‹ Précis d'hygiène (volume 2)Chapitre 166 sur 267 · FIÈVRES ÉRUPTIVES · texte numérisé non relu

FIÈVRES ÉRUPTIVES

La rougeole est crautant plus grave que Tindividu est [»1lis jeune; elle est presque fatalement mortelle avant un an. Plus grave en hiver (complications pulmonaires) et dans les pays froids.

La rougeole est surtout grave dans les salles communes d'hôpital (contagion de la bronchopneumonie).

7° Prophylaxie. — Elle peut se résumer en deux mots : isolement^ chaleur \ c'est-à-dire éviter le refroidissement et la contagion possible par le voisinage d'un bronchopneumonique.

a) Dans la famille. — Les rubéoliques, bien soignés dans la famille, guérissent presque toujours. // vaudrait mieux ne pas les envoyer à C hôpital. Au lit, et au chaud.

b) A Vhôpital. — Voir p. 399, la nécessité de Tisolement cellulaire, c'est-à-dire de V isolement de chaque rubéo tique dans un box ou une chambre. Vagglomération des rubéoliques dans une salle spéciale est néfaste; les épidémies secondaires causent une énorme mortalité. Ce qui est grave dans la rougeole, c'est la salle d'hôpital.

c) A r École. — Voir, p. 177, les règlements scolaires. En somme, le licenciement est presque toujours inutile, puisque tous les enfants sont contaminés, quand on fait le diagnostic du premier foyer; le premier cas, celui qui a occasionné l'épidémie, étant le plus souvent inconnu du médecin ou de l'instituteur.

d) Déclaration et désinfection. — La loi de 1902 (p. 37) impose la déclaration et la désinfection. En réalité, la désinfection est inutile, le germe de la rougeole étant très fragile et la contagion indirecte impossible après quelques heures. J'ai demandé que la désinfection pour rougeole non compliquée ne soit plus obligatoire.

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