‹ Précis d'hygièneChapitre 22 sur 447 · AVENIR DE LA FRANCE · texte numérisé non relu

AVENIR DE LA FRANCE

lation, dans lequel nous sommes engagés. Il faut, par tous les moyens, augmenter notre natalité. Il est nécessaire qu’il y ait, en moyenne , au moins trois enfants par ménage. Il faut donc pratiquement qu’il y ait d’assez nombreuses familles de quatre, cinq ou six enfants, pour compenser les ménages stériles ou qui n’ont qu’un à deux enfants. Enrayer la dépopulation par une augmentation sensible de la natalité est , pour nous actuellement une question de vie ou de mort.

Signalons que par décret du 25 février 1939, le gouvernement français, justement préoccupé de notre état démographique, a créé, auprès de la présidence du Conseil un « Haut comité de la population », dont l’œuvre doit contribuer à apporter des solutions précises et cohérentes à l’ensemble des problèmes démographiques français.

1. Le 30 juillet 1939, le gouvernement français, à l’instigation de ce Haut Comité, est entré résolument dans la voie d’une politique nataliste, par la promulgation d’un ensemble de décrets-lois, constituant un véritable code de la famille. Ils comprennent des mesures d’aide à la famille (primes à la première naissance, extension et augmentation des allocations familiales, prêt au mariage et salaire différé pour la famille paysanne, diminution des impôts directs pour les familles de trois enfants et plus, avec comme compensation leur aggravation pour les célibataires et les ménages sans enfants), de protection de la famille (répression de l’avortement, surveillance des établissements d’accouchement, secret de l’accouchement, lutte contre la mortalité infantile, protection de l’enfance, de la race, etc.) Mais aucun de ces décrets-lois n’institue le vote familial, mesure dont l’efficacité serait cependant certaine.

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