MELLIN DE SAINT-GELAIS
Mellin de Saint-Gelais, no à Angoulétne, enlra dans les ordres et devint aumônier du Dauphin, plus tard Henri II. Il excellait dans la poésie légère, notamment dans le madrigal et le sonnet, qu'il avait importés d'Italie. C'est le plus brillant disciple de Marot. Il n'a produit cependant « que de petites fleurs et m»n fruit d'aucune durée ». (Etienne Pa*quier.) Les impromptus plaisaient à sa muse facile. Un jour François lcr apostrophant ainsi son cheval :
Joli, gentil petit cheval,
Bon à monter, bon à descendre,
Saint- Gelais ajouta sur-le-champ :
Sans que tu sois un Bucéphal ,
Tu portes plus grand qu'Alexandre.
Marguerite d'Angoulème, reine de Navarre (1492-1549), sœur de François Ier, cultiva les lettres et protégea les poètes et les artistes; mais elle ternit sa réputation d'écrivain par des contes, imités de l'Italien Boccace, trop souvent licencieux. Ses poésies les plus remarquables lui ont été inspirées par sa tendre affection pour son frère.
Citons encore de la même école :
Victor Brodeau (f 1540), secrétaire de François Ier, et que Marot appelait son fils;
Bonaventure des Périers (f 1544), secrétaire de Marguerite de Navarre ;
i Chenu (lat. canus, blanc). Blanchi par l'âge.
3S PRÉCIS d'histoire LITTERAIRE
Thomas SlBILET (1512-158'J), avocat nu parlement, auteur d'un Art poétique; Charles Fontaini (1515-1968), poète de talent, défenseur ardent
de la gloire de Marot, son maître;
Françou IIabert (11)20-1509?), auteur médiocre, mais très populaire au xvic siècle.