Acte V. — L'hypocrite est puni. Orgon est désolé. Quel
poi 1 1 i" • vit ifecu
i \.i i il faire de l'acte de donation i\ «imettantes renfermée dan la ca etteî trri?e M Loyal; H vient
De lo pari de M"n- ■■ -i ■ i ■• im< |"»ur s<»n i.i< n ,
al il somme < Irgon de céder la place ô d sternation eal grande dam cette famille, surtout lor qu'on apprend que les papiers de la cassette, le! papier du conspi rateur il onl enl mains du roi. Orgon reut fuir, il
eal trop tard. Heureusemenl Louis \1\ ;< pénétré le fourbe, el c'esl Tartufe qui est arrêté.
Principaux caractères. - Tartufe est moins un hypocrite qu'un escroc de la plus sott<> comme <!<• la plus rile i . qui
se laisse jouer stupidement. On ne peul imaginer Tartufe, tel que le peint Molière, dans une autre maison que celle de l'inepte Orgon. Il faut rentière et rare imbécillité de ce bourgeois pour que le fourbe ne perde pas aussitôt tout crédit. La Bruyère a autrement saisi le vrai type de l'hypocrisie : « Onuphre ne dil point ma haire et ma discipline; au contraire, il passerait pour ce qu'il est, pour un hypocrite; et il veut passer pour ce qu'il n'est pas, pour un homme dévot, d
Orgon est un entêté, un fanatique. Mais, comment supposer qu'il soit assez idiot pour déshériter son fils et faire à un étranger donation complète de tous ses biens? Et cette brute sans yeux, sans jugement représente le vrai dévot, par opposition au faux dévot, qui est Tartufe.
Pemelle est un caractère acariâtre, elle gronde sans cesse: sa conduite e*t inexplicable : comment admettre son silence après la déclaration du troisième acte? Et cependant Mmc Pernelle et Orgon sont les seuls personnages dans la pièce qui se piquent sincèrement de dévotion, les seuls qui se fassent une affaire de leur salut. Tous les autres n'en prennent qu'à leur aise...
Où sont donc les « dévots de cœur », les vrais gens de bien dont le contraste serait indispensable si Molière, sincèrement, n'avait voulu décrier que l'imposture?
Ce n'est point Dorine la soubrette, la forte en gueule, si impertinente envers ses maîtres et se mêlant de ce qui ne la
regarde pas. La piété chrétienne enseigne d'autres vertus aux domestiques.
Ce nYst point Damis, Marîane, Valère, rôles trop effacés pour être mis en opposition avec celui de Tartufe. 11 reste donc < Ira h te.
Cleante est moins un chrétien qu'un philosophe libre penseur. Écoutons -le débiter ses lieux communs sur la modération :
Efforçons -nous de vivre avec toute innocence, Et laissons aux censeurs une pleine licence... ... Ne regardez point aux intérêts humains, nuand vous suivez du Ciel les ordres souverains.
Cléante nous dit bien :
Regardez Ariston, regardez Périande, Oronle, Aleidamas, Polydore, Clitandre.
Mais ni Périande, ni Polydore, ni aucun de ces parangons de vertu ne se montrent; ils restent dans la coulisse. Orgon tout seul, avec Mme Pernelle, aussi folle que lui, demeure pour soutenir l'honneur du nom chrétien. »
(D'après P. M. et L. Veuillot, Molière et Bourdaloue.)
Jugement. — Si la perfection d'une c médie dépendait uniquement de l'action, de l'intérêt dramatique, le Tartufe disputerait au Misanthrope l'honneur d'être le chef-d'œuvre du genre. Mais « l'art et la raison exigent davantage. Ils exigent que le poète rassemble des caractères variés dans une action prompte, qui ne s'écarte pas de la vraisemblance, et qui laisse au spectateur une utile leçon. 11 faut que les hommes s'y montrent, que les événements s'y passent comme dans l'ordinaire de la vie; que toutes les péripéties, jusqu'à la dernière, soient amenées non par des aventures fortuites, mais par le jeu naturel et logique des caractères et des passions, et qu'enfin le dénouement donne satisfaction au sentiment de la justice sans faire violence à la vérité... Si les caractères sont faux ou violemment outrés, si les événements paraissent chimériques, l'auteur esquive les difficultés qu'il fallait vaincre; et le spectateur, jeté de fantaisie dans un monde qu'il ne connaît plus, ne prend à ce qu'il voit qu'un plaisir stérile et dangereux. . »
PC I \M t' 9
Le Maître de musique m Félicite d'avoir trouvé, i d
dain, un homme un • Le Malti e k dan drail i
connaisseur. Arrive le boui nricbi, « ion l le naturel y
lier conl i plaisamment avec le lai mauii
qu'il veut • thi ter, Il c m me n ce par u.i.n m .1 i«. i
il .-i fait babiller aujoui d bui comme
et demande ensuite l'air de musique qu'il .1 commandé, il en
sait un tout à fait joli, qu*il s'emj n 1 boni* 1.
appris la musique. 1 Le Maître de musique lui c< de
l'apprendre. M. Jourdain accepte, 1 pour Faire» as «
de qualité, •> bien qu'il ait déjà uaAlatlre de de ifMallra *ç v*ufl
d'armes/ et un Maître de phiKfsrfpnte^ a qui doit » i er
ce matin. 1 Après la sérénade, OÙ M. Jourdain trouve ** des
dictons assez jolis *, commence le ballet du Maître de danse.
