‹ Précis d'hygièneChapitre 270 sur 447 · SL — VOIES DE PÉNÉTRATION DANS L’ORGANISME · texte numérisé non relu

SL — VOIES DE PÉNÉTRATION DANS L’ORGANISME

Tous les points accessibles de l’organisme peuvent servir de voies de pénétration aux agents virulents.

1° Peau. — Elle est une porte d’entrée fréquente, bien mise en lumière par de nombreux travaux. Elle est recouverte de micro-organismes qui sont assez profondément incrustés dans la couche cornée et même dans le derme. Il y a là une flore abondante d’assiégeants, qui pénètrent plus avant, dès que les circonstances sont favorables. On y trouve de nombreux pathogènes : streptocoque de l’érysipèle, staphylocoques (folliculites, furoncles, anthrax, impétigos, etc), entérocoque, bacille de Hansen (Marcano et Würtz, Gougerot, etc., ont insisté sur l’existence, au début de l’infection lépreuse, d’une lésion tégumentaire unique, qui serait un véritable chancre lépreux, analogue au chancre syphilitique), bacille de la tuberculose, etc.

Il n’est pas nécessaire que la peau soit lésée (coupures, piqûres, excoriations, etc.) pour que la pénétration de l’agent pathogène se produise. La peau, en apparence intacte se laisse pénétrer par les microbes et les parasites.

Garré a déterminé sur son bras la formation d’un anthrax en se frottant simplement avec une culture pure de staphylocoque d'ostéomyélite. Jules Courmont et Lesieur ont réalisé la tuberculose trans-

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