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LA NATALITÉ EN FRANCE

Sauf dans la période de 1851 à 1872, où le calcul a fourni un excédent net d’émigration, dans les autres et surtout dans celles qui suivent la guerre de 1914-1918, la France se place au premier rang des pays d’immigration et l’accroissement de sa population sur notre territoire revient pour une part non négligeable aux éléments étrangers. Il y avait en France 1 132 000 étrangers en 1911 ; ils étaient 2 563 000, en 1936.

Mais il serait nécessaire d’avoir une politique rationnelle d’immigration et de naturalisation : n’admettre ni les mineurs isolés, ni les célibataires des deux sexes, âgés de plus de trente ans, ni les ménages sans enfants (il ne s’agit pas d’héberger des célibataires ou des couples stériles); faire subir aux immigrants un examen médical, physique et mental, approfondi, pour ne pas laisser s’implanter des tarés sur notre sol (voir p. 932); répartir judicieusement les immigrants sur le territoire, dans les zones les moins peuplées, en particulier, à la campagne. La naturalisation ne sera prononcée qu’au bout d’un certain nombre d’années, après accomplissement, dans des conditions à déterminer, d’obligations et rapports favorables sur leur compte.

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