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MIRABEAU

Honoré- Gabriel Riquetti, comte de Mirabeau, né au château du Biguon (Seine-et-Marne), fut le principal orateur de la Constituante. Rejeté par la noblesse à cause de son inconduite, et nommé député du tiers, aux états généraux de 1789,

i Nous avons emprunté ce résumé rapide, sur les prosateurs de la révolution, à l'excellent ouvrage de M. Auguste Noël, Histoire abrégée de la langue et de la littérature françaises. (Paris, Delalain.)

il se montra d'abord le plus audacieux des réformateurs et le plus implacable ennemi de l'ancien régime; mais, s'apercevant qu'il travaillait à t une vaste destruction ». il se rapprocha de la cour et voulut arrêter la marche des événements. C'était trop tard; d'ailleurs, les fatigues de la lutte1 et les excès de sa vie avaient épuisé ses forces. Il mourut tout à coup, en 1791, à quarante-deux ans.

Œuvres. — Ses écrits politiques les plus remarquables sont : V Adresse au roi pour le renvoi des troupes campées à Versailles; les Discours sur I" banqueroute, sur la constitution civile du clergé et sur la sanction royal':.

Jugements sur Mirabeau. — « On peut lire les discours de Mirabeau comme on lirait une œuvre écrite à loisir par un écrivain de profession. » Son style est incorrect, heurté; ses termes sont impropres, ses images incohérentes... « Il faudrait, si Ton voulait bien lire de pareils morceaux, se représenter le monstre lui-même rugissant, pour appliquer à Mirabeau le motd'Eschine sur Démosthène, et se laisser entraîner par le mouvement de son éloquence, en fermant les yeux sur mille imperfections du style d'un orateur qui veut, non pas se faire admirer, mais convaincre. » (A. Cahen, passim.)

« Pour un homme public, rien ne remplace l'ascendant d'une bonne renommée. Mirabeau en est un mémorable exemple; car les fautes de sa jeunesse pesèrent sur toute sa vie. Son histoire nous offre le douloureux spectacle d'un génie puissant qui lutte en vain contre la défiance des partis, se débat sous de noires calomnies auxquelles son passé donne prétexte, se sent isok; jusque dans ses triomphes et meurt sur la brèche, sans avoir conquis cette autorité morale qui est le plus efficace auxiliaire de la persuasion. » (G. Merlet.)

L'abbé Maury (1746-1817), né à Valréas (Vaucluse), s'est rendu célèbre comme orateur politique. Élu, en 1789, député du clergé aux états généraux, il défendit avec une grande fermeté les intérêts de la monarchie et de l'Église de France, et lutta souvent avec avantage contre Mirabeau. Ses meilleurs ouvrages sont l'Essai sur V 'éloquence de la chaire et le Discours contre

i II avait, dans l'espace de vingt-deux mois, prononcé cent cinquante discours à l'Assemblée instituante.

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contre Robespierre <•! Marat, On lui reproche d'avoir roté la mort «le Louis XVI. Lui qui avait comparé la révolution à • Saturne dévorant ses enfants, péril sur Péchafaud avec les vingt et un membres les plus m irquants de son parti.

Nommons encore Cazalès 1 17B8-180B . Barnavb 1 t ♦ ; 1 - 1 t Mounibb (17B8-1805), Maloubt (1740-1814 . Lallv-Tollwdal (1751-1830). Nous posons sous silence les noms de h<> et de Robespierre : « Ils ne peuvent avoir rien de commun

l'histoire de la littérature,

(Cf. Demogkt

Tragédie

TABLEAU SYÎSOPTIQUE XVIII siècle.

POÈTE genre épique ; Voltaire. /" ll<>nria<h>.

Lamotte- Houdard, ïnez de Castro ; — Crébillon, Electre Atrée,

— Voltaire, Mérope, Œdipe, Zaïre, etc.; — le Franc de Pompignan. Didon; — Lemierre , Guillaume Tell:— Ducis, Hamlet , Macbeth); — Joseph Chénier, Charles IX.

I Destouches, le Glorieux, le DU pateur ; — Marivaux, les Fausses confidences, etc.; — Gresset, le Méchant; — Fabre d'Églantine, PhU'uithe , Intrigue épistolaire ;

— Collin d'Harleville, l'Inconstant, l'Optimiste, les Châteaux en Espagne , etc.

Comédie

, Éc. Lebrun. Fables; — Florian .

Fable .. . .

/ aoles.

J.-B. Rousseau, Épigrammeê ; —

Voltaire. Satires, le Pauvre dia*

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i ble satire contre l ; —

V A. Chénier, Satires.

J.-B. Rousseau, Épitres; — Louis Racine, la Grâce, la Religion;— de Pompignan. Épitres; — Gresset, la Chartreuse, Vert' Vert; — Delille, les Jardins , l'Imagination, etc.; — Roucher, les Mois ; —Florian, Fables.

GENI DIDA4 I

GENRE LYRIQUE

J.-B. Rousseau, Odes sacrées, Cantates; — le \ Franc de Pompignan, Odes, Cantiques; — I Lebrun , Odes; — Gilbert, Odes ; — André Ché-

[ nier, Odes.

j Florian, Pastorales; — Lebrun. Elégies; — An-

Gl vnr PASTORAL

ET

J dré Chénier. h/i/lies Elégies.

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