VIII. — BOISSO NS
L’homme perd, en moyenne, par ses émonctoires (reins, peau, poumons, intestin), 2 450 grammes d’eau par jour. Lorsque cette déshydratation n’est pas compensée, elle provoque la sensation de la soif, qui, lorsqu’elle se prolonge, est plus impérieuse et plus pénible à supporter que la faim. A. Gauthier estime à 917 grammes la quantité d’eau ingérée avec la nourriture. La différence (1 530 gr.) est soldée par les boissons.
Les boissons peuvent se diviser en :
1° boissons naturelles , dont l’eau est le type (p. 404);
2° boissons artificielles , qui comprennent les liquides alcooliques et les liquides non alcooliques, des boissons exceptionnelles ou de luxe (café, thé, etc.).
a) Boissons fermentées et distillées (voir le chapitre consacré à l’ Alcoolisme) .
b) Boissons aromatiques. ■ — Les boissons dites aromatiques sont des agents stimulant le système nerveux : ce sont des aliments nervins (A. Gauthier). De cette action excitante résultent une résistance plus grande de l’organisme à la fatigue, une meilleure utilisation des réserves alimentaires et une certaine épargne à l’égard des substances protéiques dont la désassimilation est diminuée. Cette similitude des effets physiologiques tient à la présence de substances de la série xanthique, caféine, théobromine, etc.
Le café est l’infusion de la graine du caféier dans l’eau. Le café vert renferme 1 à 2 p. 100 de caféine. La torréfaction ne détruit pas la caféine, qui se retrouve dans la proportion de 1 g. 74 pour 400 grammes de café torréfié, soit 0 gr. 26 pour une tasse de café (15 gr. de café pour 80 à 100 gr. d’eau) (A. Gauthier).
L’abus du café entraîne une série d’accidents : insomnie, hallucinations, palpitations, anxiété précordiale, dyspnée, tremblement.
Le THÉ est formé par les feuilles légèrement torréfiées d’un arbuste d’origine chinoise, thea chinensis. Les thés verts sont plus parfumés, plus riches en théine, en tanin et en extraits.
La théine, principe actif du thé, se trouve dans la proportion de