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Le formolateur Helios (flg. 134) utilise des pastilles de trioxymclhylène qu'on place dans un panier de toile métallique, supporté par une

Fig. 134. — Formolateur Helios simpL>. Fig. 135. — Formolateur Helios combiné.

cheminée en tôle, à la base de laquelle est disposée une lampe à alcool. La chaleur produit la décomposition et la volatilisation des pastilles de trioxymélhylène. On doit brûler 30 pastilles de 1 g-, de Irioxyméthylène pour chaque 10 m'^ de local à désinfecter. La durée du contact doit être de sept heures. Cet appareil est passible du même reproche que le fumig-ator. Aussi l'a-t-on perfectionné, en lui adjoignant une marmite de cuivre, en forme de couronne, munie de quatre ajutages verticaux et remplie d'eau (fîg. 135). La vapeur d'eau produite renforce l'action du formol.

On peut enfin obtenir un dégagement d'aldéhyde formique en mélangeant de la paraformaldéhyde avec du chlorure de chaux ou un peroxyde, en présence de l'eau.

Sous le nom d'ALDOGÈNE, Garteret a proposé un moyen de désinfection très simple, basé sur ce fait. 11 suffit de mêler les deux sacs que

Fig. 136. — Étuve Gonin. — A, fumigator; B, coffre de ciialeur ; C, producteur de vapeur; D, serpentin ; E, étagères pour les objets à désinfecter.

contient chaque boîte, d'abord celui de chlorure de chaux, ensuite celui de paraformaldéhyde. Au moment du besoin, on ajoute de l'eau pour remplir presque totalement la boîte; une agitation de la masse avec une baguette de bois provoque en quelques instants la réaction. Un contact de sept heures est nécessaire pour obtenir la stérilisation des germes pathogènes. 11 faut 125 g. de paraformaldéhyde pour 20 m-^.

Etuve démontable Guasco.

Uautane est une poudre composée d'un mélange de paraformaldéhyde et de peroxyde de baryum qui s'emploie de la même façon.

3° Étuves à formol et à vapeur d'eau, à 75°-85°. — Ces

étuves réalisent la désinfection en profondeur, au moyen du formol, associé à la vapeur d'eau, à 75°-80".

L'étuve Gonin (fig. 1.36) est constituée par deux cuves en tôle de fer, se superposant et s'emboitant l'une dans l'autre. La cuve inférieure

Fig. 138. — Etuve Fournier à la formacéton^. — A, corps de l'étuve démontable en deux parties; E, évaporateur ; S, serpentin do chauffage; N, brûleur; G, récipient à pétrole; D, support articulé du chariot.

renferme un serpentin de circulation de chaleur, servant à chauffer l'intérieur de l'étuve. Un récipient à eau, surmontant un coffre de chaleur, chauffé par une lampe Baku, fournit la vapeur d'eau. Le formol est produit par deux « fumigators » placés à deux angles de l'appareil. Une étagère démontable reçoit les objets à désinfecter. On porte l'étuve à 85" et on la maintient à cette température, pendant deux heures. Uétiwe Guasco (fig. 137) est analogue à la précédente, plus légère et

utilise un produit, le Iriformométhylène, qui serait une solution pure d'aldéhyde formique gazeux à 32 p. 100. Il existe un modèle démontable, en aluminium qui, grâce à son faible volume et à sa commodité de transport, peut rendre des services, dans certains cas.

L'étuve Fournier (flg. 138) réalise également la désinfection en profondeur, au moyen d'un mélange gazeux de formacétone et de vapeur d'eau à TS^-SO". La durée de l'opération doit être de 2 h. 10.

Toutes ces étuves à formol et à vapeur d'eau combinés sont aussi eflicaces que les étuves à vapeur sous pression, mais l'opération dure plus longtemps (deux heures au moins, au lieu de vingt minutes). Par contre, elles ne détériorent pas, comme ces dernières, les objets en peau, en cuir, les fourrures, les livres, etc., et leur poids restreint permet de les transporter facilement et rapidement (par automobile) au loin, dans les villages contaminés et de les faire ainsi fonctionner sur place.

G. — Solutions chimiques.

. Les solutions antiseptiques pouvant servir à la désinfection sont très nombreuses. On doit rechercher surtout celles qui possèdent à la fois les qualités suivantes : action rapide et sûre, maniement facile, effet de détérioration nul des objets et coût aussi faible que possible.

Les solutions chimiques, recommandées par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France % répondent à ces indications.

1° Crésylol sodique. — Le crésylol sodique liquide ou solution alcaline concentrée de crésylol se prépare, en mélangeant à parties égales du crésylol officinal et de la soude caustique liquide. Il faut eflectuer le mélange dans un récipient en grès ou en métal. La réaction dégage beaucoup de chaleur et pourrait provoquer la rupture des récipients en verre épais. Le crésylol sodique s'emploie, sous forme de solution forte à 4 p. 100, ou de solution faible à 2 p. 100.

