‹ Précis d'hygièneChapitre 254 sur 447 · V. — S U L F O C A R B O N I S M E PROFESSIONNEL · texte numérisé non relu

V. — S U L F O C A R B O N I S M E PROFESSIONNEL

Le sulfure de carbone est toxique (Delpech, 1856), mais surtout par ses impuretés (Dujardin-Beaumetz) : H2Z, H4C. L’ivresse sulfocarbonique mise à part, l’intoxication est surtout chronique, et se traduit par des symptômes nerveux souvent hystériformes (Charcot); parésies, troubles sensitifs et oculaires, troubles psychiques (Marandon de Montyel) et génitaux, troubles locaux (mélanodermie, conjonctivite); après une période d’excitation, la dépression domine (Layet). On ne connaît pas de cas mortel.

1° Étiologie et pathogénie. — Le sulfocarbonisme est surtout observé chez les ouvriers fabriquant le CS2, ou vulcanisant le caoutchouc (ouvriers travaillant à domicile), etc. L’amblyopie grave, par névrite rétro-bulbaire, souvent attribuée au CS2, devrait être parfois mise sur le compte de Y alcoolisme concomitant (Haas et Heim).

2° Prophylaxie. — Choix et surveillance des ouvriers (éviction des alcooliques et névropathes). Aération de l’atelier. Hygiène générale. Employer CS2 aussi peu que possible : on le remplace par un produit moins toxique (mélange de soufre et de chaux pour vulcaniser le caoutchouc). Circulation en vase clos.

INTOXICATIONS PROFESSIONNELLES

3° Législation. — Pour les gaz lourds, tels que vapeurs de mercure, de sulfure de carbone, la ventilation aura lieu per descensum : les tables ou appareils de travail seront mis en communication directe avec le ventilateur. (Art. 6 du décret du 10 juillet 1913.)

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