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II. — LA NATALITÉ

La natalité baisse en France de façon continue et très inquiétante.

1° La natalité en France. — Pour s’en rendre compte, il suffit de se reporter au tableau de la page 11. Elle était de 923 900 dans la période de 1806-1810. Elle est descendue à 748 100 à 690 200 en 1931-1935, à 616 000 en 1937. C’est surtout depuis la période de 1896 à 1900 où la natalité était encore de 899 600, que la chute s’est accentuée. Voilà le fait dans sa brutalité.

2° La natalité dans les principaux pays d'Europe. —

La natalité diminue dans tous les pays européens. Mais la baisse a commencé à se faire sentir en France depuis le début du XIXe siècle, alors que pour les autres pays elle a été beaucoup plus tardive et moins rapide. Ce n’est que dans le dernier quart du XIXe siècle que la baisse de la natalité est devenue générale.

Voici le mouvement des naissances dans les quelques pays d’Europe de 1871 à 1937, en milliers, de nés vivants.

DÉMOGRAPHIE

PÉRIODES

Angleterre

et

Pays de Galles.

Allemagne.

Italie.

Suède.

Suisse.

Hollande.

France.

On observera que le nombre des naissances qui avait considérablement fléchi en Angleterrre, en Allemagne et en Italie, dans les années d’après-guerre, jusqu’en 1933, tend dans ces dernières années à se relever alors que chez nous la baisse continue de façon implacable. Tandis qu’en 1937, il est né 1 361 000 Allemands et 991 000 Italiens, il n’y a eu que 616 000 naissances françaises.

Le tableau de la proportion des naissances vivantes par 1 000 habitants fait ressortir le même phénomène.

PÉRIODES

Angleterre

et

Pays de Galles.

Allemagne.

Italie.

Suède.

SU

CO

CO

France.

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