‹ Précis d'histoire du commerce; (volume 2)Chapitre 13 sur 56 · LES PREMIÈRBS SOCIÉTÉS HUMAINES · texte numérisé non relu

LES PREMIÈRBS SOCIÉTÉS HUMAINES

prestige et tout son attrait. La lutte contre les êtres vivants leur paraissait plus noble que la lutte contre la terre ; la force et radresse restaient à leurs yeux les vrais privilèges de Thomme; la vie âpre et rude de la montagne leur semblait préférable à l'existence plus molle et plus facile des habitants de la plaine et il restait sur les plateaux et dans les régions montueuses des races intraitables, réserve de l'avenir, mais dont la présence et Thumeur belliqueuse étaient un obstacle aux communications, une menace perpétuelle pour la paix. Des civilisations se formèrent pourtant sur ces plateaux comme sur les bords des grands fleuves ; c'étaient sur des plateaux que les premiers hommes avaient essayé leurs premiers groupements, constitué leurs premières sociétés ; c'est sur des plateaux que naîtront les civilisations américaines. Ce développement toutefois, entravé par les conditions naturelles comme il se trouvait favorisé par elles sur les bords des fleuves, fut plus lent.

Le brigandage fut endémique chez ces populations montagnardes comme la piraterie chez les riverains de la mer. De là des difficultés presque insurmontables pour le commerce. Cependant les besoins et les désirs croissant avec la prospérité, les peuples les plus avancés, tantôt s'efforcèrent de s'ouvrir des chemins par la force, tantôt eurent recours à des intermédiaires soit isolés, soit collectifs. Des colporteurs s'aventurèrent des pays de production vers les pays de consommation, rapportant en écliange des produits de leur pays d'origine ceux du sol ou du travail du pays étranger ; tantôt des caravanes s'organisaient, véritables expéditions de guerre et de commerce comme cela se fait encore aujourd'hui dans les régions dangereuses; tantôt les peuples dont il fallait traverser le territoire se faisaient eux-mêmes les instruments des échanges.

Quelques peuplades montrèrent sur terre ou sur mer une aptitude singulière pour ces opérations et se firent ainsi les agents actifs du progrès. C'est par ces intermédiaires que la connaissance du cuivre , du bronze, du fer pénétra dans les contrées les plus éloignées de celles où Ton avait commencé à en faire usage 5 c'est par eux que ces contrées entrèrent dans Taire d'expansion des civilisations d'où est sortie la nôtre. Et depuis longtemps déjà le peuple qui en ajeté les plus anciens fondements était entré dans l'histoire.

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