonnier eu Angleterre* Bientôt mis en liberté ^ il voulut se justifier, et retourna en France, où il trouva la mort(i)»
Lorsque la paix eut été signée, en 1763, la France , recouvra Pondichéry, mais aveç un territoire circonscrit de trois à cinq lieues; elle recouvra aussi ses comptoirs du Bengale , Karical et Chandernagor, mats k h condition expresse qu'aucune de ces villes ne serait fortihée. Le nouveau gouverneur , Law de Lauriston, reconstruisit Pondichéry, mais cette ville ne recouTra jamais ni son ancienne population ni son ancien ëdat C'étaient les Anglais qui dominaient au Bengale, L'empereur mogoi Schah-Ailum leur céda cette pru- Tinoe en toute souveraineté, et légitima ainsi leur <io> minatîon aux yeux des Indiens.
Cependant un prince qui avait été longtemps lalW des Français menaçait la puissance anglaise. C'était le régent de Mysore , Hyder-Ali, Il avait un revenu àt cent dix millions de livres , et entretenait unearméede
(i) Voyez pour plus de détails» lîm IV, psrt. I, ch. x, p. 43o etiiitv*
,hViKE iy« PA&T. III« GHAPIT&B 2« jZj
deux cent mille hommes, dont vingt-cînq mille cavaliers. Les Anglais, alarmés de ses progrès, formèrent contre lui une alliance ayeo les Mahrattes et le nizam du Dé* ean« Mais Hyder-Ali parvint, par des négociations ha» biles, à dissoudre la coalition, et même à attirer le nizam dans son parti (1767^. Les deux nrinces envahi* rent les possesaions anglaises, et Hyder-Ali dicta la paix sons les murs de Madras (1769). Les Anglais se dédommagèrent de leurs revers sur la eu te de Coromandel par des conquêtes dans d'autres parties de rindostan. Le nabab d^Oiide, leur tributaire, reçut les provinces de Gorah et d' Aliahabad , dont ils s*etaient emparés en 177^, à la condition de payer un tribut annuel de vingt-<iinq millions. L'année suivante ils ajoutèrent une nouTeile province aux possessions de ce nabab, qui consentit à une augmentation de quatre millions de tribut. La ville sainte de Bénarès se trouvait dans cette province, dont la conquête étendit la puissance des Anglais jusqu'aux extrémités du Ben* gale.
. Le Bengale fut alors exploité avec une froide cupi*
dite qui, dans quelques années, coûta la vie à trois millions d'habitants, La Compagnie tira pendant dix ans de cette province un revenu annuel de trente-si]( millions. Indépendamment de cette somme immense,
deux cents millions furent emportes par des particu* liers pendant le même espace de temps. Toutes les places importantes étaient occupées par les Anglais. L'autorité du nabab, déjà si restreinte « futcompléte« ment anéantie. Les habitants, considérés comme propriété et marchandise , furent soumis à la plus effroyable des tyrannies. Lord Uastings, nommé gouverneur du Bengale en 1772, entreprit d'abord de réformer les abus; mais voyant que tous ses efforts étaient vains, il changea de conduite et ne song-ea plus qu'à faire sa Iwtune. he sort des habitants en devint si atlreux, que
des provinces entières se dépeuplèrent et restèrent en fricbe. Us revenus de la Compagnie diminuèrent alon dans une praires sien si alarmante, qu'on eraigiNt uns banqucmute prochaine (1773). Il fiiUvt Cfue le gouverneur anglais vînt à son secours moyennant un prêt de trente et un millions cinq cent milie livres, ^ •n lui remettant une contribution JNMuaeUe <U» neuf Bnlboat'qa'elle payait dépits Tan 1769.
