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PROCÉDÉS DYNAMIQUES D'ÉVACUATION

b) Constitution des égouts. — Les conduites de faible dimension, 0 m. 40 à 0 m. 60, sont circulaires, en grès vernissé, imperméables (fig. 76). Pour les dimensions supérieures, permettant le passage d’un homme (1 m. 70 sur 1 m.), on construit l’égout en béton cimenté et on lui donne une forme ovoïde (fig. 77); et dès que les dimensions le permettent, la rigole inférieure, dite cunette est dominée par une, puis deux banquettes

de circulation. Les grands collecteurs ont 5 mètres de haut et 6 mètres de large.

L’égout doit être au moins à 1 mètre et, au mieux, à 4 m. 50 sous le sol. La pente qui doit être d’autant plus forte que la conduite est plus petite, est 0 m. 05 à 0 m. 005 par mètre pour les petits; elle se réduit à 0 m. 005 pour les collecteurs.

Des déversoirs sont placés le long des égouts, pour permettre le déversement direct à la rivière des masses d’eau amenées brusquement par les pluies d’orage et qui risqueraient d’encombrer la canalisation. Il en résulte une souillure du fleuve, mais on ne pourrait l’éviter qu’en donnant aux égouts des dimensions hors de proportion avec leur rôle habituel; d’ailleurs, la dilution extrême, qui véhicule cette souillure passagère, en atténue l’importance.

Les bouches d'égout sont les orifices, placés de distance en distance, dans

la bordure des trottoirs, par lesquels les ruisseaux amènent l’eau de la rue. A Paris, la bouche d’égout se continue librement par une sorte de cheminée verticale, à laquelle fait suite un branchement très incliné, qui se raccorde à l’égout (fig. 78).

Dans les villes, où les boues des rues sont exclues de la canalisation, ce qui s’impose d’ailleurs, lorsque celle-ci n’est qu’un tuyautage de petit calibre, il est nécessaire d’organiser les bouches d’égout de manière à ne laisser passer que les liquides, en retenant la majeure partie des solides. Souvent, d’ailleurs, dans ce but, on suspend dans la cavité un panier métallique, chargé de retenir

les corps solides encombrants, ou bien, on place une grille qui laisse passer l’eau dans ses intervalles, dirige ces corps par un puisard qu’il suffit de nettoyer. Les bouches d’égout dégagent, surtout en été, des odeurs nauséabondes, qu’on cherche à empêcher, dans certains pays, par des intercepteurs hydrauliques. Un égout bien construit ne doit pas donner de mauvaises odeurs, s’il est bien alimenté d’eau à cours rapide, et s’il est bien aéré. Il est donc nécessaire de laver copieusement toute la canalisation, pour entraîner les dépôts toujours possibles.

c ) Lavage et curage des égouts. — Le lavage s’exécute ordinairement à l’aide de chasses, c’est-à-dire qu’on projette brusquement dans l’égout une masse d’eau, assez considérable pour y déterminer momentanément la production d’un flot, capable d’entraîner sur son passage les dépôts existants. Mais ces chasses n’agissent que sur un parcours limité. En outre, leur efficacité est ordinairement restreinte aux dépôts vaseux.

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