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TB AV AIL DANS L’AIR COMPRIMÉ

durant six mois, sur 12 pêcheurs formant l’équipe d’un bateau, 4 en moyenne ont des accidents nerveux (hématomyélie, etc.), dont 2 meurent (surtout à la fin de la campagne).

Parmi les appareils de travail à Vair comprimé , l’ancienne cloche à plongeur est aujourd’hui abandonnée. On emploie surtout : les caissons ou tubes du système Triger pour le fonçage des piles de pont, la construction des quais, le forage des puits, etc.; et les scaphandres pour l’inspection et la réparation des navires, la construction des jetées, l’exploration du fond des eaux, la pêche des perles (Ceylan), des éponges (Archipel grec), du corail (Algérie, Tunisie), de l’ambre (côtes de la Baltique, etc.).

Les caissons ou tubes, inventés en 1839 par l’ingénieur français Triger, refoulent l’eau périphériquement par l’air comprimé, et permettent aux ouvriers de travailler à sec; ils ont été perfectionnés depuis ; l’appareil le plus employé est celui du système H. Hersent.

L’entrée dans l’appareil, l’enlèvement des déblais, la sortie de l’appareil exigent une grande attention, dans la manœuvre (éclusage) des portes ou des robinets (robinet spécial de Volontat) destinés à établir ou à interrompre les communications avec l’air atmosphérique ou avec l’air comprimé : le chef d’équipe est chargé de cette manœuvre.

Quant aux scaphandres , les premiers employés se composaient simplement d’un réservoir d’air comprimé en forme de casque, communiquant par un tuyau avec une pompe foulante, et évacuant l’air vicié par un robinet spécial; la différence de température ainsi produite entre la tête et le corps (plongé dans l’eau froide) était un danger : d’où la nécessité d’un revêtement permettant l’accès de l’air comprimé sur toute la surface du corps.

Le scaphandre Cabirol comprend deux parties essentielles : 1° le revêtement du corps et de la tête; 2° une pompe installée à terre ou à bord d’un bateau, et envoyant l’air respirable.

Le casque est muni de quatre glaces, une médiane circulaire, deux latérales elliptiques, une supérieure elliptique; en face de la bouche, au-dessous de la glace de face, est une soupape, robinet ou sifflet, permettant d’évacuer l’air superflu, ou de faire pénétrer l’air dans le vêtement pour permettre au plongeur de remonter rapidement à la surface; en arrière du casque se trouvent l’arrivée de la conduite d’air de la pompe et la soupape pour l’expulsion de l’air expiré. Une pèlerine métallique avec vêtement caoutchouté, hermé-

SURVEILLANCE DU TRAVAIL

tiqueinent fermée, une ceinture avec corde complètent le vêtement. Cet appareil a l’inconvénient d’être peu commode, d’exposer à des à-coups de pression, etc. Le scaphandre Buchanan-Gordon est également trop lourd et trop gros.

Dans l’appareil Bouquayrol et Denayrouse , un réservoir régulateur permet au plongeur (qui le porte sur le dos) de respirer toujours la quantité d’air nécessaire, sous une pression constante; le casque est remplacé par un pince-nez et par un ferme-bouche fixé à l’extrémité du tuyau de respiration communiquant avec le réservoir régulateur, et muni lui-même d’une soupape d’expiration. Des semelles en fonte de 8 kilogrammes assurent la stabilité au fond de l’eau.

Si le séjour dans l’eau doit être de plusieurs heures, un vêtement spécial est nécessaire, et il faut protéger les yeux. Dans ce but, Denayrouse, ajoute à son appareil un demi-masque et un vêtement caoutchouté, dans lequel l’air expiré peut être envoyé pour permettre au plongeur de monter ou de descendre à son gré. Les jambes doivent être lacées. Une pompe à air spéciale envoie aux poumons de l’air non échauffé. L’adaptation d’un microphone assure au mieux la communication avec les ouvriers surveillant le travail du dehors.

c) Prophylaxie. — Les précautions suivantes (en dehors des soins apportés au mouvement des robinets, des portes, de la pompe, etc.) sont nécessaires.

1° Choix et surveillance des ouvriers. — On saura que l’âge le plus favorable est de vingt-cinq à trente-cinq ans. On éliminera les bronchiteux, cardiaques, artérioscléreux, arthritiques, rhumatisants, goutteux, anémiques, neurasthéniques, et les convalescents. Les ouvriers choisis devront éviter tout excès, et notamment l’alcoolisme : tout homme ivre ou en période de digestion sera écarté. On instruira les ouvriers (scaphandriers surtout) des dangers qu’ils courent, des moyens d’y remédier; on commencera par les admettre à travailler sous des pressions peu élevées. La vitesse de compression doit être de quatre minutes par kilogramme (Langlois).

2° Durée du séjour dans l’air comprimé. — Elle doit être d’autant moindre que la pression est plus grande, et la période de repos doit au moins égaler celle de travail. Dans les caissons , la durée du travail n’excédera pas huit heures (2 fois quatre heures) jusqu’à quinze mètres de profondeur, six heures entre 5 et 20 mètres, quatre heures entre 20 et 30. En ce qui concerne les plongeurs, Catsa-

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