Acte 11. — Dispute des professeurs. Les professeurs exploitent à qui mieux mieux la crédulité de notre bourgeois; ils rengagent à se payer des concerts chez lui. M. Jourdain aura des concerts, toujours pour trancher du gentilhomme. Suivent les leçons comiques de danse, de politesse et d'escrime. Mais, par jalousie, les professeurs ne tardent pas à se disputer. Lo Maître de philosophie intervient. 11 se met à discourir sur la colère, et finit par placer la science qu'il enseigne bien au-dessus de ces « métiers misérables de gladiateur, de chanteur et de baladin ». bon dédain lui attire de mauvais traitements. L'émotion est vite calmée : « an philosophe sait recevoir comme il faut les coups, » et il commence sa leçon, la risible leçon de prononciation des voyelles. Au Maître de philosophie succède le Maître tailleur, qui apporte à notre parvenu « le plus bel habit de cour et le mieux assorti ». Les garçons tail^- +**¥ leurs le lui passent avec force cérémonies, et n'oublient pas de réclamer le pourboire.
Acte III. — Récriminations de MmG Jourdain. M. Jourdain veut aller « un peu montrer son habit par la ville ». Muie Jourdain gronde, et ce n'est pas sans motif. Elle reproche à son mari ses folles dépenses, et surtout la fréquentation de ce Dorante, qui le trompe de la belle façon. INicole se met de la partie, et toutes deux elles accablent d'épigrammes le pauvre bourgeois, qui leur répond d'un air triomphant : « Taisez-vous,
vous êtes des ignorantes, d Voici Dorante. Après les compliments d'usage, il demande sa noie à M. Jourdain, — pour arriver à faire un nouvel emprunt, — et lui annonce la visite de la marquise Dorimène, qui doit venir « tantôt ici pour le ballot et le repas ». Le pauvre fou ne comprend pas qu'il est joué par le gentilhomme escroc. 11 ne comprendra pas davantage le singulier tour qu'on lui prépare pour marier sa fille à celui qu'il a refusé, faute d'un titre de noblesse.
Acte IV. — Mmc Jourdain trouble la fête. Dorimène trouve le repas « tout à fait magnifique ». Le bourgeois se met en frais de compliments; « jamais il ne s'était senti tant d'esprit. » M1110 Jourdain entre tout à coup dans la salle du banquet. Elle éclate en reproches contre son mari, — qui l'avait envoyée à la campagne « pour cette belle affaire », — contre Dorante et contre cette grande dame, qui vient mettre la discorde dans un ménage. Dorimène décampe au plus vite, suivie du comte. Sur ces entrefaites, arrive Govielle, déguisé. 11 vient demander la main de Lucile pour le fils du Grand-Turc. Si M. Jourdain accepte, il sera fait mamamouchi (paladin). Le vaniteux bourgeois donne tête baissée dans le panneau, et l'on procède immédiatement à la cérémonie turque.
Acte V. — M. Jourdain mamamouchi. Mme Jourdain ne peut en croire ses yeux. « Qui vous a fagoté comme cela? » s'écrie-t-elle. Et M. Jourdain de répondre gravement : c Je suis mamamouchi. » Cependant le comte et la marquise viennent féliciter le bourgeois de sa nouvelle dignité et du mariage de sa fille. Lucile a refusé d'abord; mais, ayant reconnu Cléonte, elle se rend aussitôt. Mise au courant du stratagème, M"10 Jourdain s'empresse de consentir, et Ton va chercher le notaire.
Principaux caractères. — M. Jourdain est un bourgeois enrichi qui veut vivre comme les gens de qualité. « Le comique de ce personnage naît de l'extrême disproportion, du contraste frappant de ses idées, de ses sentiments, de sa tournure, avec le ton, les airs et les manières qu'il veut prendre; c'est la mascarade d'un rustre déguisé en courtisan; sa gaucherie dans tous ses exercices, son langage trivial, sa grossièreté ignoble, qui le rendent le jouet de ses maîtres, en font un objet très
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t Le sens droil de M"10 Jourdain, ainsi que sa naïve bi querie; les comptai ances int( et basset de Dorant*, la
gaieté ingénue de Nicole, le bon esprit de-LooUe, la noble franchise de Qéonto, la subtilité féconde et Lrai»- de Cooiolls et la burlesque vanité des différents maîtres d'arts cl de scien jettent à l'envi le jour l«i plus heureux sur le ridicule principal de M. Jourdain. | Pasêim.
