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HOPITAUX DE CONTAGIEUX

baignoires, instruments, etc.). Le médecin, le personnel changent de sarraux, en entrant dans chaque chambre, se lavent les mains chaque fois, etc. On peut alors mélanger , sans inconvénient , des malades atteints d’affections diverses. Il n’y a pas contagion de chambre à chambre, pas de contagion intérieure. Donc, non seulement le malade est isolé pour la maladie qui l’a amené à l’hôpital, mais les infections secondaires , telles que la broncho-pneumonie , ne se propagent pas.

L’hygiène ne peut qu’approuver. En outre, chaque malade a plus de chance de guérir que dans le pavillon sans isolement individuel. J’ajouterai que, malgré les apparences, le système Pasteur est plus économique que l’autre, car un moins grand nombre de lits (un tiers de moins environ) est, au total, nécessaire (tous étant utilisés pour toutes les maladies); le personnel est toujours occupé en entier. Enfin, on n’a plus à s’occuper des malades à affections mixtes, des malades à diagnostic incertain; chaque entrant est placé dans une chambre, avant que le diagnostic soit envisagé; il fera toute sa maladie dans cette chambre.

L. Martin a résumé, en 1910, les résultats obtenus, pendant dix ans, dans l’hôpital Pasteur. Sur 9 677 malades hospitalisés : 593 décès, soit 6 p. 100. Pour 874 rougeoles : 29 décès (3,31 p. 100). Ce faible pourcentage des décès par rougeole est significatif. Les cas de contagion intérieure n’ont été que de 3 p. 1 000, c’est-à-dire rares. Ces chiffres sont suffisamment éloquents.

14° Lutte contre la contagion intra=hospitalière . —

Malgré le progrès considérables réalisés dans les hôpitaux, d’enfants en particulier (boxes individuels, dispositifs excellents dans les services de consultation, port de blouses, emploi de masques, etc.), la contagion continue à pénétrer dans les services d’enfants et à s’y propager.

Aussi, soit à l’étranger, soit en France, se préoccupe-t-on actuellement de prendre des mesures spéciales, pour lutter contre cette contagion intra-hospitalière qui est si redoutable. R. Debré s’est fait, en France, le champion d’une organisation qu’il a réalisée à l’hôpital Hérold, avec plein succès. Il s’est attaché un assistant spécialisé, qui a pour rôle, d’abord, de dépister et de repérer tous les cas de contagion, par une enquête auprès des malades entrants. Au problème du repérage des contaminations hospitalières, s’en ajoutent deux autres : a) tel état de réceptivité peut être décelé par une technique biologique comme la réaction de Schick ou de Dick;

L’HOPITAL

b) l’existence de semeurs ou de porteurs de germes sains. Ce service de vigilance est complété par l’immunisation des sujets réceptifs et exposés à la contagion : compléter par des injections d’anatoxine supplémentaire, l’immunité vis-à-vis de la diphtérie, en y joignant une immunisation antitétanique et éventuellement antityphoïdique et surtout procéder aux injections de divers sérums de convalescents (rougeole, coqueluche, poliomyélite, etc.).

Debré a pu ainsi réduire, de façon remarquable, les contagions intra-hospitalières. C’est un progrès sensible, dont il faut poursuivre l’extension.

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