‹ Précis d'histoire du commerce;Chapitre 10 sur 69 · J. Quicherat, Histoire du costume en France, p · texte numérisé non relu

J. Quicherat, Histoire du costume en France, p

LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ET l'EUROPE. 49

Le défaut de sécurité paralysait tout ; des compagnies organisées. Compagnie de Jéhu, les Chauffeurs^ tenaient la campagne ; ,les crimes isolés étaient fréquents ; les routes étaient délabrées, les ponts croulaient.

Les ornières étaient tellement nombreuses que les rouliers voyageaient par groupes, pour se prêter mutuellement leurs chevaux. Sur beaucoup de points on ne faisait que trois ou quatre lieues entre deux soleils. Une quantité de blé valant 18 fr. à Nantes^ coûtait une somme égale pour être transportée à Brest. Aussi, tandis qu'à Nantes, il y avait en rivière quatre cents à cinq <^ent6 vaisseaux chargés de gi*ain6 se détériorant et s'avariant, on était à Brest à la demi-raiion et peut-êtçe au quart de ration. Les digues et ouvrages de défense contre l'inondation étaient en si mauvais état que la crainte d'un sinistre tenait des populations nombreuses des bords de la mer ou des fleuves dans des transes continuelles. A peine restait-il deux ou trois routes suffisamment viables. Sur les rivières comme sur le^ canaux, la navigation devenait impossible \

A Lyon, au lieu de .9,000 métiers en activité en 1788, il n'y en avait plus que 4,000 en 1798; dans le Nord et la Normandie, une foule de métiers à dentelles, de manufactures de toiles et de draps avaient disparu. La carrosserie, si prospère au moment de la Révolution, était tombée à rien ; Rouen, qui avait 300 voitures particulières, n'en n'avait plus qu'une ; Dijon, 2 au lieu de. 80. La pôch^ maritime agonisait. Marseille ne faisait plus autant d'affaires en un an qu'autrefois en quinze jours.

L'Angleterre se débattait de son côté contre d'autres em-

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