Valeur littéraire. — Le Bourgeoiê gentilhomme est, mal quelques négligences de style, une des meilleures pièces de Molière ■■ Les trois premiers actes oilrcnt des scènes du plus haut comique; les deux derniers baissent visiblement. La ruse
finale n'est qu'une mascarade qui rappelle les théâtres de la foire. Elle offre d'ailleurs par trop d'invraisemblance. Prenez le bourgeois le plus entiché des habitudes du grand monde; est-il vraisemblable qu'on lui fasse croire que le fils du Grand- Turc recherche sa fille et qu'il se laisse persuader de la lui donner en mariage? » (P. M.)
Scènes principales. — Acte I, scène il. — Acte II, scènes m, iv et v. — Acte III, scène xv.
Les Femmes savantes (1G72).
Sujet. — Le sujet de cette comédie est le pédantisme féminin et le préjudice qu'il peut porler à toute une famille.
Dans les Précieuses ridicules, Molière avait déclaré la guerre au jargon des fausses précieuses. Dans les Femmes savantes, il s'attaque à une autre catégorie de précieuses, à celles qui négligent leur ménage pour s'occuper de philosophie, de mathématiques, d'astronomie.
« Le goût et l'instruction, voilà le domaine des femmes. Elles ne doivent point chercher à s'élever jusqu'à la science. »
(J. de Maistre.)
« Une femme savante de profession est odieuse, disait Sainte- Beuve; mais une femme instruite, sensée, doucement sérieuse, qui entre dans les goûts, dans les études d'un mari, d'un frère
112 PRÉCIS D'HISTOIRB LITTÉRAlKk
oa d'un père, qui, san.^ quitter son ouvrage d'aiguille, peut s'arrêter un instant, comprendre toutes les pensées et donner un avis naturel, quoi de plus simple et de plus désirable C'était la pensée «le Molière.
I BRS0XNAGB8. — Le bourgéi ia Chrysale, sa femme Philaminte, ses - Armande et Henriette, :sa bœur licliae et ton frère Ariste; Clitandre, prétendant d'Henriette; Trutolin (i Vadius, deux pédants; Martine, servante, etc. — La ecèue est à 1 aria, duiis la maison de Chrysale.
Résumé. — Acte Ie*. — Discussion des deux sœurs. La pédante Armande conseille à sa sœur llenrieLe de i énoncer « au vulgaire dessein a qu'elle a formé de se marier, et d'être plus « sensible aux charmantes douceurs de l'étude ». Henriette la soupçonne de jalousie. Une explication a lieu devant Clitandre, qui tranche la question en déclarant net que les femmes docteurs ne sont point de son goût. 11 n'estime pas davantage le pédant Trissotia, ce « benêt dont partout on silfle les écrits ». Et comme pour obtenir la main d'Henriette, il demande à Bélise son suffrage, celle-ci prend pour elle-même le discours de Clitandre.
Acte IL — Martine est chassée. Ariste est chargé de négocier auprès de son frère le mariage de Clitandre avec Henriette. Le prétendant est pauvre de biens, mais « il est riche en vertus, cela vaut des trésors ». Chrysale l'accepte pour gendre, « C'est une affaire faite, et il va à sa femme en parler sans délai. » Voici Martine; elle se plaint d'être chassée. Ptiilaminte lui donne son congé, malgré Chrysale, non pour avoir cassé des porcelaines ou dérobé des plats d'argent, « cela ne serait rien, » mais pour avoir offensé la grammaire. Malgré Chrysale encore, l'impérieuse Philaminte veut marier sa fille Henriette à un soidisant poète dont elle est entichée, au pédant Trissotm. Ariste conseil ;e à son frère de résister et de s'affranchir du despotisme qui pèse sur lui.
Acte 111. — Sonnet à la princesse Uranie. Les pédantes Philaminte, Armande et liélise s'extasient sur les moindres détails d'un sonnet que Trissotin vient leur débiter. Henriette seule demeure indifférente. Les savantes n'ont eucore rien écrit, mais elles se proposent d'approfondir les sciences et de former,
fui II mit tfcCLI 141
comme les homme , de docte acadimfc \ oi< I l< Vadius. Tri otin le présente dame an leui annoi
<nui sait du grec al qu'il fiait merveille en 1 1 1 al an pro deui beaui aspriti èchangenl tout d'abord force comi at Unissent par des Injui • Va liu la rai
Ami I\'. — Obstination <lr Philù mi n te. Henriette !•!
d'accepter le pëdanl Trisaotin; Philaminte, outrée de d jure (1<> contraindre sa Qlla 6 l'obéissance, On apporte une I Ltre de Vadiua accusant Trisaotin de convoiter la fartai sale; Philaminte crie I la calomnie et envoie chercher le notaire.