A tous les points de vue, la valeur de cet antiseptique est assez grande pour qu'il puisse suffire, à lui seul, à remplacer tous les autres désinfectants liquides. On doit le recommander pour la désinfection des produits de sécrétion, d'expectoration, pour les déjections, pour le lavage des planchers. Son seul inconvénient est son odeur phéniquée, qui peut empêcher son emploi dans quelques cas ~.

2" Eau de Javel. — Étendue d'eau, de façon à obtenir une solution titrant 1 degré chlorouiétrique par litre, elle peut servir pour les produits de sécrétion et d'expectoration et des déjections, pour celle des linges, vêtements, literies, par lavage ou trempage, pour celle des objets ou ustensiles, ayant servi au malade, pour celle des parois, murs, planchers, meubles, etc.

1. Instruction pour la pratique de la désinfection, adoptée par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France du 18 juillet 1007.

2. Récemment Dimitri a montré également la haute valeur désinfectante du Cresyl Jexjes.

3° Lessives chaudes. — Les lessives chaudes à la cendre de bois ou au carbonate de soude servent à la désinfection des linges, vêtements, literies, par lavage ou trempage et pour celle des objets ou ustensiles, ayant servi au malade.

4" Sulfate de cuivre. — A la dose de 50 g. par litre.

5" Chlorure de chaux. — Fraîchement préparé à 2 p. 100 (20 g. par litre"), doit être utilisé pour la désinfection des produits de sécrétion et d'expectoration et des déjections.

6" Formol en solution. — A la dose de 20 g. d'aldéhyde formique pur, dans un litre d'eau, peut servir pour les linges, vêtements, literies, pour les objets ou ustensiles, ayant servi au malade, pour la désinfection des parois, murs, planchers, meubles, etc.

7° Lait de chaux. — Fraîchement préparé à 20 p. 100', sert surtout, pour le badigeonnage des murailles, non tapissées, ([iii constitue, quand il est possible de le pratiquer, un bon moyen de désinfection.

8" Sublimé corrosif. — En solution de 1 g-, par litre d'eau, additionné de 10 g. de chlorure de sodium ou de 1 g-, d'acide tartrique ou chlorhydrique, est utilisé pour la désinfection des parois, murs, planchers, meubles, etc., pour le lavage du corps du malade, ainsi que de la figure et des mains des personnes qui le soignent ou le visitent.

Ce produit ne doit pas être employé pour la désinfection des crachats, des matières fécales et autres produits organiques.

9" Lessive de soude. — En solution aijueuse à 20 p. 100 et teintée à l'aide d'une substance colorante, elle sert à la désinfection des crachats, ceux des tuberculeux en particulier.

Pour être réellemenl efficaces, les solutions désinfectantes doivent être appliquées dans les conditions suivantes : imprégnation parfaite du milieu à désinfecter et durée de contact suffisamment prolongée. On réalise ces conditions de différentes manières :

1° Par des lavages, au moyen d'épongés, linges, serpillières, balais et brosses, qui, ajoutant, à Taction antiseptique, une action mécanique, permettent une plus grande pénétration de la solution ;

2" Par y immersion des objets ou trempage et, dans ce cas, la durée de contact doit être aussi prolongée qu'il est nécessaire.

On peut utiliser de simples lessiveuses (fig. 323) ou des appareils plus compliqués, qui réalisent la désinfection par trempage, d'une manière automatique, comme la cuve à désinfection par trempage de Geneste-Herscher.

3° Enfin on peut pulvériser les solutions chimiques à Taide

1. Pour avoir du lait de chaux actif, on prend de la chaux de bonne qualité, on la fait déliter, en l'arrosant petit à petit, avec la moitié de son poids d'eau. Quand la délitescence est etfectuce, on met la poudre dans un récipient soigneusement l)Ouché et placé dans un endroit sec. Comme 1 kg. de chaux, qui a absorbe 500 g. d'eau pour se déliter, a acquis un volume de '2 1. '200, il suflit de le délayer dans le double de son volume d'eau, soit 1 1. 400 pour avoir un lait de chaux qui soit environ à 20 p. lUO.

LA DliSlNFECTION

d'appareils spéciaux. On emploie ce moyen, surtout pour la désinfection des plafonds, murs, parquets, meubles. Les solutions ordinairement utilisées dans ce but sont celles de sublimé et de formol.

On peut se servir des pulvérisateurs employés en agriculture (lig. 139) ou d'appareils construits spécialement dans le but de la désinfection, comme celui de Geneste- Herscher.

Gomme on le voit, Flg. 139. — Pulvérisateur Vermorel.

les moyens de désinfection sont multiples; leur multiplicité se justifie par la diversité des circonstances où la désinfection est nécessaire.

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