L'adroit Hyder^Ali résolut de tirer parti de la haine qu on portait aux Anglais. Il réimit de nouveau contre lennemi conuDun le msjom du ûécan et les Mabrattes» Lea Français ae joignirent à la coaKtian laraye h guerre eut éelaté en Amérique. La compagnie anghai était menacée du plus g» and des périls. Elle se saww par son audaee et son habileté. Les étabiissemeatt finançais forent surpris (1778)* On réveilla fantiqai jalonsie des Mahrattea et da nisam coMre le souveruD de Mysore. Livré à ses propres forces, Hyder«Ali redouble d'énergie. Il dévaste le Carnatie^ s empare d'Arcate , et défait successivement deux armées an* gkûses (1780). Mais au mois de janvier i78i,iliat forcé à la retraite par le général Eyre Coote, accouru du Bengale à la tête de sept mille hommes. Le i^^juisy il fut atteint dans sa faite et essuya une déroute comfrièce. Mais rjmvée d une flotte franeaiae vint vMAf léquilibre et balancer les succès des Anglais. Elle était commandée parle batlh de Suffren. Un corps de troupes françaises débarqua à Porte^Non et as joigait à Farroée d'Hyder, qui se trouva dès lors e» état da 1^ nir tete aux Anglais. Ce prince mourut en ijSi danl la ville d'Arcate qu il avait conquise. Son hls, Typou- Saïb, qui lui succéda , perdit lalliaiioe iraaçaise, lors* q[tte la paix eut été signée entre la F4^ivce et TAaglsterre (1783). Les Anglais restituèrent à la Francs Poiulichery, Karical, Chandernagor et leurs dépendances^ j à k Hollande, ses aneiCHBeaeoloaiss^ aacepis
LX^M IT. PAM, III* CTAPTgRll M» J^g
Négapatîiam qu'ils gardèrent. Le 1 1 mars 1784 > la paÎK lui signée à Mangalore afvee Typounâaib* Ce prioce €tla ooApagme anglaise ae le&tteuàrent mutoeHeBDeM leurs conquêtes.
Ainsi 5 la donnination anglaise s'était affermie dans les Indes, malgré les efforts de tant de puiasaaces co»lîaées pcmr'la renvereer* £Ue a y est maintenue depuis €t s*y maintiendra jusqu'au jour ou la Russie , mat* tresse de la Turquie et de la Perse, viendra lui demander compte de son injuste domination*
CHAPITHE II.
Du Brésil et de V Amérique espagnole au dix - Imitième
siècle*
S ^^ brbsu..
A Tepoque de la conquête du Portugal par Philippe II, toutes les colonies portugaises en Amérique ^
en Afrique et aux Indes , avaient passe sous la domi<nation deTEspagne.
La plus importante de ces colonies était le Brésil, qui Tenait de recevoir en 1676 un gouvernement régulier* Le rortniîais Alvarès Cabrai en avait fait la découverte et en avait pris possession en i5oo. Délaisse d abord et converti en un lieu de déportation , le Brésil avait élà abandomié, en iSdS, à la merci de quelques se^ gneurs.En 1^72 seulement le gouvernement portugais avait porté son attention sur ce vaste pays; il lavait partagé d'abord en deux grandes juridictions, puis Téum sovs un seul capitaine général en 1576. Sous la domination espagnole (1580-1624), le Brésil parvint à un état assez florissant par le conuiierce et surtout par l ejcploitatkm des mines, Conquia et possédé 4}uel«^
XISTOUUB DES TEMPS UOBUSJiES.
que temps par les Hollandais, il revint bientôt à ses j anciens possesseurs, et vit promptement renaître sa | prospérité. Un seul district, celui de Saint-Paul, si* | tué sur les confins du Paraguay, était livré à IV narcliie. Les Paullstes étaient une race mélangée de Brésiliens et d'Européens. Le commerce des esclava faisait la principale source de leurs richesses. Aussi «'efforçaient ils d'entraver les efforts des mission* naires espagnols et portugais pour introduire la religion chrétienne dans le Paraguay; car ils pensaient avec raison que la conversion des Indiens entraioerait i Tabolition de la traite des esclaves. Les menaces du pape n'avaient produit aucun effet sur ces hommesi moitié baibares , et lorsque leur population, bornée d'abord à une centaine de familles, fut montée à vingt mille âmes, ils se déclarèrent indépendants. Depuis ce jour, ils devinren t les ennemis les plus acharnés des colonies chrétiennes du Paraguay. Lorsqu'en 164^'* Brésil fut retourné sous la domination portugaise, les brigandages de cette république militaire se changèrent én guerre réglée, et la cour de Madrid fiitofcfr ^ée de permettre aux Indiens du Paraguay ru^agete armes à feu pour repousser les agressions des Paullstes.
