‹ Précis d'Histoire romaineChapitre 34 sur 157 · VI. PYRRHUS. — SOUMISSION DE LA GRANDE-GRÈCE · texte numérisé non relu

VI. PYRRHUS. — SOUMISSION DE LA GRANDE-GRÈCE

Rome trouvait toujours une guerre nouvelle derrière une guerre achevée. Après la réduction de l'Italie centrale, il lui fallut entreprendre celle de la Grande-Grèce. Elle avait à se plaindre desTarentins, qui s'étaient plus d'une fois alliés aux Samnites, et qui d'ailleurs commencèrent eux-mêmes les hostilités, en courant sus à des galères romaines qui passaient un jour en vue de leur port , et en attaquant Thurii, alliée des Romains. Les ambassadeurs envoyés par Rome pour demander satisfaction furent reçus avec une insultante ironie; et un vil bouffon, Philonidès , osa même salir de son urine la robe de Postumius, le chef de l'ambassade. « Riez maintenant, s'écria «le Romain; vos ris se changeront bientôt en pleurs. Ce « sera dans votre sang que seront lavées les taches de mes « vêtements. » Les indignes descendants de Sparte ne se sentirent pas la force de soutenir seuls la lutte qui les me*

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naça& Ila.^#pelàr.ent'À,leur ae^urs Pyrrhus, l'aigle de FÉpire ', <pji en moin&.d'un au avait con^a* et perdu Ja Macédoine, eLqui aJor*„, centré àa** sa* Emisais* avec empressement cette nouvelle, occasion <de ^cmsw&'Lai Tarentins s'étaient, Haltes que, ce:p»»ee le& laisserait en paix se livrer aux plaisirs, tandis qw^lni H s'egpoMralt pour eux. aux dangers; mais il f ad Lut renoncer à «ette&Ue espérance, Pyrrhus, arrivé a^vec le&d4brisd'u&,aiBmi»etf considérable détruit par la. tempête vfît fer**apiea théâteea, îes3>ains,Jesgymnasaa, et cesser, tes. fessas. BMaptoa* H força la jeunesse à prendre les armes, et ae montra d'une sévérité inexorable peur les «nrôJewnta, * Choisissez-les « grands , disait-il à ses officiers; je me charge d* les ren- « dre braves. » Bientôt] PyrrJbu^ se mit en campagne. La première rencontre eut lieu près d'Héraelée, sur les /bords duLiris, L!année ^romaine 9 commandée par JUvimw, fit des prodiges de valeur ;et c'en était fait de Pyrrhus, a!il n'eût fait avancer ses éléphants. La vue de «es? animaux monstrueux et inconnus jeta le désordre dans les rangs romains, et bientôt la fuite Jdevint générale. Mais Pyrrhus avait perdu l'élite de ses troupes. Aussi, félicité de sa victoire, il répondit : « Encore un pareil succès, et je retourne « en Épire sans nn.soWa*. n

Cependant ce premier anaatag* lui assura les secows des Lucamens -et dea^iMîkes^ qui vinrent en grand nombre, se jpWLre à lui Avec ce rmfort M mante -sur Borne, et, afin, d'inquiéter legj derrières de lauméeTomaine, il<cheBche à faire prendre) ies amies araK Étrusques; iBôis eeux*<ti nehau@èrait>aa^ét Pyrrhus armé à *ïé* neste, à quinze lieucsjde Rome, apprenant que deux armées consulaires s'apfwchontfjpw le|œraer^ mtorarae prendre position en Gdmpanie.lil songe alors à négocier, car il eomnaenee àdo«ler- de sa fortune. «Le» Bom mains n'ont $9* €té^ainous&*r les Épi rotes; c'<estLe* «viaiHiJieuiquî a cté battn par ^Pyrrhus, » avait dit rftn

1 Les Éptrotes lai ayant donné le surnom d'aigle : « c'est par vous, *lewdit«il, que je le «aïs <tew»u. Vôb carmes ont été pour moi ««dame d* **tes r*idBi^tirfttfl<âe9é>à/uft*ol ti liant. .*.

GUERRE CONTRE PYRRHUS. . iftj

corruptible Fabricius en apprenant l'issue du coçibat d*Hëraclée; et Pyrrhus sentait bien tout ce que ce mot avait ide vrai.

II 'envoie donc àRomeleThessalien Cînéas, qui avait été disciple.de Démosthène, et par l'éloquence duquel il avait, comme il le disait, conquis plus de villes que par la force des armes. Celui-ci, au nom de son maître, offrit de rendre tous les prisonniers sans rançon , et d'aider les Romains à conquérir l'Italie, ne demandant pour cela que leur amitié et une sûreté entière pour les Tarentins. Quelques sénateurs inclinaient pour la paix ; mais le vieil Appius Claudius, que l'âge et la cécité retenaienJLiûia-des affaires, se fait porter

blesse, et dicte cette rénpnaef^BttiGnéas doit porter à son maître: « QueEjnrrhu^Lsorte sur-le-champ de l'Italie, et « qu.'ftWes^'îEÈritt^.il fass« de&^paa^km& dfrffki&rgt «iaSiMKrj»

La guerre recommença. Ch» w«ondf«oca]^attiitHkw ptès d'Asculum. L'issue en fut douteuse, et les deux armées rentrèrent chacune dans son camp. Cette bataille avait coûté àP^ntiUE^atmeineQm'ferflè â& troupes qa'2 avait amenées, d'aire , et ses plus habites capitaines. Ses alliés commençaient .à-«e-refrôidir, et il ne voyait aucun moyen de recruter .son armée; tandis que les Romains réparaient sans peine les pertes de leurs légions. II devait donc saisir avec empressement la première occasion qui s'offrirait de quitter Iltalie; elle ne tarda pas à se présenter.

Les Siciliens, harcelés, par lesTMaraertins et par les Cartkaginois, appelèrent l'aventurier épirote à leur secours. II les délivra; mais, aspirant dès lors à la conquête de l'Afriqua, il accabla tellement le .pays , que bientôt les Siciliens ou s'allièrent avec les Carthaginois, ou invoquèrent l'assistance desMamentins. Il ne voyait partout que défécation, que soulèvements, quand il reçut des lettres de&Samnites, desXucaniens, de&JBruttiens et des Tarentins, qui le conjuraient de venir les protéger. Ses lettres luifournissaient un prétexte honnête pour quitter la Sicile. Il .rçpassa donc le détroit, disant à ceux qui l'environnaient : « Mes amis,

« quel beau champ de bataille nous laissons là aux Car- « thaginois et aux Romains ! »

Les Samnites étaient dans la situation la plus fâcheuse. Défaits dans plusieurs combats parles Romains, ils avaient perdu courage. Pyrrhus essaya de réparer leurs défaites ; mais, vaincu à Bénévent par Curius Dentatus, il abandonna ses alliés et l'Italie (275), pour aller enlever la Macédoine à Antigone Gonatas, et mourir à Argos de la main d'une vieille femme. Tarente, Crotone, Locres, toute la Grande-Grèce, tombèrent bientôt au pouvoir des Romains, dont la domination dès lors s'étendit du Pô au détroit de Messine.

PREMIÈRE GUERRE PUNIQUE. — CONQUÊTES DE ROMB ET DE CAftTHAGE, DANS L'INTERVALLE DE LA PREMIÈRE A LA SECONDE GUERRE PUNIQUE.

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