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L’AGENT VIRULENT

d’abord lentement dans le corps d’un animal, puis il s’y adapte et après quelques passages, il s’y développe d’emblée beaucoup plus vite. Cette adaptation est la base de la méthode des passages pour renforcer la virulence des cultures microbiennes. Un saprophyte peut être transformé ainsi en microbe pathogène.

De plus, un microbe peut s’adapter à un mode d’infection déterminé ou à un organe (un microbe provenant d’une méningite ou d’une endocardite reproduira chez l’homme une méningite, ou une endocardite, etc.). On a ainsi l’explication de faits de contagions en apparence paradoxaux, de certaines infections à microbes dits non spécifiques, telles que les broncho-pneumonies, les angines, les otites, etc.

La mobilité peut être un facteur de virulence, bien mis en évidence par Gilbert et Fournier, en permettant aux microbes de se déplacer, d’envahir les organes contigus, de remonter dans les canaux et les cavités.

Les associations microbiennes , ou sont nécessaires pour que l’infection se réalise, comme dans le tétanos (Vaillard et Vincent), ou aggravent l’infection (strepto-diphtérie, etc.).

La vitesse de reproduction des germes au sein de l’organisme, produit la multiplication de l’effet nocif.

La production d’enveloppes protectrices est une réaction de défense du microbe pour se garantir contre les phagocytes et les propriétés microbicides des humeurs (bacille de Koch chez le spermophile et la gerbille, bactéridie charbonneuse chez le lézard, pneumocoque chez l’homme et certains animaux, etc.).

Le pouvoir toxigène des bactéries est essentiel, qu’il s’agisse de la production d’exo- ou d’endotoxines. Les microbes qui perdent leur pouvoir toxigène perdent leur aptitude pathogène. En dernière analyse, une infection est une intoxication.

Enfin, la fréquence de la pénétration des microbes dans l’organisme, joue, dans beaucoup de cas, un rôle nécessaire. Comme l’ont établi expérimentalement Calmette et Guérin pour la tuberculose, de petites doses répétées de bacilles tuberculeux finissent par infecter définitivement un organisme, alors qu’une inoculation, unique, de moyenne intensité, produit une infection, qui guérit presque toujours.

2° Champignons. — Ces agents produisent le plus souvent des lésions locales, plus que des infections véritables. Mais les progrès

ÉTIOLOGIE GÉNÉRALE

conjugués de la bactériologie et de la parasitologie ont montré qu’il n’y a pas de délimitation bien nette entre microbes et champignons. Beaucoup de microbes ne sont en réalité que des champignons.

3° Protozoaires. — Ces animaux unicellulaires jouent un rôle important, surtout dans les maladies contagieuses des pays chauds (agents du paludisme, de la maladie du sommeil, de l’amibiase, de la spirochétose ictéro-hémorragique, des fièvres récurrentes, etc.). Beaucoup se propagent par des insectes ou des acariens.

4° Grands parasites. — Ils sont représentés surtout par les vers, qui occasionnent parfois de graves maladies (ankylostomose, filarioses, bilharziose, etc.).

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