Le génie entreprenant de ces hommes audacieux suivit alors une autre direction. Ils exploitèrent lesridB^ mines d'or du district d iaragua, d'où les Portugais , ont tiré pendant deux siècles des richesses immenses. En 1690 ils prirent possession des mines de Ssbara* Bientôt un nouvel établissement fut formé au mitiei des montagnes aurifères où sVleva Villa-Rica. Maisk uantité d'or qu'on y trouva était si considérable, es aventuriers accourus de toutes les parties du Brésil finirent par faire la loi aux Pàulistes. Les mis et Ic^ autres furent bientôt soumis à une autorité plus pui^ santé. Le général don Antonio d'Albuquertjrje pr» possession de Villa-Rica au nom de don Pedro, régent
LIVES lY. PA&T. lU. CHAPITEB II. ^4^.
du Portugal. Un commerce actif s établit alors entre Villa* Kica et Rio- Janeiro (171 1 )• Cette dernière ville fut saccagée en 17 10 par Duguay-Trouin , pendant la gnerre pour la succession d'Espagne. Mais après lé paix cl Ûtrecht elle se releva de ses ruines. La quantité d*or que Ton tirait à cette époque des mines de Villa* Bica était si considérable, qu*à partir de Tan iji'i le quint (i) de la couronne dépassait annuellement douze millions. Dans 1 intervalle qui s écoula entre les années 1730 et i75o, les droits de la couronne s élevèrent à vingt-cinq millions par an, ce qui portait la totalité des produits à cent vingt-cinq millions. Sous le règne de Marie P", la découverte des mines de diamants ajouta encore à l'opulence des colons du BrésiL Malheureusement Texploitation de ces mines enrichit moins le Portugal que TAngleterre , son avide pro-> tectrice.
§ IL Amérique espagnole.
Toutes les colonies de TAmérique espagnole passèrent au commencement du dix-huitième siècle sous la domination de Philippe Y.
Ces colonies étaient dans l'Amérique du Sud : la terre ferme comprenant une partie de la Guyane, au nord; le Pérou et le Chili, au sud; le Paraguay, à Test du Pérou et du Chili. Le pays des Amazones et la terre de Magellan n'étaient pas encore colonisés.
La terre ferme, bornée au nord par la mer des Antilles 9 à louest par l'océan Pacifique, au sud p^r le Pérou et le pays des Amazones , à l'est par la Guyane, était partagée en deux, audiences, celle de Panama et celle de Saiita-Fé,
Le Pérou, borné par la terre ferme au nord, le pays des Amazones à l'est, l'océan Pacifique à l'ouest, le
(t) Cest-i-dire le diHÛI dQ dnqtiièaie perça par H fise.
Chili au sud , était partagé en trois audiences : celle de Quito au nord, celle de Lima au centre et celle de Los Characas au sud. Les piàncîpales TÎlies étaient : Lima et Cuseo, dans rauaienœ de Lima; Quito, Cuença et Valladolid, dans celle de Quito; Potosi, k Piata, Santa-Cruz dans celle de Characas.
Le Chili, boroé au nord par le Pérou, au aud par h terre de Magellan, a Test par le Tucuman, diatrict; du Paraguay, avait pour capitale £aint*lftcques, rési* deiice du gouverneur.
Le Paraguay, borné au nord par le Pérou, la paya des Amaranea et le Bréail, à louest par le Chili, an, Sttd par la aecre de Ma^llan , était divise en Paraguay propre, situé entre le Paraguay et la Parana; Guayra, Uraguay, liia de la Piata, Chaco et Tucuman. LiSi principales villes étaient : TAssoniptiM, Santa-Fé et Buenos-Ayres*
Dans r Amérique du Nord, les possessions es paj^ noies étaient rangées eu trois grandes divisions ; la JSouvelle* Espagne ou royaume du Mexique, le Nouveau-Mexi* que et la Californie.
La Nouvelle-Espagne, ou Mexique propre, était bornée au sud par l isthme de Panama, au nord-est et au sud-ouest par le golfe du Mexique et l'océan Pacifiqae^ au nord par le Nouveau^Mexique. Elle était divisée en trois grandes audiences : celle de Guatlmala, celle de Mexico et celle de la Nouvelle-Galice.
Le Nouveau -Mexique était borné à Test par la Louisiane, à louest par la mer Vermeille, au nord par les populations sauvages de rAmérique.
La Californie était comprise entre la mer Vermeille à r ouest et le grand Océan à Test.
