PROTECTION DE V ALIMENTATION
directeur de l’Office des pêches, à la suite d’études poursuivies depuis plusieurs années par M. Lambert, inspecteur général du contrôle ostréicole, a rédigé un projet de nouveau décret complétant celui du 31 juillet 1923.
Ce projet divise le littoral en zones salubres et insalubres avec suppression des zones suspectes; il classe les gisements naturels également en salubres et insalubres, avec interdiction de pêche dans les gisements insalubres et obligation d’une étiquette d’origine salubre; il autorise la création d’établissements d’épuration sous la surveillance de l’Office; il envisage l’extension des sanctions destinées à l’application des mesures de salubrité aux tiers, voisins des parcs et établissements, etc.
Notons, en attendant la parution de cet intéressant décret, les mesures prises par les préfets ou les maires des départements intéressés, mais dont l’application reste trop souvent, hélas, lettre morte.
La protection à la production est capitale, mais pour garder son efficacité, elle doit de toute nécessité être complétée par des mesures de protection à l’expédition, durant le transport, à la vente au consommateur.
A ce point de vue, le décret de 1923, exige un certificat d’origine salubre et le transporteur doit refuser toute expédition, non accompagnée de ce certificat. A la vente, les huîtres avariées ou corrompues sont saisies et détruites. Il en est de même des colis restés en souffrance. Sont interdites (art. 17) toutes manipulations suceptibles de rendre les huîtres insalubres (arrosage ou lavage avec de l’eau impure, rafraîchissement avec de la glace impropre à l’alimentation, ouverture des huîtres au moyen d’outils ou d’appareils malpropres, lavage des huîtres ouvertes, etc.).