‹ Précis d'hygièneChapitre 131 sur 447 · PROTECTION DE U ALIMENT AT J ON · texte numérisé non relu

PROTECTION DE U ALIMENT AT J ON

ques y prospéraient davantage, d’où les dangers que nous avons signalés, en particulier, en ce qui concerne la fièvre typhoïde.

En 1913, une association privée d’ostréiculture et de marchands d’huîtres parisiens avait créé un contrôle sanitaire. Cette association délivrait aux établissements surveillés un panonceau et des certificats. En 1920, ce contrôle devint officiel, mais c’est seulement à la suite du décret du 31 juillet 1923, qu’il fut rendu obligatoire.

Ce décret, suivi de la circulaire du 6 mars 1924, relative à son application, n’autorise que les seuls établissements ostréicoles reconnus salubres à expédier ou vendre directement des huîtres pour la consommation.

Quant aux établissements non reconnus salubres, ils ne peuvent expédier que pour le reparquage, pendant au moins un mois, dans un établissement reconnu salubre.

Ces dispositions s’appliquent, tant aux établissements de production, d’élevage, d’engraissement, d’affinage et d’amélioration d’huîtres qu’aux exploitations des bancs et gisements naturels, situées dans les eaux territoriales.

Le ministre de la Marine marchande établit, par arrêté, la liste des établissements salubres, après enquêtes et propositions de l’Office scientifique et technique des pêches maritimes. Cet office délivre, par délégation du ministre, un certificat à l’exploitant de tout établissement inscrit sur la liste des établissements reconnus salubres.

Les établissements sont visités périodiquement et des prélèvements sont effectués au moins une fois par mois, car le certificat de salubrité n’est accordé que temporairement et il est retiré lorsque les conditions hygiéniques sont modifiées.

L’Office des pêches centralise le personnel de surveillance et les laboratoires de contrôle. Les côtes françaises sont divisées désormais en huit régions, munies d’un laboratoire :

• Nord et Normandie : Service central de Paris; Bretagne Nord : Saint-Servan ; Bretagne Ouest : Brest; Bretagne Sud : Auray; Centre Ouest : La Rochelle; Marennes-Olèron : La Tremblade; Sud-Ouest : Arcachon; Sud-Est : Marseille.

Les frais d’organisation sont couverts par les droits que payent les ostréiculteurs pour avoir leur fiche sanitaire.

Ce décret et l’organisation de surveillance par l’Office des pêches constitue un grand progrès. Mais il ne donne encore que des résultats insuffisants.

La surveillance des exploitations des bancs et gisements naturels n’est possible qu’au ramassage. Le détroquage, l’entreposage, le transport en vrac ou dans des sacs, la vente, échappent au contrôle.

Les enquêtes et les prélèvements ne sont pas assez fréquents. Un prélèvement, une fois par mois, est insuffisant. Il peut se produire entre temps, des pollutions dont on ne pouvait pas prévoir la possibilité, lors de l’enquête précédente.

Il faudrait soumettre le personnel de ces parcs à des visites médicales périodiques, pour voir s’ils ne sont pas porteurs de germes.

Page 1