IV. — PROTECTION DES VOLAILLES ET DES ŒUFS
Pour les volailles , la protection du consommateur peut être assurée par : 1° une exploitation rationnelle des animaux de basse-cour, avec éradication des maladies infectieuses (vaccination, mesures de police sanitaire et d’hygiène, etc.) et des maladies parasitaires; 2° la destruction et la reconstitution des élevages envahis par des maladies transmissibles à l’homme; 3° la surveillance de V alimentation des animaux; 4° Y inspection sévère des carcasses présentées sur les marchés et l’éducation du consommateur, qui devrait être prévenu que, lorsqu’il trouve une anomalie sur les organes de la volaille ou du gibier qui lui a été vendu, son devoir est d’en avertir immédiatement le service d’inspection des viandes pour attirer son attention et dépister les fraudes toujours possibles en cette matière.
En ce qui concerne les œufs, les mesures à prendre sont :
1° La propreté générale de la ferme. Les poules devront être dans un enclos spécial, tenu dans un état minutieux de propreté. Elles ne doivent jamais en sortir pour éviter les souillures par les fumiers, la boue, etc.
2° La surveillance sanitaire des pondeuses par un médecin-vétérinaire.
3° La surveillance du régime. La nourriture des pondeuses a une grande influence d’abord sur la valeur nutritive de l’œuf, puis sur sa stérilité au point de vue microbien. Elle doit être surtout constituée par des grains : maïs, avoine, avoine germée. On y ajoutera du son, additionné d’un peu de farine de viande et de poudre d’os. Ce régime sera complété par de la « verdure » à discrétion, en particulier sous la forme de choux fourragers. L’abondance des éléments chlorophylliens dans la nourriture augmente, dans une très forte proportion, la quantité de vitamines A du jaune.
4° Suppression du gavage carné , en vue d’augmenter la ponte et de la nourriture trop humide. Enfin, il sera indispensable d’empêcher les volailles de consommer certaines substances toxiques.
5° Les pondoirs, dont il existe d’excellents modèles, en particulier le modèle à trappe, entretenus en parfait état de propreté, permettront d’éviter la récolte d’œufs avec coquille sale.
6° On réduira le nombre des œufs contaminés en n’utilisant, comme le conseillait déjà autrefois Gayon, que les œufs non fécondés. Les auteurs américains, Pennington, Lamon, Arlsberg, Kinghome, etc., ont également insisté sur