Actb V. — Intervention d'Ariste. Chrysale, plus courageux, annonce qu'il ne cédera pas; il est le chef de la famille, c à lui qu'Henriette doit obéir, philaminte entre avec !»• notaire; elle va triompher, quand arrive fort à propos le frère de Cbry-
sale. II répand la fausse nouvelle que Chrysale est ruiné par la perte d'un procès et deux banqueroutes. Trissotin aussitôt tourne les talons; son égoïsme est démasqué. Chrysale chante victoire, et les vœux de Clitandre sont exaucés.
Principaux caractères. — Chrysale est un homme de bon sens et d'excellent caractère. Il a toujours raison; malheureusement il n'a jamais de volonté. « GVst l'homme faible et vulgaire qui se croit fort quand il n'y a personne à combattre, et qui croit avoir une volonté quand il fait celle d'autrui. »
(La Harpe. x>
Philaminte est une savante impérieuse, sans aucune nuance de sensibilité; elle personnifie tous les abus du bel esprit; elle néglige ses devoirs de famille et gouverne sa maison de la manière la plus despotique.
Armande est à la fois dédaigneuse et jalouse. La science la rend orgueilleuse, et l'orgueil hypocrite. Sous son platonisme, elle cache un véritable dépit de n'être pas aimée.
Bélîse a l'esprit gâté par les romans de M1,c de Scudéry; elle se croit admirée et recherchée de tout le monde, et personne ne peut la tirer de son erreur.
Henriette est un modèle de modestie, d'honnêteté, de droiture; elle ne manque point d'esprit, mais elle n'aime point à en faire étalage comme sa mère et sa sœur.
Clitandre est un homme intelligent et de bonne compagnie, qui méprise les pédants et sait s'en moquer. En lui, Molière a entrepris de créer le type idéal, quoique humain , de l'homme accompli, d'un a homme d'honneur, d'esprit, de cœur et de conduite. » (Acte II, scène II.)
Trissotin et Vadius sont des types de poètes vaniteux qui personnifient ks sots gonflés d'orgueil de tous les temps et de tous les pays.
Martine, servante grossière, mais dévouée, se distingue par son bon sens populaire et sa franchise toute gauloise.
Valeur littéraire. — L'intrigue de cette comédie manque d'intérêt, et le dénouement de naturel; la querelle de Trissotin et de Vadius, dans l'appartement d'une femme, est contraire aux convenances. De plus cette scène, entièrement épisodique, ne tient pas à la pièce. Mais la verve du dialogue, la vérité des caractères, la raison qui parle par la bouche de Clitandre, de Chrysale, d'Henriette et de Martine, font de cette pièce une œuvre de haut comique.
Scènes principales. — Philaminte congédie Martine (acte II, scène vi). Le sonnet (acte III, scène n). Dispute de Trissotin et de Vadius (acte III, scène v).
Le Malade imaginaire (1673).
Sujet. — Cette comédie -ballet est une charge contre les médecins ignorants et routiniers. Molière, alors très souffrant, semble s'y jouer de la médecine et de ses propres maux.
Principaux personnages. — Argan, malade imaginaire; Bélarde, son frère, et Angélique, sa fille; Cléante, prétendant d'Angélique; Diafoirus, médecin, et son iils Thomas Diafoirus; Purgon, médecin d'Argan; Fleurant, apothicaire; Toinette , servante. — La scène est chez Argan.
Résumé. — Acte Ier. — Argan se fait droguer du matin au soir par son médecin Purgon et son apothicaire Fleurant.
Se voyant infirme et malade comme il est, Argan veut se ménager « un gendre et des alliés médecins » ; en conséquence il donnera sa fille en mariage au neveu de M. Purgon, a qui est
POÈTI DU XVfl II H'.
le fils de Bon betfu frère le médecin, M. Disfoiru Vngôlïquc n'entend pas de cette oreille là,
\. ri m. a ceui qui fôlicitenl \i ir is bonne mine.
Toi nette, qui reut gagner les botoi mieux servir les Intérêts d'Angélique, le hâte de répond ii II marche, dort, mange el boil toul comme lei autres; maii cela n'empêche pas qu'il ne soit malade. El trgan d'ajouter*
Cela est \rai. p Aussi ne renonce I II pas <'<u dessein d'avoir mi gendre attaché a la Faculté. Voici M. Diafoirus, il vient présenter son fils. Les compliments, récités <!<• mémoire, n'ob? iiennent aucun résultat : Angélique persiste dans .-ou refus.