‹ Précis d'Histoire romaineChapitre 148 sur 157 · CHAUT» XXXV · texte numérisé non relu

CHAUT» XXXV

tean dTIr , II» rencontrèrent ub petit conve* de ] qra apportait la neovette que Sébastien et Proeope acceptaient l'éteciian an nouvel enpeteer. A Tilsaphata, ces deo^géacmix vinrent hd amener les restes chôme armée florissante. Cependant lorsqu'on apprit te traiié umt^pai Jovien, tous les esprits forent indignés. On crut quelque temps que l'empereur reviendrai: sur ses promesses. La conduite de l'ancien sénat remaiii en pareille circonstance semblait pouvoir justifier un parjure; mais Jovfen ne se sentait pas le esnrage de manquer à sa parole. En vakt ks habitants de ISïtiiàs , qui avaient soutenu trois fuis les assauts de Tannée persane, demandèrent à défendre euxmêmes lenrs mnraâttes, J«vien ftit inflexible et prononça peine de mort contre quiconque n'aurait pas quitte la cité avant trois jours. Les habitants de Nisfbis furent transportés dans la ville d'Amida.

Cependant le corps de Julien suivait l'armée; Jovîen, pour enlever à Procope le commandement de ses troupe», lui ordonna de protéger le convoi qui de Nîstbis s'achemina sur Tarse, en Gilicie, ou forent déposés les restes de l'empereur défunt. Tout le règne de Jovien se borna à cette retraite désastreuse et à un édit de tolérance universelle qu'il publia. Il n'en fallut pas davantage pour achever le paganisme ; car n'était plus soutenue par l'empereur toi-même, l'ancienne religion , un moment réhabilitée, tomba pour toujours.

Après s'être arrêté six semaines à Antîoehe, Jovien se remit en route; mais une mort subite l'arrêta en Bithynie, huit mois après son élection.

§ Y. vàlentinien, en Occident,

(364— 37&) et

vàlens, en Orient.

'(364—378.) Le trêne resta vacant pendant dix jours, an bout des* quels tous les officiers se réunirent. On offrît d'abord la

VALBUITOIB* W TALENS. ffàj

tau vieux Saéluste, fui refusa «ne deuxième fins; aasuite à «m fils, pour lequel H refont également ce dangereux: hoDuewr. L'e» était incertain sur qui tomberait le ebei* de l'armée ; mais sitôt que le nom de Valenthnen fut pronencé, û fut salué unanimement pour empereur par Saliuate lui-même.

Yatentinien était né dans la province de Pannonie ; c'était un habile soldat, un homme probe, austère, mais dont la sévérité ne se renfermait pas toujours dans des limites légitimes. Le jour où H fut prése&té à l'armée, les soldats voulurent l'obliger à se choisir un collègue; montant aussitôt sur son tribunal : « Il n'y a qu'un instant , « dit-il, qu'il était encore en votre pouvoir de me laisser « dans ma condition privée ; mais puisque vous m'avez jugé • digne de l'empire, c'est à moi à veiller sur to destinées « de la république. Je sais- que je suis trop faible pour te « pesant fardeau dont vous m'avez chargé; mais le choix « d'un collègue demande de longues réflexions, et ce soin « m'appartient. » Il y avait longtemps, que les troupes Payaient entendu un pareil langage; elles reconnurent qu'elles s'étaient donné un maître. Peu de jours après, Valentfofcn proclama le collègue qu'il s'était choisi. C'était son frère Valens; il lui laissa l'Orient, et prit pour lui l'Occident. Après une réforme sévère de ^administration, Ta* kntinien partit pour résider à Milan, Talens resta à Constantinople. La révolte de Procope, ce parent de Julien, dont Jovien avait redouté les prétentions, et qui profita d'ime absence de Valens pour se faire proclamer à Gonstatttinople, ne troubla que peu d'instants la tranquillité de l'Orient; sa tête, bientôt apportée à Valens, lui annonça la fin dune révolte dangereuse, car Procope s'appuyait sur tous tes anciens amis de Julien et principalement sur les cohortes gauloises ( mai 366) .

Le règne des deux frères fut marqué par une persécution d'une espèce nouvelle. La croyance à la magie s'était fort répandue dans ces derniers temps où le paganisme mourant avait eu recours à tous les moyens pour frapper l'imagination populaire. Yalentimen et Valenspeursuivirent

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avec cruauté ce prétendu crime ; les prisons regorgèrent de captifs, et les tribunaux de Rome et d'Antioche se virent encombrés d'accusés de tout rang et de tout âge. V* lens était cruel par peur et par lâcheté/ Valentinien par une trop grande rigidité de caractère. Il se plaisait souvent à voir déchirer ses victimes par deux ours énormes qull logeait dans son palais, et auxquels il rendit la liberté de leurs forêts quand ils l'eurent méritée par leurs nombreux services.

Cependant Valentinien signala sa puissance par plusieurs édits qu'il promulgua pour défendre l'exposition des enfants, pour l'établissement dans Rome de médecins salariés par l'État, pour la discipline des écoles, enfin pour la création des défenseurs, ces nouveaux tribuns élus par le peuple des villes pour soutenir leurs intérêts. Les finances attirèrent aussi son attention ; il les administra avec soin et économie. Valens diminua même d'un quart le poids des taxes. Quant à la religion , la conduite des deux frères fut différente ; Valentinien professa une grande tolérance ; mais son frère, imbu des doctrines'ariennes , perséeuta les catholiques. La mort du vénérable Athanase fût comme le signal de la persécution. L'Egypte en fut le théâtre; sous prétexte qu'un grand nombre de citoyens fuyaient les charges municipales, et se retiraient dans les déserts de la Thébaïde , Valens ordonna au comte de l'Egypte de les tirer de leurs retraites pour les rendre à la vie active.

Les soins du gouvernement ne faisaient pas oublier à Valentinien de veiller sur les frontières de jour en jour plus menacées. Dès l'année 365 , il fut obligé de venir à Paris pour veiller sur les mouvements des Alémans qui avaient pénétré dans la Gaule. Repoussés une première fois, ils profitèrent du froid de l'hiver qui tenait les troupes dispersées pour faire une nouvelle tentative. Deux comtes furent tués, et les corps des Héruies et des Bataves perdirent même leurs drapeaux. Valentinien en prit occasion pour rappeler sévèrement ses troupes à l'ancienne discipline. Les Bataves furent dégradés , privés de leurs

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