‹ Précis d'hygièneChapitre 221 sur 447 · SERVICES SPÉCIAUX · texte numérisé non relu

SERVICES SPÉCIAUX

h’ héliothérapie, devenant un mode de traitement de plus en plus employé, il sera bon de prévoir des toits en terrasses où les enfants pourront être exposés aux rayons solaires.

Il serait bien de climatiser (voir p. 344), les salles d’hôpitaux d’enfants comme l’ont fait Jules Renault à l’Hôpital Saint-Louis ou Mouriquand dans sa Clinique des maladies infantiles, à Lyon, sinon toutes les salles des hôpitaux.

6° Hôpitaux marins. — Ils sont indispensables pour le traitement des enfants (scrofuleux, convalescents)....

7° Hôpitaux de convalescents. — Ils doivent être situés à la campagne, être assez vastes pour contenir tous les malades qui n’exigent plus des soins médicaux immédiats. Le coût de la journée doit être très inférieur à celui du coût de la journée d’hôpital pour malades.

8° Hôpitaux d’incurables. — Ils présentent un certain intérêt, surtout au point de vue économique. Là encore, les dépenses d’un hôpital ordinaire.

9° Hôpitaux de tuberculeux. Sanatoria. — Voir le chapitre Tuberculose.

10° Hôpitaux=baraques. — Il existe des baraques, pouvant être rapidement montées, et qui constituent des hôpitaux de fortune, fort utiles en cas de guerre ou de grande épidémie.

11 0 Services spéciaux. — Chaque spécialité exige une organisation adaptée à ses besoins. Les services de vénériens sont bien souvent complètement isolés. Seule la question de morale, étant donnée la population spéciale qui fréquente ces services, peut justifier ces mesures. Voir le chapitre Maladies vénériennes.

Des consultations pour les malades du dehors sont indispensables dans les services de spécialités. Elles peuvent être avantageusement situées dans le centre de la ville.

12° Asiles d’aliénés. — Ils exigent une organisation tout à fait spéciale et une hygiène irréprochable.

13° Hôpitaux de contagieux. — Autrefois, tous les malades étaient soignés dans des salles communes, quelle que fût l’affec-

L'HOPITAL

tion dont ils étaient atteints. Varioliques, diphtériques voisinaient avec des anémiques, des nerveux, etc. Petit à petit, on a isolé les malades les plus contagieux (variole, diphtérie, scarlatine, etc.).

Actuellement, on trouve encore, dans les salles communes, beaucoup de malades contagieux. C’est un scandale qu’il faut faire cesser! Il est indispensable qu’on isole les typhiques et les tuberculeux contagieux. On a créé çà et là (Paris, Lyon) des services de typhiques, mais sans obtenir que tout typhique y soit transporté; cependant, les cas de contagion intérieure sont fréquents. Pour les tuberculeux, voir le chapitre Tuberculose.

Si nous admettons le principe que tout contagieux doit être isolé , comment comprendre cet isolement? Que doit être un hôpital de contagieux.

La tendance générale est de créer des pavillons spéciaux pour chaque maladie : diphtérie, scarlatine, rougeole, typhoïde, etc. Nous sommes absolument opposés à cette façon de procéder , pour les raisons suivantes : 1° Quelles que soient les dimensions qu’on donnera aux pavillons, on n’empêchera pas que tel pavillon soit vide au moment où tel autre est encombré, ce qui est un non-sens. Le pavillon des rougeoles, par exemple, sera encombré de couchettes; celui des scarlatines n’aura que deux ou trois malades. On fera appel pour les premiers à un personnel supplémentaire non éduqué; le personnel des scarlatines n’aura rien à faire. 2° La mortalité est considérable à l’hôpital pour certaines maladies comme la rougeole, comme la diphtérie, comme la coqueluche, non pas en raison de la maladie elle-même, mais par les complications infectieuses , telles que la broncho-pneumonie. Des salles entières d’enfants sont décimées par la broncho-pneumonie. Dès lors, l’isolement par pavillon ne rend que peu de services aux isolés eux-mêmes. 3° Malgré la création de pavillons spéciaux, il faut un ou deux pavillons à isolement individuel, pour les cas mixtes, pour les cas à diagnostic douteux, pour les entrants; c’est le service de quarantaine.

Les pavillons spéciaux empêchent la contagion de se propager au dehors, mais ne servent pas à protéger les isolés entre eux; au contraire, ils leur sont nuisibles.

Je suis, pour ma part, un partisan résolu de l 'hôpital de contagieux à isolement individuel , de l’hôpital de contagieux tel que Va conçu V Institut Pasteur , sous la direction de L. Martin. Voici le principe : construire un hôpital ne possédant que des chambres individuelles, absolument isolées, ayant chacune leur matériel complet (lavabos,

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