PRÉFACE DE LA CINQUIÈME PARTIE
négliger Veau 'potable et Vévacuation des eaux résiduaires devenues , depuis, j^àe quinzaine d'années , une préoccupation dominante des municipalités urbaines et rurales.
Ées'prpÿpës réalisés, en hygiène industrielle et pour la protection de l'ouvrier, n'ont pas été oubliés.
La partie consacrée à l'épidémiologie et à la prophylaxie des maladies transmissibles a été remaniée profondément, tant pour mettre au point les notions nouvelles acquises dans le mode de transmission de ces maladies que pour exposer les progrès des méthodes de prophylaxie, dont certaines, comme les vaccinations préventives, sont passées au premier plan, tandis que d'autres, telles que la désinfection, ne sont plus considérées que comme accessoires.
De nouveaux chapitres, tels que ceux consacrés aux Ictères infectieux épidémiques, aux Rickettsioses, etc., ont été ajoutés.
Enfin, l’Hygiène sociale, qui tenait une place insuffisante dans les éditions antérieures, a été développée, pour correspondre à l'importance qu'elle a prise dans ces dernières années. Non seulement les chapitres déjà existants ont été transformés, mais d'autres sont nés de préoccupations nouvelles : Lutte contre le rhumatisme, Prophylaxie mentale, Lutte contre l’hérédité morbide.
L’organisation de l’Hygiène sociale en France, de date récente, termine cette partie.
J'espère que cette nouvelle édition recevra un accueil aussi favorable que les précédentes et qu’elle contribuera efficacement à diffuser les notions d’Hygiène et à développer les applications de cette science, dont les progrès considérables, déjà acquis, ouvrent les plus belles perspectives.
A. Rochaix.
Lyon, 1939.
PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION
Ce Précis est le résumé de treize années d’enseignement de l’hygiène à la Faculté de Médecine de Lyon.
Il a été écrit surtout pour les médecins.
L’hygiène occupe, enfin, dans nos programmes, une place en rapport avec son importance. L’hygiène sera désormais enseignée, pendant les deux semestres de la cinquième année, à des élèves ayant déjà parcouru le cycle entier des connaissances médicales. C’est logique. Après avoir étudié les maladies elles-mêmes, après avoir constaté combien la thérapeutique est souvent aléatoire, le jeune praticien se rendra mieux compte de l’impérieuse nécessité de diminuer, sinon de supprimer, les maladies inévitables. Prévenir vaut mieux que guérir. J’ai donc adapté ce volume aux nécessités de la récente réforme des études médicales.
D’autre part, un nombre chaque jour plus considérable, de docteurs en médecine doivent se spécialiser en hygiène ; ce sont les futurs Inspecteurs départementaux d'hygiène , Directeurs de bureaux d'hygiène , Médecins des écoles , Médecins des épidémies , Médecins vaccinateurs , etc. ; ils trouveront ici tous les éléments de leur préparation.
Mais, ce Précis ne s’adresse pas aux seuls médecins.
L’hygiène est une science sociale; elle dépasse les limites de la médecine. La conservation de la santé publique est un problème infiniment complexe. Sa solution exige la collaboration de compétences variées. Un guide, au courant de toutes les découvertes scientifiques, des nombreuses obligations légales, adapté aux possibilités pratiques, mais, cependant, compréhensible pour tous, est donc nécessaire pour les nombreuses personnes qui ont un rôle à jouer en hygiène sociale.
J’espère que ce Précis sera utile aux Pharmaciens (l’étude de
Préface de la première édition
l’hygiène rentre d Ailleurs désormais dans leur programme universitaire^ aux Vétérinaires , aux Ingénieurs, aux Architectes, aux Maîtres déf V Enseignement primaire et secondaire, aux Membres des - Conseils départeniehtaux d’hygiène et des Commissions sanitaires, etc.
Je te déÿfè plus particulièrement aux Maires, aux Conseillers municipaux, qui ont, en France, la garde de l’hygiène. Je le dédie aux Parlementaires . Tout homme public doit être doublé d’un hygiéniste. Que la France entoure de soins jaloux le plus précieux et le plus rare de tous ses capitaux, le capital humain !
Je remercie bien vivement de leur aimable collaboration mes deux élèves et amis, le Professeur Ch. Lesieur, Directeur du bureau d’hygiène de la ville de Lyon, et mon Chef des travaux, le docteur Rochaix, chargé de cours à la Faculté. Leur concours m’a été très précieux.
Jules Courmont.
Lyon, 10 décembre 1913.
W3 ENTED