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PROCÉDÉS DYNAMIQUES D’ÉVACUATION

Dans les égouts tubulaires de faibles dimensions, on fait aussi passer, d’un regard à l’autre, une sorte d’écouvillon ou hérisson métallique qui racle et brosse à la fois les tuyautages.

Dans les grands égouts ovoïdes, qui permettent aux ouvriers une circulation facile, on utilise, pour le curage et le nettoyage, des vannes mobiles, épousant le profil de l’égout sur une certaine hauteur, et derrière laquelle l’eau se met en charge tout en passant avec force au-dessous et sur les côtés de ce barrage partiel. Dans les grands collecteurs, la vanne mobile est portée par un chariot, roulant sur les banquettes latérales (wagon-vanne) ou par un bateau (bateauvanne).

Sables et vases rassemblés par ces divers moyens doivent être extraits par les regards et amenés à la surface du sol. Cette extraction et le charroi sont une source de dépenses assez considérables.

d) Ventilation des égouts. — - L’atmosphère des égouts, si elle est quelque peu fétide, n’est pas très dangereuse, ainsi qu’en témoigne l’état sanitaire assez bon des égoutiers. Elle contient un peu moins d’oxygène et un peu plus d’acide carbonique, et quelquefois, si la ventilation est insuffisante, de l’hydrogène sulfuré et du sulfhydrate d’ammoniaque.

La ventilation ne peut être assurée qu’en mettant les égouts en libre communication avec l’atmosphère extérieure, par des orifices servant les uns, à faire pénétrer l’air dans les conduits, les autres à l’évacuer.

Mais les égouttiers sont exposés à de nombreux accidents, incendies, (écoulements d’essence, de benzine), explosions, dégagements brusques et massifs d’hydrogène sulfuré, etc. Un service de sécurité en égout a été créé dans certaines villes (Lyon etc.) et des arrêtés municipaux règlent l’écoulement à l’égout des eaux résiduaires industrielles.

Pour les infections professionnelles des égouttiers (spirochétose ictéro-hémorragique, tétanos), voir p. 540.

2° Tout=à=Végout , système séparatif. — U y a double réseau, l’un pour les eaux pluviales, et l’autre pour les eaux ménagères et les matières de vidange : ces deux canalisations sont très différentes.

Le réseau-vanne (eaux ménagères et matière de vidange), n’ayant à recevoir que 100 à 200 litres par tête et par jour, sera presque toujours constitué par des tuyaux, et on n’arrivera aux formes visitables que pour les collecteurs des très grandes villes, après un long trajet.

Le réseau pluvial comportera au contraire des canaux de dimensions comparables à celles des égouts unitaires.

Les deux réseaux, ayant des points d’aboutissement différents, pourront avoir aussi des tracés tout à fait discordants.

Dans le système séparatif, les eaux vannes n’étant plus entraînées par les eaux pluviales, leur progression soulève des difficultés :

Flotteur

a) Système Waring ou par simple gravité. — Le système appelé aussi

système de Memphis , du nom de la ville où il fut appliqué pour la première fois (1879), fonctionne sous l’influence de la pesanteur. Les tuyaux ont une pente assez forte et les matières, sous l’influence des chasses, sont rapidement entraînées. Ce système, utilisé en Amérique et en Angleterre, présente quelques inconvénients : obstructions assez fréquentes, nettoyage moins commode, fuites pouvant contaminer le sol.

Grille intérieure n 0 ,, . . ^

b) Systèmes aspirateurs. — Ces systèmes ont pour objectif de suppléer au manque de pentes dans les villes plates, en faisant le vide dans les conduites : il faut, dès lors, une usine centrale, faisant le vide, et des con-

Fig. 79. - Coupe d„ récipient de la com- duiles aussi hermétiquement étanches pagnie de salubrité, à Levallois-Perret fiue possible, pour le maintenir et le (système Berlier) (d’après Proust). propager.

Le système Liernur est le plus ancien (1867). Les matières et eaux d’évier, reçues à la cave dans un récipient, où elles séjournent vingt-quatre heures, sont déversées dans un réservoir de quartier et aspirées par le vide une ou deux fois par jour dans une usine extra muros. Le système Liernur a été appliqué en France, à Trouville. A l’étranger, citons Leyde, Dordrecht et surtout Amsterdam.

Le système Berlier effectue aussi une évacuation pneumatique. Les matières sont reçues dans un récipient réduit, placé dans la cave. Arrivées à un certain niveau, elles soulèvent un flotteur qui ouvre un clapet, lequel obturait l’orifice de sortie. Elles sont alors brusquement aspirées. Chaque jour, un appareil de chasse lave le récipient. L’installation de Levallois-Perret est la plus connue (fig. 79).

c) Systèmes par compression. - — - Ces systèmes ont également pour but de faciliter la progression des eaux vannes dans les villes plates. Pour cela, les

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