AVANT-PROPOS. VII
de rhumanité à des fatalités de milieu, de race et de climat, à plus forte raison devait-elle être d'un grand secours pour Texplication de faits relatifs à la vie extérieure et corporelle. Je me suis attaché néanmoins, tout en marquant, aussi nettement que je Tai pu, son action, à ne pas m'attarder dans des considérations trop étendues et surtout dans des récits de voyages et découvertes qui, à certains moments, pouvaient paraître rentrer dans le cercle des excursions permises.
De même Thistoire de la colonisation a des liens étroits avec celle du commerce. Les éléments colonisateurs, les procédés de colonisation, les modes d'exploitation, de régie, de mise en valeur des colonies, les règlements commerciaux qui les concernent, ont eu, en raison de leur connexité intime avec la vie commerciale de ces pays, une telle influence sur le commerce du monde, qu'une jjTace devait être accordée à leur étude. L'intérêt même du sujet pouvait exposer à un entraînement dont j'ai dû me défendre.
A plus forte raison était-il diflâcile de fixer le point précis où devaient s'arrêter le5 renseignements relatifs à l'agriculture et à l'industrie, ces deux aliments primer-, diaux du commerce, à la marine, aux travaux publics, àr toutes ces branches de l'activité économique dont le commerce est comme la résultante et le but. Je me suis efforcé de ne rien laisser dans l'ombre d'essentiel, et d'élaguer ce qui m'apparaissait comme nettement superflu.
Les pratiques économiques, les systèmes douaniers, les idées, principes, vues, intérêts et doctrines qui ont