Ces deux provinces avaient été plutôt reconnues qu'occupées.
Outre ces vastes provinces dans les deux Amériques, les Espagnols possédaient encore ; i'ile de Cuba ^ la
partie orientale de Saint-Domingue ^ la Trloîté, la Marguerite- An commencement du dix-hnitiéme siède^ ces pays a TSifiles et »si fertiles étaient véduits à une eistréme
misère, et FEspagne, qui s'était réservé le comnu rce avec ses colonies, n'en tirait plus un grand protit. Le moaopole accordé aux négociants de Cadix était la principale cause de la déoidenoe du commerce de FEspagne en Amérique. On peut en ju^er par le passage suivant emprunté à la dissertation de Weiss : « Tous les ans deufx escadres sortaient du port de Séirille pour approvisionner le Mexique et le Pérou. On les appf-lait la flotte et les galions (i). Les galions iaurBissaicnt les marchés de k terre ferme et les sayaamcs du Pérou et du Chili. C'étaient dix vaisacaux de guevre, dont h»t de 42[uaraDte-qna1iie à dnqnants deux canons * les autres étaient de simples pa taches ydont la plus grande portait vingt-quatre canons, la plus p^Ate six ou kuit. La flotte était destinée à taire le oommerœ avec la JNooveUe-^Ëspagne et les provinœs 'voinnes; elle se composait de deux vaisseaux de cinquante à cinqnanLe-ciiiq canons. Les deux escadres étaient accompagnées dun certain nombre de vais» aeanx marchands^ auxquels elles servaient d*escorte, et qui portaient chacun 120 hommes d'équipage et de trente à trente-quatre canons. Il y en avait dix à douze qui accompagnaient les galions à Carlhagène et a Porto- Bette, et bmt à dix qui aoeon^agnaient la flotte a ^VSeni*Graz«
« Avant larrivée des galions, les commerçants du Pérou et du Chili transportaient à Pot'to-fiello les produits de lears «mes et d'autres marchandises
(r) Hef^nard (le Joueur, acte III, se. vi) fait allusion à ces (Ifux eseadres (|ui chaque année venaient accroître la richesse de rEâpa|j;ae, loisiqu'U met ce vers daus la bouche d'Hector :
Xa isUacsl anrîvéeavec tes galioss.
^44 HISTOIRE DBS. TSMPS MOI>£AN£S»
précieuses, destinées à être échangées contre les artl cles manufacturés de TEspagne. Cette ville se remplissait alors d'une foule innombrable , et le marché restait ouvert pendant quarante jours* La fixation dn cours des marchandises se faisait par les députés espagnols et américains, de telle sorte que la cargaison entière des galions absorbât tous les trésors apportés par les cocnmercants du Pérou et du Chili. Tout était
I)révu, régulé d avancej aucune liberté ne régnait daD! es transactions commerciales. Il y avait des articles SoLea à cent pour cent de bénéfice, d autres à cent cinquante, quelques-uns à trois cents. Le prix des marchandises étant rendu public, on entrait en négociation, et les marchands d'Espagne et d'Amérique fusaient aisément leurs comptes en se réglant sur les
Frix fixés. Puis on échangeait les marchandises contre argent en barres ou en piastres , et des deux colô on apportait tant de bonne foi à cet échange, qu'on n'ouvrait pas même les caissons de piastres, et qu'on ne vérifiait pas le contenu des baUots« Cette confiaiic^ réciproque n'était jamais déçue ; souvent même il se rencontrait des sacs d'or mêlés par erreur parmi ceux d'argent, et dans la livraison des marchandises il trouvait parfois des articles qu'on n'avait pas portés sur les .fiictures. Dès que Terreur était reconnue, eBe était exactement suivie de la restitution.
(c Pendant ce temps la flotte allait aborder à Véra- Cruz, où les négociants américains avaient transporte d'avance les produits les plus précieux de la Nouvelle* Espagne et des provinces qui en dépendaient. Lfr change se faisait d*après les mêmes principes que sut le marché de Porto-Bello« Les deux escadnss se rejoignaient ensuite à la Havane, et revenaient ensemble en Europe. Dans les premiers temps, elles avaient abordé au petit port de San Lucar, à l'entrée duquel se trouvait une tour qu'on appelait k Tour de ïoti