LE GRISOU
La prophylaxie du coup de grisou consiste surtout à ventiler et lutter contre les poussières (coup de mine). Des foyers d’aérage, des ventilateurs mécaniques (cloches hydrauliques, machines à pistons) permettent de suppléer à l’insuffisance de l’aération naturelle; le cheminement parallèle d’un courant d’air et d’un courant de grisou doit être soigneusement évité. L’emploi de matières agglutinantes ou hygroscopiques (Belgique) empêche en partie la formation de poussières; l’arrosage (Westphalie) a l’inconvénient de favoriser la pullulation de l’ankylostome.
Les ouvriers doivent avoir à leur disposition des lampes Davy perfectionnées (Comhres, Museleer, Marsant, Wolfï,
(fig. 116), Fumât, Cotte, des appareils respirateurs (voir p. 507) permettant les travaux de sauvetage, et connaître le traitement de l’asphyxie. Ils doivent connaître aussi les signes de la présence du grisou (élargissement de la flamme de la lampe); des appareils révélateurs, tels que le
grisoumètre de Gréhant, sont basés sur l’incandescence d’un fil de platine traversé par un courant électrique.
Les lampes de sûreté les plus employées (dans le Pas-de-Calais), sont les lampes Wolf à benzine (85 p. 100), les lampes Fumât à benzine ou à l’huile et les lampes Marsant à l’huile (12 p. 100), et les lampes électriques Cotte (3 p. 100).
Fig. 116. — Mineur avec la lampe de sûreté Wolf (Cliché Quentin, Arras).
3° Législation . — Depuis le décret du 21 juin 1936 (art. 8, livre II, C. T) et celui du 25 septembre 1936, la durée du travail dans les mines souterraines ne peut excéder trente-huit heures quarante
TRAVAIL DANS LES MINES
minutes par semaine et sept heures quarante-cinq minutes par jour, sauf certaines dérogations. Les filles et les femmes ne peuvent être employées aux travaux souterrains des mines, minières et carrières (art. 55, livre II G. T). Un certain nombre d’autres dispositions concernant le travail dans les mines sont contenues dans les articles 21, 27? 77 du livre II du G. T.