IL GUERRE CONTRE BRUTUS HT CASSIUS. — PARTAGE BU MONB
Lorsque les proscriptions foites par les triumvirs pour « délivrer de leurs ennemis et accumuler de grandes somnés eurent atteint leur but, les trois tigres, las enfin de fctte horrible curée, songèrent à exécuter enfin le principal article de leur traité, la guerre contre Brutus et Casius. L'empire-romain. se trouvait partagé également entre es de» partis, car si le premier était en possession de ÏJaiteet des provinces de l'Occident , le second ;oceupaft ous les pays situés à l'Orient, et la peiséanee navale de •extus Pompée paraissait devoir leur assurer l'empire de ■ i mec Tcmte&fc tes ressources nTétaîent pas égales. La oasesskude teMacédohw, de l'Art» Mfoeure, ne pouvait amperaer celte de Filalie, leeenti^de l'empire, de PEsagne et de te Gaule, où les triumvirs pouvaient trouver bon mraarché d'excelteiits soldats. Pfo» tard, dans les réotoions de, L>empi*<x, nous verrons, tes légions d^Asie rrsque tauftuis vaincre* par celles de» fKurope occide*. lie.
Dès l'automne de Fâwiée 44 f M. Bhitus «taft parvenu s'emparer de la Mafcédome, taidis que Cassius de son &lé avait pas possession de la Syrie. Tous deux eurent 'alwrd quei<f«s ennemis à combattre. L'an 48, Brutus t prisonnier te feteed'Antoii». De son cèté, Cassius lutta ontie Bolabièfta, qui s'était emparé de l'Asie en faisant leorir te pimanuk Traboniua Le sénat l'avait déclaré inœiipiÉÉic- CweiuB iettiirt e&femté dam Laodieée, et ! força de se dranrr iamurt Les Lyeiens, les Rbodfens :OéQçétre.«vjÉmt soutenu BdabeHa : Cassius les cfeâtia xtstemmt ; Bàsaàeè Mrtatt firt imptoyafcfcment traitée. 'Asie Mineur* fat aussi oortiatate de fournir son continent à la guerre «rrite; il ftrt lourd, car Cassius exigea Hrtd'ua coup tetrftat àedouEKjumées. Cette mathcu-
34o CHAPITRE XX.
reuse Asie avait d'abord montré à ses vainqueurs tant de richesses qu'on ne croyait pouvoir jamais l'épuiser. Dans certaines villes, il fallut pour payer l'impôt mettre en vente toutes les propriétés publiques; les temples furent dépouillés; enfin on vendit comme esclaves quelques-uns des habitants. Brutus souffrait et s'indignait de ces exactions; il aurait voulu que la cause qu'il défendait triomphât sans qu'on fût obligé de recourir aux moyens violents et injustes qu'employaient les triumvirs eux-mêmes.
Lorsque les deux chefs réunirent leurs forces à Smyrne, elles se montaient à cent mille hommes , quatre-vingt mille légionnaires et vingt mille chevaux. Les triumvirs en avaient un peu plus, cent mille fantassins, mais treize mille cavaliers seulement. Lépide était resté à Rome avec le titre de consul; Octave et Antoine se chargeaient de la conduite de la guerre.
La Grèce allait être encore une fois le théâtre d'une de ces grandes luttes qui décident du sort du monde. Le passage de Brindes, en Grèce, ne s'effectua pas sans danger. | Sextus Pompée battit Octave, un autre chef harcela constamment Antoine ; mais enfin les troupes franchirent la mer. Ce fut dans les plaines de Philippes, en Macédoine, que se rencontrèrent les deux armées (42). Il y eut deux batailles. Dans la première, Cassius, voyant ses retranchements forcés par Antoine, se donna la mort; dans la seconde, Brutus, vainqueur à l'aile droite, laissa son centre se dégarnir; Octave, qui s'était prudemment tenu éloigné I pendant le fort du combat, profita de cette faute, et s'em- 1 para du camp républicain , tandis qu'Antoine prenait en quçue les ennemis. Brutus vaincu se fit donner la mort.
Après la victoire , les deux triumvirs mirent autant de différence dans leur conduite qu'ils en avaient mis durant la bataille : Antoine , content du succès, parut ne plus connaître d'ennemis ; Octave s'acharna au contraire sur les ' vaincus. Il fit traîner devant son tribunal ceux qui avaient échappé à la mort, et en condamna bon nombre à être passés par les verges. Il poussa la cruauté jusqu'à faire battre un fils contre son père. Cependant tout n'était point