V. — SÉCURITÉ
Il n’est pas jusqu’à certains problèmes de sécurité de la rue dont doive se préoccuper l’hygiéniste en raison des causes médicales qui interviennent dans les accidents.
Comme on sait, la circulation automobile est devenue intense. En 1937, il y avait en France 1 700 000 voitures de tourisme, 455 000 camions et 510 000 motocyclettes. Malgré les nombreuses mesures prises pour améliorer la viabilité, la visibilité aux points dangereux, etc., il y a eu 4 000 morts et de 50 à 70 000 blessés. Il y a actuellement plus de morts par accidents que par maladies contagieuses. Or, le facteur humain entre pour une part considérable dans l’origine de ces accidents. D’après Galant (1937), sur 100 accidents, l’être humain est en cause dans la proportion de 95 p. 100 : 53 p. 100 du fait de l’autoipobiliste, 17 p. 100 dus à l’inexpérience ou à la maladresse, 25 p. 100 dus aux autres usagers.
Il faudrait exiger des conducteurs, non seulement des garanties morales, mais aussi physiques, éliminer les alcooliques, les tarés,
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ceux dont les réflexes ne sont pas très sûrs, etc. Il serait nécessaire d’instituer un examen médical obligatoire , avant de délivrer les permis de conduire. Cette obligation générale n’existe pas encore1. En 1933, le ministre des Travaux publics a pris un décret, instituant l’examen médical seulement pour les conducteurs de « poids lourds » et de « transports en commun ». A la suite de ce décret, et du dépistage effectué, la « Compagnie de Transports en commun de la région parisienne », a vu la fréquence des accidents diminuer de 30 à 50 p. 100. L’examen médical obligatoire appliqué à tous donnerait donc des résultats très appréciables.