‹ Précis d'histoire littérairesChapitre 77 sur 137 · POESIES FUGITIVES · texte numérisé non relu

POESIES FUGITIVES

PROSATEURS

Eloquence IBridaine, Sermons; — Maury

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/Mirabeau. Maury, de Séze , Ver- Éloquence j gniaud, Cazalès, Barnave, Mouoenre 'delà tribune] nier, Malouet . Lally Tollendal

oratoire \ [ Discours politiques.

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/ . 1 Thomas, Éloqes académiques.

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[ Rollin , Histoire ancienne, Histoire romaine; — genre historique \ Voltaire, Charles XII, Siècle de Louis XIV; ' — Duclos, Histoire de Louis XL

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Buffon . / le Batteux, les Quatre \ (/u, >s ; — la Harp»; littérature; - Geoffroy . ( de littérature dramatique.

,/,.s études ; - Lesage . Gil- Bla - d'Aguesseau. Instructions; — Buffon, Histoire naturelle; — Barthélémy. Voyage du. jeune Anacharsis ; — Guénée . Lettres de quelques Juifs; — Malesherbes . Remontrances à Louis X V, Mémoires;-— Marmontel. Eléments de lit / ('rature , 1rs Jncas (roman ; — Beaumarchais, Mémoire*, comédies satiriques; — Bernardin de Saint-Pierre. Études n Harmonies delà nature; — cardinal Maury, Essai sur r<;l<»iu<>,ice de la chaire; — \ les auteurs de l'Encyclopédie.

genre Érisioi.AiRE î Voltaire, J.-J. Rousseau.

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Morale

< Critique

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Ve ÉPOQUE : DIX - NEUVIEME SIECLE

La littérature française, au commencement du xix° siècle. était dans une véritable décadence. « Le philosophisme et l< s excès révolutionnaires d'un côté, de l'autre le despotisme impérial armé d'une rigoureuse censure, avaient tari dans les âmes la source de toute noble inspiration. » Mais la Restauration vit paraître une nouvelle pléiade de poètes et d'écrivains (Lamartine, Victor Hugo, de Vigny, etc.), qui tentèrent de rajeunir la littérature en la faisant sortir des voies étroites et sans cesse battues de l'imitation des anciens. Dans ce dessein, ils proclamèrent la liberté absolue, rendirent l'art indépendant de toute contrainte 1, — ne conservant d'autre règle que la loi d'ensemble, — et montrèrent par des exemples « qu'il fallait être soi-même, penser avec sa pensée, sentir avec ses sentiments, avoir chacun au moins le degré d'originalité dont on était capable ; qu'il y avait, en dehors des souvenirs de l'antiquité classique, dans la Bible, dans le moyen âge, dans l'histoire, les sciences et les arts, dans le christianisme, dans l'humanité, mille inspirations qui valaient celles d'Homère et de Virgile ». Comme ils préconisaient l'imitation du moyen âge, « l'âge d'or de la foi et de l'héroïsme chevaleresque, » on les appela les romantiques, pour les distinguer de leurs adversaires, les classiques.

L'école romantique se signala d'abord par des travaux remarquables, en prose et en vers {Méditations poétiques, Odes et Ballades, etc.). Malheureusement cette école est loin d'avoir tenu toutes ses promesses. En substituant l'observation au beau idéal poursuivi par les classiques, en donnant le pas à Vimagination sur la raison . arbitre suprême du goût et des conve-

i Klopstock, Gœthe et Schiller, en Allemagne; Wilson et Walter Scott, en Angleterre, avaient déjà opéré cette réaction contre le classicisme; Chateaubriand et Mme de Staël la tommencèrent, en France, au début du siècle.

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LA POÉSIE AU \l\" SIÈCLE

La poésie, au \ix° siècle, prend un nouveau caractère : d'abstraite, elle devient personnelle, passionnée, rêveuse; elle s'inspire de préférence des institutions et des mœurs nationales, des joies, des tristesses, des mille émotions qui font vibrer nos

aines.

La poétie lyrique et Vélégie, inspirées par une sensibilité vraie, prennent leur essor et acquièrent une très grande importance; le théâtre, émancipé, s'affranchit des règles des trois unités, et le drame bourgeois y détrône l'antique tragédie; ses personnages, bons ou mauvais, héros ou traîtres, sont des gens du peuple.

On doit regretter que les auteurs contemporains aient fait si souvent du drame une école de grossièreté et d'immoralité, en se plaisant dans la peinture d'un monde bas de fripons et de dégradés. — Que Chateaubriand avait raison de dire au jeune Ozanam : « Je vous conjure de ne jamais aller au théâtre; vous n'y gagneriez rien et vous y perdriez beaucoup! »

PRINCIPAUX POÈTES DU XIXe SIÈCLE

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