‹ Précis d'histoire littérairesChapitre 82 sur 137 · J. DE MAISTRE · texte numérisé non relu

J. DE MAISTRE

Joseph de Maistre, né à Ghambéry, d'une famille française, est un de nos plus célèbres écrivains du' commencement de ce siècle. 11 quitta son pays pendant l'occupation française et se

i Le roman et le feuilleton sont devenus le fléau de notre époque. Au lieu de parler à l'âme et d'élever la pensée, ce genre de littérature, qui ne connaît d'autres règles que les caprices de l'imagination, a pour effet direct de transporter le lecteur dans un monde idéal et invraisemblable, de fausser le goût et le jugement, qui, <i une fois démanché, dit Montaigne, n'est pas facile à remettre en place; » enfin, de consumer l'énergie de l'intelligence et de la volonté dans les rêveries absolument stériles quand elles ne deviennent pas coupables.

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1706 . Envoyé comme amba isadeur à Sainl Péteri bo u le roi exilé d< Sardaigne, il > rei ta prèi de quii al mou

rut a Turin en 1821, .1. de M.h li" i Q génie t COm

battre l'esprit du icvm1 siècle el ô <l Fendre la rérité.

Ses Considérations, son traité Du pape 1819 . &on // de l'Église gallicane, et i Soiréi de Saint-P i ou

Entretiens sur le gouvernement temporel de la Providen - 1821 , immandent l'estime et, jusqu'à un certain point, l'admiration môme à ceui qui combattent Bee théories, quoique le ityle, vigoureux, brillant el pittoresque, en Boit quelquefois tendu et déclamatoire... • (A. «'aima. Ses Lettres, le plus aimable el le plus original do Bes ouvrages, ont révélé dans ce penseur absolu, dans ce logicien inexorable, un père presque plus ; que les plus tendres. (D. Nisard.)

Mmo DE STAËL (1766-1817)

Mm0 Germaine de Staël, née à Paris, était fille du banquier Necker, qui fut ministre de Louis XVI. Elle eut pour principale école le salon de son père , où se réunissaient les illustrations de l'époque. A vingt ans elle épousa le baron de Staël, ambassadeur de Suède. Obligée de quitter la France pendant la tourmente révolutionnaire et sous le consulat, elle parcourut TAllemagne et ne revint qu'après la chute de Napoléon (1815).

Œuvres. — Mme de Staël a laissé deux romans : Delphine (1802) et Corinne ou V Italie (1807), De la Littérature considérée dan* ses rapports avec les institutions sociales (1800), des Observations sur l'Allemagne (1810), des Considérations sur la Révolution française, et sa Correspondance .

Le livre De l'Allemagne a révélé pour la première fois à la France les mœurs, la littérature, la philosophie, toute l'Allemagne, en un mot, si peu connue jusqu'alors.

Mme de Staël fut une intelligence élevée, mais gâtée par le philosophisme et le protestantisme. « Il y a dans ses livres assez de talent pour sortir du commun , pas assez*pour être de l'élite. » (D. Nisard.)

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