LA PROSE AI WIN" SIÈCLÏ
La prose , au ivm Biècle , e I upérieure à la ] \ ' //> -
toire, la Critique littéraire, Y Economie politique, VÉloqui du barreau et VÉloquence de la tribum Boni créées ou renouvelées; les sciences mathématiques, physiques el naturelles deviennent l'objet «l«i travaux considérables. Mais, en ce Pincrédulité fa il des progréa d'autant plus rapides, qu'elle propagée avec ardeur par une nuée d'écrivains, cl faiblement combattue par les prédicateurs plus occupés à développer, dans un style académique, quelques lieux communs d'une morale quasi séculière, qu'à défendre le dogme menacé. Le pouvoir luimême, trop souvent complice des philosophes, ferme les yeux sur la diffusion des mauvaises doctrines ou la favorise sous main. D'irréligieuse la philosophie devient nécessairement sensualiste; la ruine des mœurs suit bientôt celle des croyances, et une grande partie de la nalion glisse dans la boue avant de glisser dans le sang. (Passhh ) Le goût s'altère avec les mœurs et les croyances, à tel point que Voltaire ne voit dans les écrivains les plus distingués de l'époque que a de pauvres écoliers du siècle de Louis XIV * ».
PRINCIPAUX PROSATEURS DU XVIIIe SIÈCLE