‹ Précis d'hygièneChapitre 241 sur 447 · TRAVAIL DANS VA1R COMPRIMÉ · texte numérisé non relu

TRAVAIL DANS VA1R COMPRIMÉ

ras a fixé : une heure entre 15 et 25 mètres, un quart d’heure entre 25 et 35, dix minutes entre 35 et 42, cinq minutes entre 42 et 47, trois minutes entre 46 et 50, une minute entre 50 et 54, à cause de la toxicité que présente pour le sang l’oxygène (P. Bert), sous l’influence de l’excès de tension à partir de cinq atmosphères, ce qui conduit à refouler de l’air pauvre en O, et à maintenir la tension de l’O aux environs de quarante, dans ces conditions, et à renouveler l’air des tubes, pour éviter l’accumulation de GO2 et CO. Pour éviter les petits accidents de compression (tympan), fermer la bouche en pinçant le nez et souffler fortement, ou bien faire plusieurs déglutitions.

3° Réglage de la décompression. — Elle doit être lente, uniforme, graduellement diminuée avec le nombre d’atmosphères : dix minutes par kilogramme au-dessous de 2 kilogrammes, quinze minutes entre 2 et 3 kilogrammes, vingt minutes au-dessus de 3. Les scaphandriers peuvent descendre aussi vite que la pression le permet, mais remonter d’environ 9 mètres par minute et s’arrêter à chaque halte sans cesser les mouvements des bras et des jambes. En somme la sortie doit être d’autant plus lente que la profondeur atteinte a été plus grande. En général, les ouvriers impatients de sortir décompriment trop vite.

4° Soins à donner à la sortie. — Ils sont très importants (sortie du sas pour les tubistes, retour à la surface pour les scaphandriers). Il faut éviter toute cause extérieure de refroidissement immédiat (frissons), et pour cela disposer de chambres ou étuves chauffées (électriquement) pour le changement de vêtements, de couvertures de laine, de gants de crin pour frictions sèches, de boissons stimulantes, de bains de vapeur au besoin, car il faut surtout activer la circulation périphérique. En cas d’accidents graves (les inhalations d’oxygène paraissent peu logiques en dehors de l’asphyxie), il faut, d’après P. Bert, recomprimer immédiatement une atmosphère pauvre en oxygène : il faut donc disposer d’une étuve de recompression pour les travaux au-dessus de 2 kilogrammes ; avoir une chambre de repos sur le chantier et le casernement des ouvriers à proximité du chantier pour les travaux sous pression supérieure à 2 kilogrammes (Langlois).

d) Législation. — Le décret du 1er octobre 1913 , modifié par le décret du 26 novembre 1934, rend obligatoires les diverses prescriptions que nous venons d’exposer.

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